00:00Le chinois China First Highway Engineering Corporation a donc finalement été choisi
00:15pour exécuter la phase 2 du projet de construction de l'autoroute Yaoundé-Dwala.
00:19Le ministre des Travaux publics Emmanuel Ngannou Ndjoumessi et le directeur général
00:24de China First Highway Engineering Corporation du Sion ont signé le 12 janvier dernier
00:30un accord cadre devant aboutir à la réalisation des deux lots de cet immense marché public
00:36annoncé par Paul Biya lors du message à la Nation de fin d'année 2023.
00:40Les projets autoroutiers ne seront pas en reste au cours de l'année qui s'annonce avec
00:48notamment le débarrage de la construction de la section urbaine de l'autoroute Yaoundé-Simalem
00:57et celui de la phase 2 de l'autoroute Yaoundé-Dwala.
01:02L'on apprend de bonne source que le choix de l'entreprise chinoise et du mode de financement
01:07a été décidé sous la forme de gris à gris par étudie, en clair, par le président
01:12de la République lui-même en violation pour ainsi dire donc du coût des marchés publics.
01:17En d'autres thèmes, le gouvernement a renoncé à la réalisation du projet sous la forme
01:21d'un partenariat public-privé en s'engageant pour cette infrastructure d'un coût supplémentaire
01:26de 1 000 milliards de francs CFA, ce qui devrait à terme porter l'ensemble du projet à une
01:31proximité de 1 300 voire 1 500 milliards de francs CFA.
01:35Troisième chose à dire concernant toujours cette autoroute, alors vous pouvez voir l'environnement
01:43géographique de sa construction.
01:47Il est bel et bien accidenté.
01:50Nous avons des déblairs et certains déblairs chauds vont jusqu'à 42 mètres.
01:55Tout cela a entraîné des travaux de terrassement extrêmement importants.
02:02Je donne là des données d'entrée qui peuvent permettre à qui que ce soit et qui se tente
02:08dans les exercices de comparaison à voir pourquoi l'autoroute Yaoune-et-Douala peut
02:15coûter X et non Y par rapport à une autoroute de tel ou tel autre pays et qui coûterait
02:22Z et non W.
02:25Et puis l'orgue donc pour une infrastructure qui mobilise le pays de part en part depuis
02:31son lancement en 2011, projet totémique des années grandes réalisations dont la non-livraison
02:37à ce jour et ses coûts non méprisés sont devenus symptomatiques des errances managériales
02:42du gouvernement sur la question des grandes infrastructures.
02:45Pour financer la suite de ces travaux, le Cameroun espère ainsi concréter un prêt
02:51concessionnel auprès d'Eximbank Chine et un prêt commercial auprès d'une autre banque
02:57dont l'identité n'est pas encore connue, façon de porter encore plus haut la montagne
03:02des décès d'un pays déjà chiffré à ce jour à plus de 15 000 milliards de francs
03:06CFA.
Commentaires