00:00— Est-ce qu'on s'attend à une démission, un départ de Michel Barnier ?
00:03— Écoutez, pour le moment, on n'a pas d'informations. On est comme vous. On se pose la question.
00:08Nous, ce qu'on aimerait, c'est qu'il reconnaisse qu'on a gagné des votes à l'Assemblée nationale.
00:13On a remodelé le budget. Peut-être qu'à un moment, il y aura eu une épiphanie qui va reprendre nos mesures.
00:18On ne sait pas. Quand on ne sait pas ce qui se passe, tout est possible.
00:22— Mais vous attendez quoi, maintenant, dans l'aménagement du budget, Mme Chatelain ?
00:27— Dans l'aménagement du budget, on l'a toujours dit, il faut déjà changer cette idée qu'il y aurait
00:3340 milliards de coupes et 20 milliards de nouvelles recettes. Pour nous, il faut beaucoup plus de nouvelles recettes
00:38pour pouvoir financer nos services publics, arrêter de taper sur ces services publics dont les Français ont besoin.
00:45— Mais que répondez-vous à ceux qui disent dans le socle commun, Édouard Philippe ou d'autres,
00:52que si Michel Barnier tombe avec une motion de censure, ça serait une catastrophe financière, une crise sans précédent ?
01:00— Je leur réponds que la situation financière dans laquelle nous sommes, qui est effectivement inquiétante,
01:06c'est leur lègue, c'est leur héritage. Donc à un moment, peut-être qu'effectivement, il vaut changer
01:10de personne à la tête de l'État. Nous avons des propositions. Nous avons une politique économique
01:15complètement différente de celle de ces 7 dernières années d'Emmanuel Macron. Eh bien essayons-la.
01:20Nous savons comment à la fois être raisonnable tout en allant répartir les richesses avec de nouveaux impôts
01:27qui sont justes et qui permettent de financer nos services publics. En fait, à un moment,
01:30c'est pas ceux qui ont créé la situation qui vont la résoudre. — Oui, mais si Michel Barnier tombe,
01:35Emmanuel Macron reste quand même le maître du jeu dans la nomination du prochain Premier ministre.
01:40Aucune garantie que ce soit la gauche qui soit appelée au pouvoir. — Tout à fait. Mais ce que démontre
01:46quand même l'expérience Michel Barnier – on ne sait pas quand est-ce qu'elle va prendre fin –,
01:50c'est que la coalition gouvernementale n'avait aucune colonne vertébrale. Donc il n'avait pas de soutien.
01:56Donc il n'était pas en capacité de gouverner. Donc il y a deux solutions. Soit on reste sur un président
01:59de la République qui décide de tout et on est vertical. Soit on se dit qu'à un moment, les Français ont voté.
02:04On a eu une assemblée diverse. Eh bien c'est à l'assemblée qu'on doit créer les majorités.
02:08Et c'est de l'équilibre politique de cette assemblée que doit émerger le prochain ou la prochaine Premier ministre.
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