00:00L'esté par une réputation pas toujours à son avantage en matière de gestion de la chose publique,
00:25notamment en ses aspects financiers, Issa Chiroma Bakari sait mieux que quiconque le risque politique qu'il prend,
00:32en claquant brutalement, mais non sans majesté et truculence, la porte du gouvernement ce 24 juin 2025.
00:45Un ministre dont l'essentiel du retour aux affaires avait été établi au ministère de la Communication,
00:50où son rapport avec certaines missions de services publics a été reporté comme tumultueux.
00:55Au premier cercle, sa gestion présentait comme crapuleuse du projet d'installation de la télévision numérique terrestre,
01:12où il fit alliance avec le défunt ministre en charge du cabinet civil de la présidence,
01:16Martin Belinga-Ebutu, pour produire rien d'au moins que l'échec retentissant
01:21qui a pris corps à ce jour dans le champ public sur cette opération.
01:29Ainsi engloutit une architecture présentée à l'époque comme devant-couté,
01:33pas loin de 160 milliards dans son ensemble.
01:36La TNT, vous savez ce que c'est ?
01:39Alors je pense que oui, grosso modo, vous savez ce qu'est la TNT,
01:42des chaînes de télé gratuites que l'on a tous.
01:48Le Cameroun a ainsi naufragé cet autre pan de la vie collective
01:52qui était pourtant censé apporter du bien à des millions de foyers télévisés.
01:56Au banc des accusés, il s'agit Roma Bakari que certaines voix menacent aujourd'hui ouvertement
02:05de rendre comptable de cet insuccès, si symptomatique des années de ce que l'on appela les grandes réalisations.
02:16Un bilan pour le moins sombre que partagea Paul Bia lui-même dans son discours à la Nation de décembre 2013,
02:21où ses questionnements sonnaient surtout en écho de sa propre impuissance à agir.
02:28Mais d'où vient-il donc que l'action de l'État,
02:32dans certains secteurs de notre économie,
02:36paraissent parfois manquer de cohérence et de lisibilité ?
02:41Pourquoi ?
02:43Dans bien des cas,
02:45les délais de prise de décision constituent-ils encore des goulots d'étranglement
02:50dans la mise en œuvre des projets.
02:54Comment expliquer
02:56qu'aucune région de notre territoire
02:59ne puisse afficher un taux d'exécution du budget d'investissement public
03:04supérieur à 50% ?
03:08Enfin,
03:10il est permis de s'interroger
03:12sur l'utilité de certaines commissions de suivi de projet
03:16qui ne débouchent sur aucune décision.
03:20Depuis,
03:22sur le volet spécifique de la corruption et du détournement des fonds
03:25aujourd'hui allégués en mémoire des actes
03:28déjà déposés par M. Chiruma,
03:30la quasi-évidence que rien ne se fera,
03:32le ministre des missionnaires étant largement imprégné
03:35des inactions du pouvoir,
03:36y compris devant les constatations ahurissantes
03:39que lui-même dresse régulièrement.
03:40Le préjudice de la criminalité financière
03:44pour l'État de Kaboul
03:45s'élève à 2638 de l'État offensif.
03:52qui a été la pression,
03:55qui nous souffre de même de toujours,
03:58qui prend même de l'ampleur
04:00que je vous retrouve pour défier la vie de la moelle.
04:04Pendant ce temps,
04:11l'homme fort de Garoua regarde cela d'un air goguenard,
04:15convaincu que,
04:16retranché dans sa forteresse de Garoua,
04:18rien ne saura arriver à sa personne
04:20avec un polbiat si clairement sur le déclin.
04:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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