- il y a 10 heures
François Hollande, ancien président de la République et député PS de Corrèze, était l'invité du Face à Face sur BFMTV et RMC ce mercredi 18 février.
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00:00Il est 8h28 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour François Hollande.
00:04Bonjour.
00:04Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin.
00:06Vous êtes l'ancien président de la République, député socialiste de la Corrèze,
00:10neuf personnes interpellées, quatre soupçonnées d'avoir porté des coups mortels à Quentin de Ranck
00:16et l'un d'eux est l'assistant parlementaire, c'est-à-dire le plus proche collaborateur,
00:20du député de la France Insoumise, Raphaël Arnaud, il s'appelle Jacques-Eli Favreau.
00:24Donc, sommes-nous à un moment de bascule pour vous ou à un moment politique majeur ?
00:32Nous sommes devant d'abord un drame, la mort d'un jeune homme de 23 ans,
00:37dont on ne pouvait pas forcément partager les idées, mais qui ne devait pas mourir pour ses idées.
00:45Et puis on est devant une épreuve qui est une épreuve nationale.
00:49Peut-on encore admettre que la violence politique dans une démocratie comme la nôtre,
00:55qui dégénère d'ailleurs en violence physique, puisse s'installer ?
00:58La réponse doit être ferme.
01:00Non, il n'est pas possible que dans la République, il puisse y avoir des combats de rue
01:05qui dégénèrent et un mort, ce n'est pas le premier, souhaitons que ce soit le dernier,
01:10avec des affrontements d'une violence inouïe.
01:14Donc c'est la France qui est d'une certaine façon interpellée.
01:16Nous devons être fermes et arrêter cette spirale de violence,
01:22verbale le plus souvent, qui dégénère dans la violence parlementaire, politique,
01:28et puis ensuite qui peut se retrouver dans la rue.
01:31Y a-t-il une responsabilité morale, politique, directe, indirecte de la France insoumise à vos yeux ?
01:37Là, il y a une double responsabilité de la France insoumise.
01:41La première responsabilité depuis des mois, c'est d'entretenir, pas le seul,
01:47mais Jean-Luc Mélenchon et ses amis l'ont fait avec un systématisme qui mérite d'être contesté et condamné,
01:56une espèce de brutalité dans l'expression, de dénonciation permanente, de mise en accusation,
02:02d'outrance, de formule verbale qui blesse.
02:07Alors je dis, ils ne sont pas les seuls.
02:09À l'extrême droite, on a aussi ce type de provocation.
02:13Mais là, il s'agit d'une volonté de faire qu'il n'y ait plus qu'entre l'extrême
02:18droite
02:19et cette gauche radicale ou cette extrême gauche,
02:22qu'il n'y ait plus rien, que le débat soit focalisé entre ces formes de brutalité.
02:28La deuxième responsabilité, c'est d'avoir accepté, pour un parti supposé dans l'arc républicain,
02:36d'avoir accepté d'avoir un lien avec un groupe, en l'occurrence la Jeune Garde,
02:42qui fait du combat physique son but et sa méthode.
02:48Ça, c'était généralement ce qui existait dans les partis extrémistes,
02:52où il y avait cette volonté, puisqu'on ne participait pas aux élections,
02:58ou en tout cas qu'on les contestait, d'aller chercher dans la rue,
03:02ce que l'on n'obtenait pas dans les urnes.
03:04Et là, c'est ce qu'a fait LFI, le Rassemblement National, dans d'autres époques.
03:09Vous alliez dire le Rassemblement National ?
03:10Oui, dans d'autres époques.
03:11Mais le Rassemblement National, depuis quelques mois...
03:13Ce sont les méthodes du Front National, aujourd'hui, pour LFI, dans votre lapsus.
03:16Oui, mais le Rassemblement National, qui s'est essayé à la banalisation,
03:20qui a essayé de se distinguer, alors que LFI a été, avec la Jeune Garde,
03:25dans un processus qui était de rechercher éventuellement l'affrontement.
03:30Aller choisir Raphaël Arnaud, cofondateur de la Jeune Garde,
03:34lui-même déjà condamné pour violence,
03:37et lui donner l'investiture, la même que vous.
03:41Pardon, mais il y a quand même une question qui va se poser,
03:45qui est la question de l'Alliance.
03:46Oui, j'y viendrai.
03:48Mais là, en l'occurrence...
03:49La même étiquette ?
03:50Pour l'investiture, il a eu l'étiquette de LFI,
03:53il n'a pas eu le soutien du Parti Socialiste,
03:56qui a présenté un candidat contre lui.
03:57Donc les choses...
03:58Vous estimez, de ce point de vue-là, que le Parti Socialiste a été au rendez-vous ?
04:02De ce point de vue-là, il a eu raison,
04:03il n'était pas question de pouvoir soutenir un candidat
04:06qui avait eu, d'abord, une condamnation,
04:09qui était fichée, et qui avait comme but l'affrontement physique,
04:14comme moyen politique.
04:15On reviendra sur la question des alliances,
04:16mais ce que vous dites, c'est qu'il y a une responsabilité.
04:19Est-ce que Raphaël Arnaud peut continuer à siéger pour vous à l'Assemblée nationale ?
04:24S'il est établi, et c'est la justice qui aura à le dire,
04:28et sans doute assez rapidement,
04:31que un ou plusieurs même de ses collaborateurs sont mis en cause,
04:36il devrait en tirer toutes les conséquences.
04:38Quand vous dites un ou plusieurs, vous évoquez sans doute le fait qu'il semble
04:42que parmi les personnes qui sont donc en garde à vue depuis hier,
04:46il y ait non seulement, et ça s'est avéré,
04:49l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud,
04:51mais également, probablement, l'un de ses anciens stagiaires,
04:55c'est ce qui est évoqué.
04:57Quand vous dites en tirer les conséquences,
05:00est-ce que ça veut dire que c'est Raphaël Arnaud lui-même
05:01qui doit prendre la responsabilité de se mettre en retrait,
05:05voire même de démissionner, ou est-ce que c'est à la France Insoumise
05:07de dire, on lui demande de ne plus siéger ?
05:10Cette procédure avait déjà été faite pour Adrien Quatennens,
05:14qui avait été suspendu, Adrien Quatennens, député LFI.
05:17Moi, je ne suis pas dans le débat de LFI,
05:22ça c'est l'affaire de ses dirigeants,
05:24je crois suffisamment grave, sur le plan institutionnel,
05:28quand un député a un collaborateur
05:31qui lui-même est partie prenante,
05:34nous verrons à quel niveau du lynchage,
05:37que sur le plan personnel même,
05:40il en tire les conséquences.
05:43Enfin, son parti politique peut aussi l'y inciter,
05:46mais il y a une responsabilité personnelle.
05:49Pour l'instant, on n'est pas du tout dans le mea culpa.
05:52Pas du tout.
05:53Jean-Luc Mélenchon, hier soir,
05:56refuse les accusations,
05:58notamment de la part de Sébastien Lecornu,
06:00qui a demandé à la présidente du groupe LFI
06:03de faire, je cite, le ménage dans ses rangs.
06:06Jean-Luc Mélenchon dit hier soir,
06:07nous n'acceptons pas les leçons que nous donne le Premier ministre,
06:10qui visiblement a pété un câble cet après-midi.
06:12Mais ça, ça fait partie justement de cette méthode,
06:15de cette stratégie d'aller jusqu'à la radicalité,
06:18de dénoncer, d'accuser.
06:20Et d'ailleurs, à l'Assemblée nationale,
06:23d'autres groupes politiques se sont laissés aller.
06:26Je pense qu'il y a un moment, c'est peut-être aussi...
06:28Vous appelez à une forme de sursaut moral.
06:29Oui, c'est peut-être aussi mon rôle,
06:31comme ancien président.
06:33Il y a une nécessité de mettre un terme à la violence.
06:37Et d'aller vers, non pas l'oubli,
06:40non pas l'indifférence,
06:41non pas le pardon, rien n'est pardonnable.
06:44Mais d'aller vers l'apaisement.
06:46Nous avons besoin d'une démocratie
06:48qui puisse fonctionner.
06:50Avec des clivages, avec des oppositions,
06:53avec des contradictions.
06:54Et je le dirais d'autant plus
06:55que nous sommes dans un environnement international
06:57qui est lui-même brutal,
06:59qui est violent,
07:00et où on veut mettre en cause,
07:02je parle notamment de ce qui vient des Etats-Unis,
07:04et pas seulement des Etats-Unis,
07:05on veut mettre en cause la démocratie.
07:07La démocratie, c'est notre bien commun.
07:09Donc le rôle des partis politiques,
07:11aujourd'hui, et des personnalités,
07:13c'est d'assurer que la démocratie va être préservée.
07:16Et à partir de là, oui,
07:19LFI, par les déclarations encore
07:21de Jean-Luc Mélenchon hier,
07:23contribue à envenimer les choses,
07:26répondant à d'autres
07:27qui ont également été au-delà
07:30de ce que les mots devaient,
07:31à mon avis, valoir.
07:32Vous parlez éventuellement même
07:34des membres du gouvernement
07:35qui ont considéré ?
07:36Ou alors vous pensez à Jordan Bardella
07:38qui dit qu'LFI a du sang sur les mains ?
07:40Par exemple, il n'a pas été le seul à le dire.
07:41Je pense qu'il faut, là aussi,
07:44laisser la justice travailler.
07:45Et même s'il y a là une responsabilité,
07:48je l'ai citée,
07:49elle est morale,
07:51elle est politique.
07:52Mais attention de ne pas laisser penser
07:54qu'il y aurait là des éléments criminels
07:57qui pourraient toucher une formation politique.
07:59Donc il est très important
08:00de mesurer les mots,
08:02mais aussi d'être ferme.
08:04Ce que je veux dire par là,
08:05c'est que la justice devra aller jusqu'au bout
08:06pour aller vers les condamnations
08:09qui sont nécessaires.
08:10Il faut être ferme
08:11quand il y a des groupes
08:12qui se mettent dans la rue
08:13et font des combats physiques.
08:15Ces groupes doivent être dissous.
08:17On sait bien que ça ne répond pas
08:18tout à fait à la question
08:19parce qu'ils se reconstituent.
08:21Et les individus doivent être poursuivis
08:23parce qu'ils sont dangereux.
08:25Ils sont dangereux, dites-vous.
08:27Vous avez évoqué la question
08:28de l'arc républicain.
08:29Et je crois avoir entendu
08:30lorsque vous avez dit
08:32LFI, membre ou supposé membre
08:34de l'arc républicain.
08:35Est-ce que ça veut dire que ce matin,
08:36François Hollande, vous dites
08:37que LFI n'est plus membre
08:38de l'arc républicain ?
08:39Non, je pense que LFI
08:40doit faire la démonstration
08:41qu'il se situe dans l'arc républicain.
08:43Pas le seul d'ailleurs
08:44à en faire la démonstration.
08:47Mais qu'est-ce que ça veut dire
08:48se situer dans l'arc républicain ?
08:50Ça veut dire accepter
08:51les règles de la démocratie.
08:53Et que les partis politiques
08:54ne doivent pas entretenir
08:55en leur sein
08:57des groupes
08:58qui ont
09:01une méthode
09:02qui consiste à faire
09:03des combats de rue.
09:05Les services d'ordre sont nécessaires,
09:07mais pas à faire
09:08des actions physiques.
09:09Donc le lien
09:10entre
09:12LFI
09:13et ce qu'a été
09:14la jeune garde
09:15puisque c'est un mouvement
09:16dissous,
09:17ce lien-là doit être rompu
09:18entièrement.
09:19S'il ne l'est pas,
09:21LFI
09:21portera une autre responsabilité.
09:23Mes confrères de Quotidien
09:24ont fait la démonstration
09:25dans leur émission
09:26hier soir
09:27que la jeune garde
09:28tenait encore un stand
09:29cet été
09:30après sa dissolution
09:31aux universités d'été
09:33de LFI.
09:33Alors officiellement,
09:34c'était un stand
09:34de soutien
09:35à la jeune garde
09:36pour contourner la loi
09:37puisqu'ils étaient
09:38officiellement dissous.
09:39Le lien,
09:40il était encore là
09:41il y a quelques semaines.
09:41Ce lien doit être rompu
09:43et s'il ne l'est pas,
09:46nous aurons aussi
09:47à en tirer les conséquences.
09:48Est-ce que vous diriez
09:49toujours
09:49tout sauf le RN ?
09:51Ce que je dirais,
09:52c'est qu'il ne peut pas
09:53y avoir
09:54pour les élections
09:55qui viennent.
09:56Quels sont les scrutins
09:57qui arrivent ?
09:57Scrutins municipaux,
10:00une élection présidentielle.
10:01Pour les scrutins municipaux,
10:04il ne peut pas y avoir,
10:07au premier tour,
10:08c'est déjà établi,
10:09au deuxième tour,
10:10il ne peut pas y avoir
10:11d'alliance
10:12entre les socialistes
10:14ou les formations
10:15de la gauche réformiste
10:17et LFI.
10:19C'est clair.
10:19Pour le scrutin présidentiel,
10:21tout doit être fait
10:22pour que,
10:24dans ce qui va être
10:26la grande confrontation
10:27électorale,
10:28la gauche réformiste
10:30soit là au rendez-vous
10:32et présente
10:33au deuxième tour
10:34de l'élection présidentielle.
10:35Et Jean-Luc Mélenchon
10:36n'y a pas sa place.
10:37Vous n'avez pas répondu
10:38à ma question ?
10:39Si, je vous réponds
10:39à votre question.
10:39Non, est-ce qu'au deuxième tour,
10:41vous diriez toujours,
10:42et pour les élections présidentielles,
10:44tout sauf le RN ?
10:45Mais au deuxième tour,
10:47il n'y aura pas
10:48Jean-Luc Mélenchon
10:49présent à l'élection.
10:50J'en prends ici
10:51à la fois la promesse,
10:53l'engagement
10:54et le pari.
10:55Vous ferez comment ?
10:56Je ferai tout
10:57et je ferai tout d'abord.
10:59Non pas pour empêcher,
11:00il ne s'agit pas d'empêcher,
11:01il s'agit d'offrir
11:02une solution
11:03pour le pays
11:04et pour la gauche française
11:06qui puisse permettre
11:07d'avoir
11:07une élection présidentielle
11:10qui soit,
11:10si l'extrême droite
11:11est présente,
11:12entre l'extrême droite
11:13et la gauche réformiste.
11:14Alors que vous-même
11:14aviez déjà souvent
11:16été l'objet d'injures
11:18de la part de Jean-Luc Mélenchon,
11:19lors des dernières législatives,
11:21vous avez été candidat
11:22du nouveau Front populaire.
11:23Vous aviez dit
11:24ce qui est essentiel,
11:26c'est que l'Union
11:26ait pu se faire.
11:28Est-ce que vous le regrettez ?
11:29Non.
11:29À cette période-là,
11:31il y a eu une dissolution,
11:32menace de l'extrême droite
11:33qui pouvait être majoritaire,
11:34il fallait faire un barrage.
11:36Ce barrage a été établi
11:37à partir d'une ligne
11:38qui était le refus
11:39de la brutalisation politique.
11:41Elle est fille
11:41à manquer
11:42à cette ligne,
11:43à manquer ensuite
11:44à ses engagements,
11:46s'est retrouvée
11:47dans une posture
11:48négative
11:49à l'Assemblée nationale,
11:50à accuser d'ailleurs
11:51les socialistes
11:53de ne pas avoir censuré
11:54le gouvernement.
11:55Eh bien,
11:56je considère que la relation
11:57avec LFI
11:57est terminée.
11:58La relation avec LFI
12:00est rompue.
12:01Pour ce qui me concerne,
12:02elle est rompue.
12:03Pour ce qui vous concerne,
12:04la question,
12:05c'est aussi les alliances.
12:06Pardon de tirer ce fil
12:07jusqu'au bout,
12:07mais entre vous
12:08et LFI,
12:09il y a Europe Écologie-Les Verts.
12:11Est-ce que Europe Écologie-Les Verts,
12:12qui ne rompt pas,
12:13en tout cas pour l'heure,
12:15avec LFI,
12:16peut continuer
12:16à être un partenaire
12:17avec vous ?
12:18C'est aux écologistes
12:20d'être clairs.
12:21Les écologistes
12:22font partie de la gauche
12:24et ont vocation
12:25à pouvoir participer
12:27à des alliances
12:27avec nous
12:28aux élections municipales.
12:29Pour l'élection présidentielle,
12:31j'y reviens.
12:32Je considère
12:33que la candidature
12:34qui doit venir
12:35pour la gauche réformiste
12:36n'est pas celle
12:37de la primaire
12:38avec les écologistes.
12:39Est-ce clair ?
12:40Il n'est pas question
12:41d'une primaire
12:43entre le Parti Socialiste
12:44et Europe Écologie.
12:46Moi, je n'engage pas
12:46le Parti Socialiste.
12:47Cette primaire
12:48n'est-à-dire que le Parti Socialiste,
12:49Olivier Faure,
12:50en tout cas,
12:51on ne sait pas
12:52si c'était au nom
12:52du Parti Socialiste
12:53ou en son nom propre,
12:54a lancé effectivement
12:56ce projet de primaire
12:58qui doit avoir lieu
12:59d'après lui
12:59avec même une date
13:00qui est le 11 octobre.
13:01Pour vous,
13:02il n'en est pas question ?
13:03Oui, là,
13:03je m'exprime
13:04à titre personnel,
13:05mais je crois
13:07avec une certaine audience
13:08dans le Parti Socialiste
13:09et au-delà
13:10du Parti Socialiste,
13:11il ne peut pas être question
13:11de participer à une primaire.
13:13Non pas parce qu'il y aurait
13:14les écologistes,
13:14mais parce que cette ligne-là
13:16n'est pas celle
13:17qui peut permettre
13:18de gagner
13:19l'élection présidentielle.
13:20Vous réfléchissez
13:21à une candidature ?
13:22Je ne parle pas
13:23de ma candidature,
13:23je parle de...
13:24Non, mais vous-même,
13:25dans ce moment,
13:26vous l'avez dit,
13:26de chaos,
13:27est-ce que vous réfléchissez
13:28à une candidature ?
13:29Il n'y a pas
13:30de stratégie personnelle.
13:31Il faut créer
13:32un mouvement collectif.
13:34Et si j'ai un appel
13:35à lancer,
13:35c'est que
13:36il y a tous ceux
13:37qui justement
13:37se reconnaissent
13:39dans ce que peut-être
13:40une gauche réformiste
13:41qui va largement
13:44au-delà
13:44du Parti Socialiste,
13:45eh bien,
13:46doivent se rassembler,
13:47se réunir
13:48et choisir
13:48leur candidat.
13:49Je ne vous ai pas demandé
13:50si vous étiez candidat.
13:51Je vous ai dit,
13:51est-ce que vous y réfléchissez ?
13:53Je réfléchis
13:53à cette méthode-là,
13:55je réfléchis
13:56à ce rassemblement-là,
13:57c'est la condition
13:58de toute candidature victorieuse.
14:00Si Europe Écologie-Les Verts
14:01rond
14:03clairement
14:04avec LFI,
14:05alors est-ce qu'une alliance
14:05avec Europe Écologie-Les Verts
14:07serait possible ?
14:08Leur rapport avec LFI,
14:09c'est un élément,
14:11c'est le rapport
14:12sur une ligne politique.
14:14Il y a des alliances
14:15qui sont au plan local
14:16tout à fait possibles,
14:17elles sont nombreuses d'ailleurs,
14:19avec les écologistes,
14:20parce qu'il y a un programme
14:21qui est commun.
14:21Aujourd'hui,
14:22il ne peut pas y avoir
14:23un programme
14:24pour un candidat
14:25à la présidentielle
14:26qui soit commun
14:26dans le cadre
14:27de cette primaire
14:28avec les écologistes
14:29et les anciens et les filles.
14:30Je vous repose la question
14:31parce que s'il y a
14:32un deuxième tour,
14:33vous dites
14:33il n'y aura pas
14:34la France Insoumise
14:36au deuxième tour.
14:37Mais c'est une question
14:38très fondamentale aujourd'hui
14:39de savoir si
14:40ce qu'hier vous condamniez,
14:42c'est-à-dire le nini
14:43de certains,
14:44vous apparaît aujourd'hui
14:46comme une option envisageable.
14:47C'est-à-dire,
14:48est-ce que LFI
14:50contre RN
14:51ou est-ce que
14:52ni l'un ni l'autre ?
14:53Mais ça ne se produira pas,
14:55c'est ça qu'il faut
14:55essayer de comprendre.
14:56C'est que c'est ce que
14:58Mélenchon veut installer,
14:59veut installer
15:00le seul débat possible.
15:02Vous n'auriez pas le choix,
15:03ce serait ou la gauche radicale
15:06ou l'extrême droite.
15:07Eh bien,
15:07ce ne sera,
15:08j'espère ni l'un ni l'autre,
15:10mais en tout cas,
15:10ce ne sera pas ce combat-là
15:11pour battre l'extrême droite.
15:13Car je suis toujours décidé
15:15à ce qu'elle ne vienne pas au pouvoir.
15:17Non pas simplement
15:18pour des questions de principe,
15:19c'est déjà beaucoup,
15:20mais parce que ce serait destructeur
15:21pour notre nation,
15:22pour notre pays,
15:23pour sa place dans l'Europe.
15:25Donc,
15:25par rapport à ce combat-là,
15:27il faut absolument
15:28qu'il y ait
15:29une gauche
15:30qui écarte
15:31LFI
15:31car elle n'a plus vocation
15:33à représenter
15:34quoi que ce soit
15:35comme espérance
15:36d'alternance
15:37et il faut
15:38s'élargir
15:39autant que possible
15:39pour offrir
15:40cette possibilité
15:41au pays
15:41d'avoir
15:42un avenir
15:43qui puisse être
15:44raisonnable
15:45et clair.
15:45LFI classée
15:46à l'extrême gauche
15:47par le ministère de l'Intérieur,
15:49ça vous paraît donc
15:49assez raccord
15:50avec la lecture
15:51que vous en faites ?
15:51S'il fallait faire
15:53la démonstration,
15:54elle est faite.
15:55Qu'est-ce que c'est
15:55qu'un mouvement
15:56d'extrême gauche ?
15:57C'est un mouvement
15:58qui entretient
16:00en son sein
16:00des groupes
16:01qui font
16:03autre chose
16:04que de la participation
16:05au scrutin.
16:07Donc,
16:07si LFI
16:08avait voulu
16:10faire la preuve
16:11qu'il n'était pas
16:12d'extrême gauche,
16:13c'est raté.
16:13Vous avez dit
16:14que LFI
16:15devait faire
16:16la démonstration
16:17qu'elle est
16:17dans l'arc républicain.
16:18Est-ce que le RN
16:18est dans l'arc républicain ?
16:20Non,
16:20l'arc républicain
16:21ne comporte pas
16:22le RN.
16:23Quand le RN
16:24est sur la discrimination,
16:26sur la préférence nationale,
16:29quand le RN
16:31veut modifier
16:31la constitution,
16:32veut mettre en cause
16:33gravement
16:34l'Union européenne,
16:36non,
16:36le RN
16:37n'est pas
16:37dans l'arc républicain
16:38et ne le sera pas
16:39davantage
16:40dans quelques mois,
16:41quel que soit son candidat
16:41et quel que soit
16:42l'âge de ce candidat.
16:44Une dernière question,
16:45François Hollande,
16:46sur la question
16:47de la menace terroriste.
16:48Vous êtes évidemment
16:49le président
16:50qui était en action
16:52au moment
16:52des attentats terroristes.
16:54Vendredi soir,
16:55un homme
16:56a tenté d'attaquer
16:57des soldats
16:58sous l'arc de triomphe.
17:00Cet homme,
17:00il s'appelle
17:01Brahim Bahir
17:02et il avait été
17:03condamné.
17:04En 2025,
17:05il est sorti de prison.
17:06La question
17:07de ceux
17:08qui sortent
17:09de prison,
17:10il y en a
17:1246 d'entre eux
17:13qui sont sortis
17:13en 2025
17:14condamnés
17:14pour des faits
17:15de terrorisme
17:15et il y en aura
17:16encore une trentaine
17:17cette année.
17:17Est-ce qu'il faut
17:18que le suivi
17:19soit plus tenu ?
17:21Oui,
17:21il faut qu'il soit
17:21renforcé.
17:23Nous avons des règles
17:24dans notre droit pénal.
17:26Une fois que la peine
17:27est épuisée,
17:29la liberté est donnée.
17:31Il avait purgé sa peine.
17:32Il avait purgé sa peine.
17:33Mais on ne peut pas
17:34faire ce qu'on appelle
17:35une sortie sèche.
17:36Vous avez été terroriste,
17:38vous avez été condamné,
17:39vous avez fait votre temps
17:40et vous partez.
17:41Non,
17:42il y a un suivi,
17:43il y a un contrôle,
17:44il y a une vigilance
17:45et il doit y avoir
17:46un moment aussi
17:47lorsqu'il y a un défaut
17:48pour le contrôle judiciaire,
17:50ça devait être le cas
17:51pour cet individu,
17:52le retour en prison.
17:54Il y a une forme
17:55de vigilance
17:56mais qui n'est pas
17:56une vigilance
17:57où on observe,
17:58une vigilance d'action
17:59où on empêche.
17:59Votre inquiétude
18:00sur le front du...
18:01Oui, moi j'ai deux inquiétudes.
18:03J'ai une inquiétude
18:03par rapport à ces terroristes
18:05qui sont en fin de peine
18:06et j'ai une autre inquiétude,
18:07c'est ce qui se passe
18:08en Syrie
18:09où, suite à ce que les Kurdes
18:12n'ont pas pu garder,
18:13c'est-à-dire les prisonniers,
18:14c'est-à-dire les prisonniers
18:15dont certains sont français
18:16et beaucoup de femmes aussi,
18:19eh bien,
18:19ces prisonniers-là
18:20peuvent être en liberté
18:21dans quelques temps
18:22ou sont déjà en liberté
18:23et peuvent atteindre
18:25notre sol.
18:25Merci François Hollande
18:27d'avoir répondu
18:27à mes questions ce matin.
18:29Ancien président de la République,
18:30il est 8h47
18:31sur RMC et BFM TV.
18:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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