00:00Monsieur le député Berger, vous attendez à la démission de Michel Barnier ce soir ?
00:03Non, pas du tout, je crois que c'est mal de le connaître.
00:04Je crois que Michel Barnier, c'est quelqu'un d'extrêmement combatif.
00:07Par contre, qu'il s'adresse aux Français pour leur dire où on en est
00:10et finalement, quelle est la situation face à un certain nombre de blocages politiques
00:15auxquels on assiste, ça me paraît.
00:16Il va les prendre en témoin sur la situation du pays
00:18et l'intérêt qu'il aurait à rester à Matignon.
00:20Je crois que c'est son rôle d'expliquer aux Français où on en est.
00:24Est-ce qu'on veut avoir des attaques sur les marchés financiers
00:28si le budget de la France n'est pas voté ?
00:29Est-ce qu'on a envie d'avoir un nouveau gouvernement ?
00:32Vous jouez à faire peur à tout le monde.
00:34Mais non, mais c'est la vérité.
00:35Vous disiez pareil.
00:36On l'a déjà connu, mais bien sûr que si.
00:37On a déjà connu des pays européens qui n'arrivaient plus à se gérer.
00:41Qu'est-ce qui se passe ?
00:41La porte-parole du gouvernement l'a fort bien dit.
00:44Nous, on n'a pas envie d'avoir le FMI comme ministre de l'Économie.
00:47Parce que Michel Barnier tomberait ?
00:49Quel est le lien entre les deux ?
00:51Michel Barnier, s'il tombe, vous croyez qu'il va y avoir un budget ?
00:54On va adopter le budget de l'année dernière.
00:56Donc on va adopter un budget qui sera en déséquilibre,
00:59comme celui de l'année dernière.
01:01On va adopter un budget qui ne fera pas augmenter les crédits
01:05de la justice et de la police, alors que c'est ce qu'on a prévu.
01:08On fera adopter un budget qui finalement laissera la place
01:12à ensuite des décisions modificatives d'un autre gouvernement,
01:15d'un gouvernement avec la France insoumise à l'intérieur.
01:18Un gouvernement qui voudra aussi approcher le délit d'apologie du terrorisme,
01:24qui voudra des armées d'applaudissements.
01:26Elle dit, pas de catastrophe.
01:28J'entends tout et n'importe quoi, pas de catastrophe.
01:31Il n'y aura pas de catastrophe annoncée, pas de shutdown américain.
01:34C'est-à-dire que lorsque l'État est en incapacité financière
01:37de payer les fonctionnaires, ça n'existe pas en France.
01:40Nous avons les mécanismes pour faire face.
01:42La Constitution est prévue pour. Arrêtons de faire peur aux Français.
01:45C'est ce que dit la présidente de l'Assemblée nationale.
01:47C'est exactement la situation que je vous ai décrite.
01:49Vous dites que ce sera la catastrophe, la crise financière, le FMI.
01:52En France, on a toujours pensé qu'on pouvait voter n'importe quoi
01:55et que ça n'avait pas de conséquences.
01:56Là, aujourd'hui, pour la première fois, on s'aperçoit que voter pour n'importe qui,
01:59pour n'importe quoi, ça a des conséquences.
02:01Que le pays peut être bloqué.
02:02Et que même s'il n'y a pas de problème pour payer les fonctionnaires,
02:05que oui, on va repartir avec le même budget, le même déséquilibre.
02:08Et puis, d'autres problèmes à la clé.
02:10Parce que derrière Michel Barnier, ça sera qui, en fait ?
02:13On aura le nouveau Front Populaire avec la France insoumise ?
02:17Je n'ai pas envie d'avoir Mme Pannot à la place de M. Retailleau.
02:22Je n'ai pas envie d'avoir ceux qui proposent de désarmer la police dans les transports.
02:27Je n'ai pas envie d'avoir ces gens qui sont en face de nous.
02:30Ils font n'importe quoi.
02:31Et je pense que les électeurs du RN n'ont pas envie que Marine Le Pen fasse quelque chose qui aboutit.
02:37Ils ont envie de faire tomber Barnier.
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