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  • il y a 3 heures
"Il y a péril en la demeure" : Georges Ziegler, président du département de la Loire vient rappeler son combat pour sauver les départements et leurs capacités de financement dans 7 Minutes Chrono.

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Transcription
00:00Bonjour, bienvenue dans 7 minutes chrono.
00:16Chaque jour, j'ai le plaisir d'accueillir les personnalités du département de la Loire.
00:20C'est Georges Ziegler que je reçois aujourd'hui, président du département de la Loire.
00:24Georges Ziegler, bonjour.
00:25Bonjour et meilleur vœu à tous vos auditeurs et téléspectateurs.
00:29Bonne année, bonne santé à vous aussi Georges Ziegler.
00:32Il y a péril en la demeure, c'est ce qu'on peut lire à la une de Loire magazine
00:35qui vient de sortir en ce début d'année 2026.
00:38Vous expliquez dans ces pages quelle est la situation financière du département.
00:42Alors ça fait de nombreux mois que vous alertez sur la situation financière.
00:46Il y a eu un appel à pétition, vous avez sollicité vos collègues maires du département de la Loire
00:51et vous dénoncez des problèmes financiers.
00:55C'est 86 millions d'euros de coupes budgétaires prévues en 2026
00:58avec des conséquences très détaillées dans Loire magazine.
01:02Il y a vraiment péril en la demeure aujourd'hui.
01:04Il faut faire de la pédagogie.
01:05Pourquoi ?
01:06Et quelles sont les conséquences sur la vie des Ligériens ?
01:09Il faut faire de la pédagogie mais il faut aussi redonner espoir.
01:13Parce que l'important c'est de se dire qu'un département c'est là pour s'occuper des femmes et des hommes
01:19qui vivent sur le territoire de la Loire depuis avant la naissance jusqu'à l'extrême fin de vie.
01:26Par contre c'est vrai que notre société est en train de changer.
01:29Vous avez vu que cette année, enfin que l'année 2025, il y a eu moins de naissances que de décès.
01:34Ça c'est un problème.
01:36Oui, ça veut dire beaucoup de choses.
01:37C'est un problème.
01:38C'est aussi le phénomène qu'on constate, et c'est une bonne chose,
01:42c'est le vieillissement de la population.
01:45Vous savez que j'étais journaliste.
01:47Et bien quand il y avait un centenaire, il y a 20 ans, on allait faire la photo.
01:52C'était un événement.
01:53Aujourd'hui, c'est normal.
01:57Moi je lis les avis de décès et dans les avis de décès je vois qu'il y a des gens qui sont...
02:02Oui, qui dépassent régulièrement les 100 ans.
02:04Tous les jours, pratiquement, il y en a un.
02:06Mais ce n'est pas 100 ans qu'on dépasse.
02:08C'est parfois 105, 106.
02:11Et quelles conséquences cette démographie-là a sur le département ?
02:16C'est-à-dire qu'il faut financer de plus en plus la perte d'autonomie ?
02:20Vous savez que nous, on a donc des grands pôles dans le social.
02:25On a l'enfance, bien sûr.
02:27On a les personnes âgées, on a les personnes handicapées et on a le RSA.
02:32Eh bien tout augmente.
02:34Tout augmente.
02:35Je crois que sur les personnes âgées et sur les personnes handicapées,
02:40on peut mettre minimum 10 à 15 millions de plus chaque année.
02:4461,3% du budget du département consacré aux solidarités.
02:49Et vous prévenez ?
02:51C'est-à-dire que...
02:51Oui, pardon ?
02:52Hors personnel.
02:54Hors personnel.
02:54Hors personnel.
02:55Le budget social atteint 75%.
02:58On annonce, en conséquence, des coupes sur le reste, sur les autres postes,
03:04c'est-à-dire que l'aide aux communes, les travaux dans les collèges, tout ça...
03:08Non, pas les travaux dans les collèges.
03:09Les collèges, c'est encore une des compétences qui est régalienne pour le département.
03:15Donc celui-là, c'est tout à fait d'accord.
03:17On en a trois.
03:17Les routes, les collèges et le social.
03:20Mais il est évident que pour faire ce qu'il faut à ce niveau-là,
03:25il faudrait qu'on ait les moyens nécessaires et suffisants pour mener nos actions à bien.
03:29Et on ne les a pas.
03:30Pourquoi ?
03:31Parce que nous n'avons pas de ressources directes.
03:34Nous n'avons pas accès à l'impôt.
03:37Comme il y a quelques années, quand la taxe d'habitation...
03:40Oui, la fin de la taxe d'habitation a mis en péril...
03:42Et on pouvait augmenter.
03:44Tandis que maintenant, c'est fini.
03:46Que dit l'État depuis le lancement de la pétition, etc.?
03:50Vous tirez la sonnette d'alarme de manière hyper régulière.
03:52Est-ce qu'il y a des réponses ?
03:53Parce que la problématique, c'est que l'État ne couvre pas suffisamment les dépenses.
03:56Exactement.
03:57Alors, moi, si vous voulez, d'abord, je dis qu'au niveau de l'État,
04:01il y a une prise de conscience qui est évidente.
04:03C'est que la Cour des comptes, dans son rapport de juin 2025,
04:07elle a confirmé que la situation des départements,
04:11la situation financière, était intenable.
04:14Donc ça, c'est une bonne chose.
04:15Ensuite, bon, notre Premier ministre, lorsqu'il s'est rendu au congrès de l'ADF,
04:23aux assises de l'ADF, en octobre 2025 à Albi,
04:26eh bien, il a annoncé, M. Lecornu, un engagement, une avancée rapide
04:33pour qu'une part de CSG, la Contribution Sociale Générale,
04:38soit attribuée au département pour financer la politique sociale.
04:41Mais ça, ça a été dit, mais ce n'est pas encore entré dans les textes.
04:45– Oui, il faut voir le rapide, qu'est-ce que ça, on comprend.
04:48– Vous savez, l'administration, parfois, ça prend un certain temps.
04:52– Et ça pourrait régler le problème ?
04:54– En partie, en partie.
04:56Mais on a aussi, nous, je le dis franchement, une adaptation à faire.
05:00Aujourd'hui, le département ne peut pas avoir la même conduite qu'avant.
05:05– Et quels sont les grands arbitrages ?
05:07On a vu Chalmazel, on a bien compris Chalmazel, etc.
05:10– Les arbitrages, ils sont, surtout, surtout,
05:13mais surtout, en disant, on a fait des choses,
05:17on a aidé dans un certain nombre de domaines,
05:20et on ne pourra plus le faire.
05:21Je crois qu'il faut prendre conscience de ça.
05:23Ce n'est pas possible.
05:25On ne peut pas continuer de vivre comme si rien ne s'était passé.
05:30Nous, nos finances, aujourd'hui, elles sont tributaires de l'État.
05:34Et moi, ce que je veux, c'est qu'on me donne les moyens nécessaires et suffisants
05:37pour mener à bien les tâches.
05:38– Récupérer une certaine autonomie.
05:39– Je prends un exemple.
05:41Les mineurs n'en accompagnaient.
05:43Alors, c'est des jeunes qui arrivent.
05:45Alors, ils arrivent de l'extérieur, d'Afrique essentiellement.
05:50Pas uniquement, mais d'Afrique.
05:52Ensuite, quand ils arrivent, ils ne parlent pas français.
05:56Ils sont parfois étrangers à la culture de la France.
06:00La culture de la France, c'est les us, c'est les coutumes,
06:03les droits et les devoirs.
06:04Moi, quand des jeunes arrivent, je serai tout à fait d'accord pour…
06:10Ok, on fait un petit stage d'immersion.
06:13On leur dit, voilà, en France, on fait ça, on fait ça, on fait ça, on fait ça.
06:18On leur apprend aussi les rudiments du langage.
06:22Et ça permettrait peut-être une meilleure adaptation.
06:24Parce que notre crise de natalité, elle a aussi un effet.
06:29C'est que demain, on aura moins de gens pour assumer les tâches qui sont essentielles.
06:37D'où l'apport bénéfique de l'immigration.
06:38Moi, je le vois, il suffit de regarder.
06:41Quand vous êtes sur un chantier, ça m'arrive assez souvent,
06:45eh bien, je vois beaucoup, beaucoup de gens qui sont originaires d'Afrique.
06:49Les femmes de ménage au département, je les vois le soir,
06:53c'est une entreprise qui nous fait le nettoyage,
06:56eh bien, il y a peu de Français.
07:01Il nous reste 15 secondes.
07:04On a évoqué la fin des départements,
07:07la volonté de mettre fin aux conseils départementaux.
07:10Qu'en est-il aujourd'hui ? Je vous laisserai conclure là-dessus.
07:12Alors moi, je vais vous dire, très sincèrement,
07:14le département, c'est celui qui fait le lien entre l'urbain et le rural.
07:18Nous, on est des petites communes.
07:22Des communes qui ont moins de 500 habitants.
07:24Vous voyez, le budget qu'elles peuvent avoir, c'est infime.
07:28Et quand elles ont besoin de faire des travaux,
07:29c'est le département qui va les aider.
07:31Mais en faisant ça, moi, je fais du social
07:34et je fais de l'aménagement du territoire.
07:37Pourquoi ?
07:37Parce que les entreprises qui interviennent,
07:40ce n'est pas des grands groupes,
07:41ce sont des artisans qui ont trois ou quatre compagnons.
07:45Ils sont sur place.
07:47Ils vivent sur place.
07:48Leurs enfants vont à l'école.
07:50Leurs enfants iront au collège.
07:51Et il n'y a pas de délocalisation.
07:53Et vous savez, cette politique d'être au plus proche des gens,
07:57de savoir ce qui fait leur vie
07:58et ce qui permettra d'améliorer leurs conditions d'existence,
08:02ce n'est pas une politique de droite.
08:03Ce n'est pas une politique de gauche.
08:05C'est une politique de bon sens.
08:07Et moi, c'est ce que j'appelle,
08:08c'est que le bon sens retrouve sa place
08:10dans ce beau pays de France.
08:12Nous avons les moyens,
08:13nous avons les possibilités de faire des choses magnifiques.
08:16Essayons quand même de nous entendre
08:19pour aller de l'avant.
08:21Appel au bon sens du président du département de la Loire,
08:23Georges Ziegler,
08:24qui était mon invité aujourd'hui dans 7 minutes chrono.
08:26Georges Ziegler, merci beaucoup d'être venu nous voir aujourd'hui.
08:29Merci à vous de nous avoir suivis.
08:30On se retrouve demain, même heure, sur TL7.
08:32À demain.

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