00:00Au vu de l'énorme pression exercée par les banques commerciales de la Communauté
00:17économique et monétaire de l'Afrique centrale, en vue d'obtenir toujours plus de liquidités,
00:21notamment exprimée par une demande de mise à disposition totale de l'ordre de 512,2
00:26milliards de francs CFA sur les derniers mois, l'on est en droit de se demander où
00:30et à quoi sont finalement destinés les dix fonds, quand on sait la réticence de longue
00:34date exprimée par les mêmes banques à pourvoir au financement réel des acteurs du secteur
00:39productif.
00:40Cela, en dépit de toute logique économique qui suggère que la banque centrale est en
00:44pied de pyramide, les banques commerciales jouent un rôle de premier plan dans la mise
00:49en œuvre des politiques économiques épartant de la croissance.
00:52Dès lors que vous avez une banque centrale orientée vers servir l'ensemble des parties
01:00prenantes, qui se préoccupe, est-ce qu'il y a toutes les composantes du système financier
01:07et avec les ministres des finances, vous voyez des pays, arrangeons-nous pour qu'il y ait
01:14un maximum d'instruments financiers à la portée.
01:17Vous ne pouvez pas financer des projets industriels si vous n'avez pas de prêts à moyen et long
01:22terme.
01:23Ces prêts ne sont donnés que par les banques de développement et d'investissement.
01:30Ainsi, après un redémarrage à seulement 50 milliards de francs CFA en juin 2024, ces
01:36réinjections de capitaux ont atteint 250 milliards de francs CFA en août 2024.
01:41Une demande astronomique de la part de ces banques qui continuent de surpasser l'offre,
01:45sans doute parce que le gros de ces banques ont pris un appétit non dissimulé à intervenir
01:50sur l'achat des titres publics où la demande des États est grande et de plus en plus concurrentielle,
01:55présentant des garanties de remboursement plus stables et plus sûres, à la différence
01:59de celles des entreprises où pullulent les défauts de paiement.
02:02Le gouverneur de la banque l'assure pourtant.
02:04C'est clairement à l'augmentation de la production industrielle indigène que son
02:08établissement doit désormais veiller.
02:11Nous avons un écosystème et culturel qui est tel que nous ne vivons que de la rente.
02:17Nous vivons vivre de la rente.
02:19Notre économie n'est pas une économie suffisamment innovante.
02:22Notre économie est une économie qui est basée sur la reproduction des systèmes qui ont
02:28fonctionné, mais qui sont des systèmes qui ont fonctionné il y a 20, il y a 30 ans.
02:31Et aujourd'hui, il faut aller vers d'autres métiers.
02:33Et ces nouveaux métiers et dans des activités nouvelles sont aujourd'hui le fait de certains
02:38pays qui réussissent à avoir une économie dynamique, une économie qui a une forte croissance
02:46parce que les nouveaux métiers sont pratiqués dans ces pays.
02:50Une inflexion devrait donc être trouvée pour faire en sorte que les liquidités injectées
02:58par la BIAC atterrissent effectivement sur l'augmentation de la production et le renforcement
03:03des échanges, notamment en direction des exportations.
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