00:00– Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
00:15– Et bonjour à tous, 7 minutes chrono,
00:17c'est chaque jour la rencontre des décideurs du département de la Loire
00:20et des décideurs politiques en l'occurrence aujourd'hui.
00:22Deuxième numéro de notre série d'entretiens avec Christophe Basile.
00:25Aujourd'hui, nous avons évoqué la mairie de Montbrison hier,
00:28aujourd'hui, nous nous consacrons à la présidence de Loire-Forêt-Agglomération,
00:3384 communes, 113 000 habitants,
00:36là aussi un territoire qui continue de gagner des habitants.
00:38Christophe Basile, je voudrais que nous parlions déjà
00:41de cette fonction de président de Loire-Forêt
00:43qui se combine avec votre fonction d'élu à la ville de Montbrison.
00:46Quelle est la fonction qui vous plaît le plus ?
00:49– Ah les deux, non, non, je ne peux pas choisir entre les deux baies.
00:52Franchement, la fonction de Loire-Forêt-Agglomération
00:55est particulièrement intéressante par l'échange qu'on tisse
00:57avec les élus locaux, quelle que soit la taille de la commune.
00:59Et j'ai pris beaucoup de plaisir à aller voir l'ensemble des conseillers municipaux,
01:03il y en a 1266 sur Loire-Forêt-Agglomération, 84 communes,
01:07et ces échanges sont très riches parce qu'on a des problèmes qui sont communs
01:10et des problèmes qui sont différents.
01:12Et selon les secteurs, les problèmes peuvent être aussi différents.
01:15Donc en tout cas, la co-construction est intéressante là.
01:18– La connaissance de l'agglomération et les compétences de l'agglomération,
01:21on sait que le grand public a eu du mal quand même
01:23à bien comprendre qui faisait quoi dans le champ des interventions.
01:26L'intercommunalité, c'était assez flou.
01:28On a l'impression qu'aujourd'hui, on accueille une certaine maturité
01:30quant à la connaissance de Loire-Forêt, on en parlait en préparant cette émission.
01:34Vous constatez ça, qu'on a vraiment, ça y est,
01:36qu'on commence à cerner les contours des compétences de Loire-Forêt ?
01:39– Oui, il y a déjà une stabilité dans les compétences maintenant
01:42depuis une dizaine d'années, et puis il y a surtout une stabilité de périmètre.
01:45Donc ça compte énormément.
01:46Et ensuite, il faut savoir que Loire-Forêt est tous les jours chez l'habitant,
01:50eau potable, assainissement, déchets.
01:52Et puis la principale compétence, ne l'oublions pas,
01:55c'est l'économie et l'emploi.
01:56C'est vraiment la première compétence de l'agglomération,
01:58et ensuite se déclinent également la culture, le sport.
02:01Donc on est tous les jours chez l'habitant, à nous de le faire savoir,
02:04à nous de l'expliquer.
02:05– Mais il faut l'expliquer encore, ou on a l'impression que c'est fait ?
02:08– Non, non, non, il faut l'expliquer encore.
02:10Vous savez, le millefeuille administratif fait que rien n'est simple pour l'habitant,
02:14et c'est à nous, élus, de faire les efforts de pédagogie nécessaires.
02:17– Vous parlez de la compétence économie, emploi,
02:20on va commencer là-dessus si vous le voulez bien.
02:22Aujourd'hui, des zones ont été installées pour accueillir les entreprises,
02:26on sait que la situation des entreprises à priori en 2025 devrait être compliquée,
02:30sur le front de l'emploi on devrait avoir quelques difficultés également,
02:33comment est-ce qu'on s'organise à la veille d'une période
02:36qui risque d'être un peu compliquée économiquement parlant ?
02:38– Il faut essayer d'anticiper, pour aider les entreprises,
02:41il faut qu'on soit capable de répondre à leurs besoins,
02:42de foncier immédiatement ou à plus long terme,
02:45c'est le principe d'un schéma d'accueil des entreprises.
02:47Ce n'est pas simple à faire, ce n'est pas simple à faire
02:49parce que le besoin de l'entreprise et le calendrier de l'entreprise
02:52n'est pas du tout celui de l'administration,
02:54et quand je dis administration, ce n'est pas péjoratif pour elle,
02:56c'est simplement l'accumulation de nos normes.
02:58On est dans un pays où il y a beaucoup trop de normes,
03:01alors peut-être que c'est l'Europe qui nous les édicte,
03:03mais j'ai pu observer que de temps en temps,
03:05on essaye quand même d'être plus blanc que blanc,
03:08je pense qu'il faudrait desserrer les taux,
03:10notamment si on veut réindustrialiser notre pays,
03:12actuellement vouloir le réindustrialiser quand on a une zéro artificialisation nette
03:17qui veut aller à la vitesse où elle veut aller,
03:19ça ne marche pas.
03:20– Donc la mission pour les services de le mot d'ordre,
03:23c'est aller vite, faites simple, c'est ça ?
03:25– Oui, c'est aller vite, faites simple et anticipons.
03:27– D'accord, les grands travaux de 2025, qui continuent ?
03:30Des travaux majeurs, la piscine du Petitbois à Saint-Justin-en-Mer,
03:34c'est un dossier majeur qui va se poursuivre,
03:36les travaux vont continuer en 2025, ouverture en 2026,
03:40que représente cette structure pour l'agglo ?
03:42– C'est un équipement extrêmement structurant,
03:44c'est des milliers d'élèves qui vont aller apprendre à nager dans cette piscine,
03:48je vous rappelle que c'est le rôle essentiel de nos piscines communautaires,
03:51c'est d'apprendre à nager à nos enfants,
03:52évidemment un accès pour l'habitant et également quelques associations
03:56qui vont pouvoir bénéficier de l'équipement.
03:58Cet équipement était complètement obsolète, c'était une passoire énergétique,
04:02donc là on va avoir une piscine relativement moderne
04:04avec des nouveaux matériaux, une isolation phonique,
04:08une isolation thermique et des nouvelles énergies
04:11puisqu'on utilise notamment la géothermie,
04:13bref, j'allais presque dire une piscine durable,
04:16si on peut tenter de pouvoir avoir une piscine durable.
04:19– Donc la piscine d'ailleurs qui fait la une du dernier bulletin de Loire-Forêt.
04:24Un autre gros chantier c'est l'Oréa Servière,
04:26là on est sur une partie culturelle,
04:27donc la volonté de créer un véritable musée de la broderie,
04:30un atelier d'art, une textilerie à Servière, expliquez-nous ça.
04:34– Rendez-vous compte Sylvain, on avait un savoir-faire exceptionnel,
04:38celui de broder au fil d'or et de fabriquer les grenadières,
04:42les grenades sur les costumes des préfets par exemple,
04:45ou de la gendarmerie.
04:47Ce savoir-faire est parti au Pakistan et à Servière,
04:50il y avait encore des grenadières.
04:53Il faut savoir qu'il y a de nouvelles propositions de grenadières qui arrivent
04:59et donc il fallait qu'on conserve ce savoir-faire.
05:02Eh bien c'est ce que nous faisons, alors ça demande un investissement certes,
05:05mais c'est aussi une porte d'entrée Servière à côté de l'autoroute,
05:08c'est la porte d'entrée de notre territoire,
05:09donc c'est culturel et c'est touristique et c'est surtout une valorisation
05:13de ce qu'on savait faire à l'époque dans la vallée de la Vêtre avec nos grenadières.
05:17– 2025, année de la déchetterie également de Noir et Table
05:20et on viendra, ça nous permettra de faire la transition
05:22sur la partie réduction des déchets.
05:24– Oui, ben une nouvelle déchetterie à Noir et Table,
05:26ça fait plus de 10, 15 ans, 20 ans que cette déchetterie était attendue,
05:30ben voilà, avec Loire-Fauré on a pu réaliser cet investissement.
05:34Il était nécessaire pour le secteur et puis vous le dites,
05:37effectivement, changement complet de nos habitudes dans quelques mois.
05:41La réduction des déchets, alors à Loire-Fauré,
05:44l'agglomération comme partout ailleurs, ça fait partie des grands défis de ces années,
05:49alors si ça n'est pas terminé, il faut réduire à tout prix les déchets,
05:52donc en favorisant le tri et puis la non-production de déchets au préalable
05:57et vous lancez une initiative, c'est-à-dire que vous installez des puces
06:01pour les bacs gris, donc les déchets ultimes, pour inciter les gens à moins jeter.
06:07– Ben Sylvain, vous avez vraiment super bien travaillé le dossier,
06:10vous avez tout dit en deux phrases, simplement, oui, des puces,
06:14c'est-à-dire qu'on va, à la levée, on va inciter les gens à moins sortir la poubelle,
06:18donc à moins produire de déchets de la poubelle grise,
06:20c'est-à-dire ceux qui sont enfouis, il y a deux raisons pour ça.
06:23La première, elle est environnementale,
06:25on ne peut pas continuer d'enfouir 22 000 tonnes de déchets par an,
06:28ce n'est pas possible, ce n'est pas du tout, du tout, du tout bien
06:31pour notre environnement et la deuxième, elle est aussi financière
06:36puisque l'État taxe l'Ouafo-Réagglomération de la taxe générale d'activité polluante,
06:41cette taxe passe de 17 euros la tonne à aujourd'hui,
06:43elle est à 65 euros la tonne en seulement 4 ans et on ne sait pas ce qu'elle va devenir après,
06:47c'est-à-dire que si on ne fait pas ça, la facture de l'ATH va exploser,
06:52donc pour des raisons environnementales et pour des raisons financières,
06:55il faut qu'on passe à la réduction des déchets et ça marche,
06:58les résultats que nous avons actuellement sur l'Ouafo-Réagglomération
07:00sont très encourageants, donc continuons à trier et à ne pas produire de déchets.
07:04– Avec une grande campagne de com' qui va se décliner,
07:07on peut le voir notamment là aussi dans le magazine.
07:10Christophe Basile, un mot de politique pour terminer,
07:13le contexte national, que vous inspire-t-il ?
07:16Et puis on terminera là-dessus.
07:17– Le contexte national est navrant, quand vous engagez en politique
07:20et que vous voyez que l'image de la politique nationale est comme elle est aujourd'hui,
07:25ça fait mal parce que finalement on est tous un peu mis dans le package
07:29alors que ce n'est pas totalement le cas quand même,
07:33et nationalement, j'en suis d'ailleurs bien désolé pour nos parlementaires locaux
07:37qui subissent également le même sort de cette image.
07:40Je crois qu'il serait temps qu'on arrive à un peu de stabilité,
07:43à avoir un gouvernement qui soit stable
07:45et surtout avoir une attitude à l'Assemblée nationale qui soit républicaine.
07:49– Et s'appuyer plus sur les pratiques locales, les pratiques des élus locaux ?
07:53– Oui, mais vous savez, pour s'appuyer sur les pratiques locales,
07:56c'est soit on crée les échanges avec les élus locaux,
08:00ce que font nos parlementaires nigériens,
08:02mais ce n'est pas ce que font tous,
08:05soit on permet, ou même on devrait peut-être imposer
08:09à ce qu'un élu national ait un parcours, à un moment donné, d'élu local.
08:13On ne peut pas demander à quelqu'un qui débarque député ou sénateur
08:16de tout connaître de nos institutions,
08:17or c'est clairement ce qui s'est passé sur les dernières élections.
08:21Et je crois que c'est bien dommageable et on voit bien que par moment,
08:24un bon nombre de parlementaires sont complètement déconnectés du tissu local.
08:27– Merci beaucoup Christophe Basile d'être venu passer ces deux émissions avec nous
08:30à la fois pour la ville et pour l'agglomération Loire-Forêt-Agglomération.
08:33Merci de nous avoir suivis, on se retrouve demain 9h
08:36pour une nouvelle émission de 7000 chrono, à demain.
08:39– Sous-titrage ST' 501
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