00:00En prenant la parole le 4 juillet dernier lors de ce rendez-vous semestriel que l'on
00:19appelle la conférence des gouverneurs, Paula Tengadji, ministre de l'administration territorial,
00:25n'a pas fait dans la moindre nuance sur le fait qu'il n'hésiterait pas le moins du monde
00:29à utiliser le levier administratif à des fins politiques pour sélectionner à sa guise
00:33les figures ayant la permission de concourir à la prochaine élection présidentielle.
00:37Cela en préjugement de ce que seraient en ce sens les décisions tant de la justice
00:43que du conseil constitutionnel, dont deux des nouveaux membres ont été accueillis
00:46le 2 avril dernier au palais des congrès de Yaoundé, et dont on sait que seule la
00:51parole compte en dernier ressort sur les questions électorales.
00:54Le conseil constitutionnel veille à la régularité de l'élection présidentielle,
01:01des élections parlementaires, des consultations référendaires, il en proclame les résultats.
01:10Des arbitrages dès lors attendus, dans un contexte où chacun des deux candidats
01:17multiplient les stratagèmes pour survivre, le cas échéant, aux décisions annoncées du Minat.
01:22Cabral Libyens remportant la bataille judiciaire qu'il oppose à Robert Conant,
01:26fondateur du PCRN, ce qui enlève du coup à Tengenji une part significative de son
01:31argumentaire d'intervention, et Maurice Camteau, dont les lieutenants ont laissé entendre qu'il
01:36pourrait concourir sous la bannière d'un parti autre que le MRC en cas de recalage de ce parti.
01:41Ainsi, ni l'un ni l'autre n'ont laissé planer le moindre doute sur l'évidence
01:46de leur candidature à ce scrutin.
01:47L'intention de candidater est certaine.
01:51Messieurs les présents élus, je vous demande ici et maintenant d'être prêts, car le devoir vous appelle.
02:03À ce jour, vous êtes le candidat légitime de l'opposition véritable et du peuple du changement.
02:25Cela est ainsi visible.
02:33Chacun des deux protagonistes semble avoir décidé de répondre au ministre, chacun de
02:38son côté et chacun avec sa propre stratégie.
02:40Pas d'unité de quelque sorte donc, pas de cadre d'action commun, pour conjurer une
02:45menace qui pourrait les engloutir.
02:47Ainsi, à qui mieux mieux, pourrait-on dire, dans un scénario qui préfigure de l'impossibilité
02:54d'une candidature unique de l'opposition, pourtant espérée par beaucoup, comme l'ultime
02:58coup de boutoir à un régime que beaucoup disent impossible à battre par quelques formes
03:03de compétition électorale ?
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