00:00C'est le plus grand plan social depuis 40 ans, avec plus de 10 000 salariés licenciés.
00:05C'est du jamais vu chez nous en France depuis plus de 40 ans.
00:07Eh bien le Quart Monde, il existe près de chez nous, il existe ici.
00:10Et ça fait drôle parce que là, évidemment, on a du mal à mobiliser parce que
00:14nous sommes répartis sur toute la France et sur le territoire national.
00:17Les gens qui n'ont plus le moyen de bouffer ne peuvent pas venir aujourd'hui
00:22défendre et s'exprimer devant cette Assemblée.
00:24Ça se termine salement.
00:25C'est-à-dire on laisse les gens ne plus toucher d'argent, ne plus rien percevoir.
00:29Et ce sont des gens qui sont à la limite d'être expulsés, de craquer.
00:33Voilà, c'est ça qui me fait mal.
00:35Je suis retraité, j'ai 70 ans et j'étais à plein temps chez Mili.
00:39On sait qu'on a des gens qui ne peuvent plus payer de loyer,
00:41qui sont à la limite de l'expulsion, qui sont interdits bancaires,
00:44qui ne peuvent plus bouffer. Et ça, c'est grave.
00:46C'est là où on se rend compte qu'on a laissé ces gens mourir.
00:5530% de retraités qui venaient parce qu'ils n'avaient que 500 ou 600 euros par mois
00:58ou 900 euros par mois, ça ne suffit pas pour vivre, même 1000 euros.
01:01Donc ils étaient obligés de compléter leur retraite et venir,
01:03même s'ils étaient usés ou fatigués,
01:05ils étaient obligés de faire ce travail qui est pourtant dur et harassant,
01:07pour pouvoir combler leur fin de mois et pouvoir payer leurs factures.
01:10Et pouvoir même manger, pour certains.
01:12Donc c'est lamentable qu'au 21ème siècle, on voit encore ça en France.
01:15C'est une catastrophe jamais vue depuis plus de 40 ans.
01:19Puisqu'il faut avoir autant de salariés licenciés,
01:21il faut remonter fin des années 70, début des années 80.
01:24C'est une casse sociale jamais vue et personne ne s'en inquiète.
01:27Les médias nationaux n'en parlent pas un mot.
01:31Ce scandale social, c'est 10 000 salariés de mini
01:35laissés depuis plus de 3 mois sans rien.
01:38Mais quand on dit sans rien, c'est vraiment sans rien.
01:41Pas de salaire parce que les AGS n'ont pas assez de personnel
01:45et ont besoin de 3, 4, 5, 6 mois
01:48pour pouvoir garantir le maintien des salaires comme ça doit être fait.
01:52Pas d'allocation chômage puisque vous n'êtes pas encore au chômage.
01:56Pas de RSA puisque vous n'y êtes pas, donc sans rien du tout.
02:01C'est un peu la double peine, j'ai l'impression.
02:04Ils sont en train de se battre pour être licenciés correctement.
02:06On en est là aujourd'hui ?
02:08On en est là.
02:08C'est-à-dire que non seulement on a été licenciés dans des conditions
02:11qui posent grande question, à mon sens de manière abusive,
02:14mais en plus on en est juste à demander le minimum.
02:17C'est-à-dire d'être payé, d'être respecté simplement dans sa dignité,
02:22d'avoir la rémunération du travail qui a été fait
02:25et pas dans 4 mois, pas dans 6 mois.
02:26Maintenant, il faut du matériel, il faut des gens
02:29pour pouvoir accélérer le mouvement et pouvoir accélérer le paiement
02:32et la mise à disposition des documents France Travail notamment
02:35pour que ces gens puissent s'inscrire au chômage,
02:36pour qu'ils soient pris en charge.
02:37Dans le cas des licenciements économiques,
02:38vous avez des suivis, des réinsertions, des formations.
02:42Tout ça aujourd'hui, ils n'y ont pas le droit
02:43et on leur dit qu'il faut attendre.
02:44On leur dit qu'il faut attendre 3, 4, 6 mois.
02:46Ils n'ont pas ce qu'on leur demande.
02:50On est en train de mettre 10 000 personnes en situation d'extrême pauvreté
02:55et les pouvoirs publics ne réagissent pas,
02:56le pouvoir médiatique ne réagit pas.
02:58Nous, ce qu'on propose, c'est que notamment parmi les salariés
03:00qui aujourd'hui se retrouvent sur le carreau,
03:03qu'il y ait une possibilité de pouvoir les inclure
03:05dans les services publics postaux
03:07et de pouvoir répondre à l'ensemble des besoins qui sont croissants,
03:10notamment en termes de livraison de matériel électoral.
03:12On a vu le besoin nécessaire démocratique en la matière,
03:16mais aussi de livraison de colis, de médicaments, etc.
03:19Les services postaux sont indispensables aujourd'hui
03:21pour répondre à notre société.
03:22Malheureusement, on manque d'agents.
03:24On a aujourd'hui des salariés qui sont sur le carreau,
03:26qui savent ce que c'est que la livraison
03:27et qui pourraient répondre en partie à ces besoins.
03:29Ils font partie de ces gens invisibles et il y en a beaucoup.
03:32On a parlé des gens qui sont dans les éboueurs,
03:35les égouttiers, les personnels de soins.
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