00:00— Michel Barnier va annoncer sa démission ce soir ?
00:03— Je crois pas du tout que ce soit son intention. Au contraire, je crois qu'il est plus déterminé que jamais à tenir le cap
00:08pour à la fois rétablir nos comptes publics et tenir le cap de notre politique économique.
00:12Moi, je suis assez ébahi d'entendre des raisonnements assez délirants sur votre plateau, député du Nouveau Front populaire,
00:20que je respecte par ailleurs, mais qui expliquent que si les entreprises vont mal et si les Français vont mal,
00:24eh bien la solution, c'est de taxer plus les entreprises et c'est de taxer plus les Français.
00:28Cette même collègue qui explique que si la France, 6e puissance économique mondiale, se retrouve sans budget à la fin de l'année,
00:36ça n'aura aucune conséquence sur les Français. Je crois qu'on peut être assez serein pour dire que ce discours n'est pas tout à fait crédible.
00:42— Mais alors que va dire Michel Barnier ? Attendez, Monsieur Renouel. M. le député, pourquoi Michel Barnier s'invite ce soir à 20 h ?
00:48Qu'est-ce qu'il va dire ? — Lui qui parle si peu. — Vous lui demanderez. Moi, je suis député à l'Assemblée nationale.
00:56Nous, si vous voulez, notre ligne, elle est claire. Et nous soutenons Michel Barnier dans sa logique de rétablir les comptes publics.
01:02Et nous le soutenons aussi parce que depuis 3 semaines, nous échangeons de manière extrêmement constructive
01:07avec le gouvernement sur la question des cotisations sociales. Il y a 3 semaines, le gouvernement nous a dit
01:12qu'on vous propose une copie, un premier budget initial avec une hausse des cotisations de 4 milliards d'euros.
01:17Faites-moi des propositions pour améliorer cette copie. Nous sommes ouverts et à l'écoute de vos propositions pour travailler avec vous.
01:25Nous avons réduit cette hausse depuis maintenant 3 semaines. Nos discussions se poursuivent.
01:30Mais moi, je tiens juste tout simplement à reconnaître l'écoute et le travail qui a été celui du gouvernement Barnier pour travailler avec nous
01:36sur la question fondamentale du coût du travail. — D'accord. Mais M. Rodoelle, quel drôle de soutien.
01:41Parce que non, mais il y a le discours que vous nous faites publiquement. Et puis il y a ce qui se passe dans les réunions.
01:45Et Mme Borne, qui dit... Je suis d'accord ni avec la partie recettes, ni avec la partie dépenses, ni avec le budget de la Sécu.
01:53Je ne suis d'accord sur rien, et même pas avec la méthode non plus. Alors ne me dites pas que vous êtes là.
01:57Le socle commun soutient M. Barnier. — Alors en l'occurrence, je suis heureux de savoir que vous étiez également présent à la réunion.
02:03Moi, en l'occurrence, j'y étais. Et j'ai entendu Elisabeth Borne dans l'ensemble de son propos. — Elle n'a pas dit ça ?
02:07— Et j'espère que vous le citerez dans son entièreté, dire qu'il faut absolument que la CMP et la commission mixte paritaire aboutissent
02:14et qu'elle est clairement, comme nous tous, comme notre président de groupe Gabriel Attal, dans une logique constructive vis-à-vis du gouvernement...
02:22— Elle n'a pas dit qu'elle était contre la méthode et qu'elle n'était pas d'accord avec ce qui était présenté ?
02:26— Vous savez à quel point la question du coût du travail est essentielle pour nous ? Ce n'est pas une posture politique.
02:31C'est tout simplement que si nos entreprises ont pu recréer 2,7 millions d'emplois dans notre pays depuis 7 ans,
02:372,7 millions d'emplois, c'est 2,7 millions de vies d'hommes et de femmes qui travaillent et leurs familles qui ont basculé
02:43grâce à la politique économique que nous avons menée. Nous n'avons pas tout réussi. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs,
02:47nous avons perdu les élections législatives il y a quelques mois. Mais c'est un succès que nous avons pu mener ces dernières années.
02:54C'est la politique économique et de l'emploi qui a permis, là encore, de créer 2,7 millions d'emplois. C'est la raison pour laquelle
02:59nous sommes si attachés à la question du travail, n'en déplaise au nouveau Fonds populaire qui essaie de matraquer fiscalement les Français.
03:06Nous nous opposerons à ce matraquage fiscal. — Non, mais si je peux... — Donc, attendez, vous allez voter le budget, alors ?
03:11— Ah bah je... Enfin, nous sommes partie du socle commun. Nous travaillons depuis maintenant plusieurs semaines avec le gouvernement pour boucler le budget.
03:18Et si le budget nous est présenté pour le vote, nous le voterons. Mais la CMP aura lieu demain. Et comme je vous le dis depuis maintenant...
03:26— Donc vous ne votez pas le budget tel quel. Vous attendez qu'il soit modifié, qu'on comprenne bien.
03:30— Tout dépend si le budget nous est soumis au vote ou pas, s'il est un 49-3 ou pas, si la CMP est conclusive ou pas.
03:36— Je peux pas répondre tout de suite à votre question. Mais simplement, le budget va dans le bon sens, tout simplement parce que...
03:40— Non, mais vous avez des députés dans cette commission mixte paritaire. Ça dépend de vous qu'elle soit conclusive ou pas, la commission mixte paritaire.
03:46— Bah en l'occurrence, je n'ai pas l'honneur de siéger dans cette commission mixte paritaire à titre personnel. — Non, mais il y a certains collègues qui y siègent.
03:50— Simplement, ça fait maintenant 3 semaines que nous travaillons pied à pied, de manière là encore constructive et avec le gouvernement, sur la question des cotisations.
03:59Nous avons baissé cette hausse. Et nous sommes heureux de cela. Et je n'ai pas un doute sur le fait que nous arriverons à un accord pour voter cette CMP de manière conclusive.
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