00:00On compte à se déplacer pour faire chorus dans toutes sortes d'événements folkloriques,
00:22comme ici à la cérémonie de présentation des vœux au ministre des marchés publics
00:25en janvier dernier, ou encore plus récemment, lors de la solennité portant au lancement
00:30des travaux de la seconde phase de construction de l'autoroute Yaoundé-Douala.
00:34Il n'y a finalement rien d'étonnant à ce que l'on y ait vu pour seule figure ministérielle
00:38que celle de Jean-Dedje Momo, ministre délégué à la justice, assis comme un saltimbanque
00:44sur les rangs des invités lors de la présentation du rapport officiel de la CONAC le 26 septembre
00:49dernier au palais des congrats de Yaoundé.
00:51Manifestations abandonnées et donc ridiculisées par ceux-là-même sont censés endresser
00:55l'importance.
00:56Pour le dire clairement, les ministres de Paul Biya, ça préfère parler de corruption
01:01au loin, du moins, là où personne ne les écoute.
01:04« Intensifier la lutte contre la corruption et les mauvaises pratiques dans les marchés
01:11publics au regard de leur impact sur les niveaux des investissements.
01:17»
01:18Ce qui est-il finalement logique, si l'on s'en tient tragiquement aux logiques de
01:21l'ensemble, qu'aucun des ministères mis à l'index au cours des derniers mois est
01:25explicitement cité dans ce rapport pour des actes grossiers de corruption ayant entraîné
01:30condamnation par la justice, n'est daigné se déplacer.
01:33« Nous nous demandons, en ce qui concerne les départements ministériels et assimilés
01:39dans les initiatives de lutte contre la corruption, dont l'obligation de transmettre les rapports
01:45de l'indemnité à la CONAC, que le nombre de contributions reçues devienne le même
01:52que pour l'année 2022, à savoir 29. »
01:57L'on ne peut alors que s'étonner, voire s'amuser, de l'immense comédie du président
02:01de la CONAC, qui prend plaisir à parcourir les tribunes, comme ici en mars dernier,
02:05à l'Assemblée nationale, et s'asseoir auprès du ministre de la Justice pour chacun
02:10à son tour dire des choses qu'aucun des deux ne prend au sérieux.
02:14« L'implémentation de ces recommandations ne dépend pas de la CONAC, qui travaille
02:20selon les dispositions de son texte organique, qui définit son champ d'action et institue
02:28un seul siège à Yaourt. »
02:31« La corruption, c'est le fait que tout fonctionnaire, agent public national ou étranger
02:43ou international, qui, pour lui-même ou pour un tiers, sollicite, agrée ou reçoit des
02:52offres, promesses, dons ou présents, pour faire, s'abstenir de faire ou ajouter des
03:01main-d'oeuvre de sa fonction. »
03:03Lequel ministre de la Justice censé mettre en œuvre l'action publique sur le champ
03:08de la lutte anticorruption, qui ne se montre donc pas si pressé de venir faire siège
03:12ici en ce lieu où se dit-il, rien d'important autre que la mise en scène des cosmétiques
03:17n'a lieu.
03:18Le gouvernement, dont plusieurs membres au rang desquels ceux en charge de la santé
03:22publique et de l'administration territoriale, ont été explicitement cités dans des rapports
03:26de la Chambre des Comptes pour des affaires de corruption et de détournement de fonds
03:30publics, restés depuis lors sans réaction de la part de la Justice.
Commentaires