00:00Moi déjà en tant que français, c'est la perte de la souveraineté nationale sur des produits essentiels.
00:04On ne peut pas d'un côté, il y a quatre ans, le président de la République tenir les propos et dire
00:09c'est le quoi qu'il en coûte, et là aujourd'hui c'est le plus rien à foutre.
00:11Ce n'est pas possible.
00:31Aujourd'hui, le retour qu'on a par rapport aux demandes qu'on a faites au gouvernement
00:34mais aussi à la direction, c'est deux éléments.
00:36C'est d'abord un moratoire pour revenir autour de la table et rediscuter sur ce projet.
00:39Et nous demandons que le gouvernement mette son veto sur ce projet et la cession de la
00:43vente à un fonds d'investissement américain.
00:45Ce qui est redouté pour l'emploi, c'est malheureusement ce qui se passe généralement
00:49avec les investissements issus des fonds de pension.
00:52C'est une recherche de rentabilité qui pourrait amener à faire des arbitrages.
00:57On sait que la variable d'ajustement, généralement, c'est les employés, c'est les sites.
01:00Aujourd'hui, c'est une stratégie.
01:01Sanofi veut s'orienter uniquement dans les médicaments qui rapportent énormément,
01:05des biotech, des vaccins.
01:07Et quelque part veut abandonner ce qu'on a d'ailleurs beaucoup critiqué à l'époque.
01:11Rappelez-vous quand on disait, ce sont des produits qui ne coûtent pas grand-chose,
01:13qui ne servent pas à grand-chose.
01:14Mais pendant le Covid, c'est eux qui ont sauvé des vies.
01:16Parce que Sanofi n'a pas brillé à l'époque du Covid par la découverte d'un vaccin.
01:20Ça fait peur quand même.
01:22On nous a demandé de faire les efforts, on les a faits.
01:24Et maintenant que les efforts ont été faits, que les stocks ont été refaits,
01:27on nous met à la porte comme si on n'avait rien fait.
01:44On est là ce matin pour justement défendre notre patrimoine qui est là.
01:49Et on veut garder notre travail en fait.
01:51Doliprane, c'est notre bébé et c'est un produit français.
01:55Donc gardons-le, battons-nous justement pour avoir cette entreprise avec nous.
01:59Un emploi industriel chez Sanofi, c'est quatre emplois induits sur le territoire.
02:03Quid de nos commerces, quid de nos services publics, quid de nos écoles, etc.
02:07Aujourd'hui, il y a déjà un plan d'austérité qui vise à réduire nos services publics.
02:10Si en plus de ça, on supprime l'économie réelle et donc nos entreprises,
02:13que va-t-il rester des services publics ?
02:15Donc il y a un enjeu évidemment pour l'ensemble de la population,
02:18pour l'ensemble du monde du travail.
02:19Les salariés du site et leur organisation syndicale
02:22créeront les conditions évidemment d'un rapport de force pour maintenir l'emploi,
02:25pour maintenir les accords d'entreprise.
02:27Mais moi, je veux aller plus loin.
02:28Il faudra, en tous les cas, la CGT, elle posera la question
02:31de la nationalisation du site pour garantir la souveraineté économique de ce pays.
02:35Malheureusement pour les Français, il va y avoir un manque de Doliprane, c'est certain.
02:38Mais nous, c'est notre enjeu, c'est notre travail.
02:40Notre travail, c'est notre vie, comme pour tout le monde.
02:42Donc voilà, on se bat pour notre vie aujourd'hui.
02:44Bonjour.
02:47Qu'on ne fasse pas croire que l'État ne peut rien faire face à Sanofi.
02:50C'est parce qu'on est un État complice.
02:53C'est parce que la Sanofi et la Macronie ont fusionné depuis longtemps maintenant.
02:56Comment on pourrait avoir confiance en matière de souveraineté industrielle
03:01en des gens qui, depuis 40 ans, ont désarmé notre pays ?
03:04Ce que défendent les salariés aujourd'hui,
03:06ce n'est pas leur intérêt particulier,
03:09c'est l'intérêt général et c'est l'intérêt supérieur de la nation.
03:12C'est le fait qu'on ne dépend pas de fonds de pension américains
03:16ou qu'on ne dépend pas d'importations venues de Chine
03:19pour avoir du Doliprane, pour avoir du Lysopéine,
03:21pour avoir des médicaments de base.
03:23Simplement, je viens rappeler au président de la République, Emmanuel Macron,
03:26la promesse qu'il a tenue il y a à peu près trois ans maintenant.
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