00:00Nous, ce qu'on a dit, c'est que s'il y avait l'utilisation du 49.3,
00:03il y aurait fort probablement une motion de censure.
00:05Et aucune voix ne manquera au PS ?
00:07Je ne vois pas comment on ne vote pas une censure sur un budget,
00:11parce que ce sera un 49.3 sur le budget,
00:12qui finalement aggrave la situation des Françaises et des Français.
00:16Qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ?
00:19Nous, ce qui pourrait nous faire changer d'avis,
00:20c'est que le gouvernement change du tout au tout.
00:23Monsieur Turcot a des mots.
00:24Dialogue, compromis, etc.
00:26Écoutez, notre téléphone, celui de Boris Vallaud, mon président de groupe,
00:30il n'a pas sonné.
00:31À aucun moment, le gouvernement n'est venu nous demander
00:36qu'est-ce que vous voulez.
00:36Vous êtes sûr qu'avec Boris Vallaud, en ce moment,
00:38il n'y a pas un dialogue ?
00:39Bien sûr que non.
00:40Je peux vous dire, par exemple,
00:41parce que moi, je m'occupe avec Monsieur Turcot,
00:43on est à la Commission des Affaires Sociales.
00:44À aucun moment, les amendements qui, par ailleurs,
00:47ont été votés dans l'hémicycle,
00:49qui n'ont pas été retenus par le gouvernement
00:51quand le texte a été transmis au Sénat,
00:52on a envoyé un courrier au Premier ministre en disant
00:54là, il y a des choses à faire sur la question, par exemple,
00:56du non-remboursement de certains médicaments.
00:59On pourrait avancer là-dessus,
01:00sur la hausse des cotisations retraites
01:03pour un certain nombre d'employeurs
01:04qui va pénaliser les collectivités locales en particulier.
01:07Tout ça, on aurait pu en discuter.
01:09À aucun moment, on nous a consultés.
01:11Donc, on va avoir des mots, dialogue, compromis, ouverture, etc.
01:14Il a rendez-vous demain à 7h15 ?
01:16Il a rendez-vous demain, Boris Vallaud, avec le Premier ministre.
01:18On va arriver avec nos conditions.
01:20Vous voyez bien que tous ceux qui sortent de rendez-vous se disent
01:24bon, ben voilà, on a un Premier ministre, il nous reçoit,
01:25et il nous reçoit pour rien.
01:26Et donc, moi, je vais dire que de temps perdu.
01:28C'est un dialogue de sourds, en fait.
01:29Que de temps perdu, parce que cette stratégie de l'irresponsabilité,
01:31c'est celle d'Emmanuel Macron.
01:32Il s'est appuyé sur la non-censure du RN depuis trois mois.
01:36Vous voyez bien, le RN, c'est un partenaire pas fiable.
01:39À la fin, il vous plante.
01:40C'est surtout pas un partenaire.
01:41Michel Barnier a cru qu'il pouvait exister grâce à la non-censure du RN.
01:45C'était le pari d'Emmanuel Macron.
01:46C'est pas un partenaire, mais si jamais Michel Barnier fait des concessions,
01:50vous ne votez pas la censure, donc vous devenez des factos.
01:52Mais depuis le début, c'est le Rassemblement national
01:55qui a permis à Michel Barnier d'être Premier ministre.
01:58C'est la réalité.
01:59Vous n'avez pas voté la première censure.
02:00Si je peux me permettre, on va reprendre la question.
02:01Non, non, je vais juste finir.
02:02Vous ne discutez pas, parce que vous devez voter ensemble la censure.
02:05Attendez, ceux qui ont voté par anticipation...
02:07Vous allez finir les uns les autres.
02:08Si je peux finir.
02:09Mais ça fait cinq minutes.
02:10Non, non, ça fait cinq minutes, ça fait deux minutes.
02:11Ceux qui ont commencé par additionner leur voix,
02:14c'est les macronistes et le RN.
02:15Quand Emmanuel Macron a dit, je ne veux pas de la gauche,
02:17c'est parce qu'il y a une censure, a priori,
02:19de la droite et de l'extrême droite.
02:21Parce que vous ne vouliez pas de la gauche au pouvoir.
02:25Maintenant, vous avez mis Barnier,
02:27vous avez ce que vous avez mérité,
02:29et vous avez finalement un pays qui ne va pas mieux aujourd'hui qu'hier.
Commentaires