00:00Punchline, 18h-19h, Laurence Ferrari sur CNews et Europe 1.
00:1118h22, on se retrouve en direct dans Punchline sur CNews et Europe 1.
00:15On continue un tout petit peu à parler de laïcité,
00:17puisque le ministre de l'Enseignement supérieur avait adressé vendredi
00:20une note au président de l'université pour leur demander de faire respecter
00:23l'ordre et la laïcité à l'approche du 7 octobre.
00:26On se rappelle que Jean-Luc Mélenchon en avait profité
00:29pour rappeler les étudiants à manifester avec des drapeaux palestiniens.
00:31Ça rejoint ce que je disais dans mon édito, à la fois le voile et le drapeau palestinien.
00:36Un appel qui a été entendu, mais par les étudiants de Sciences Po.
00:39Écoutez ce sujet de Maëva Lamy.
00:43Assis dans la rue devant Sciences Po à Paris,
00:46les étudiants ont manifesté drapeaux palestiniens au sol.
00:50Quelques heures avant, c'est avec ce même drapeau qu'ils sortent de cette grande école,
00:54avant de défiler dans les rues voisines.
00:56Ils sont environ 150, certains coiffés de keffiers,
00:59le visage masqué, tenant parfois des fleurs ou des bougies.
01:03En silence, ils entrent finalement dans un autre campus.
01:07Une action organisée par l'association Students for Justice in Palestine
01:11et défendue par une étudiante qui veut garder l'anonymat.
01:14C'était une veillée pour commémorer la mort des civils palestiniens
01:19qui sont morts depuis l'année dernière.
01:20L'action a été approuvée par l'administration de Sciences Po au départ.
01:24Il y a quelques jours, ils ont envoyé un mail pour dire que ce serait mieux de la décaler.
01:29Les camarades de Hichyville, je pense qu'ils ont très bien fait.
01:31Ils n'ont pas laissé se faire intimider par l'administration.
01:36Le ministre de l'Enseignement supérieur avait réclamé le maintien de l'ordre dans les universités.
01:41En réponse, Jean-Luc Mélenchon, lui, a appelé à y brandir des drapeaux palestiniens.
01:46Alors, cette action était liée au propos du leader des Insoumis.
01:50Les étudiants affirment que non.
01:51Nos actions militantes et nos actions pour commémorer les Palestiniens
01:55sont totalement indépendantes de quelconque parti politique.
01:59À l'île aussi, d'autres étudiants se sont réunis devant Sciences Po.
02:02Ils ont accroché des drapeaux palestiniens et des pancartes.
02:06Effectivement, Noémie Allioua, on entend ces arguments.
02:10Ils ne sont pas acceptables, ils ne sont pas recevables.
02:12Mais en même temps, ça contribue à faire monter l'antisémitisme.
02:14Et c'est pour ça qu'il faut continuer à en parler.
02:15Manifestement, mais vous savez, pour revenir sur les propos de Jean-Luc Mélenchon,
02:19on se demande pourquoi il est beaucoup plus intéressé
02:21par l'identité palestinienne que par l'identité française.
02:24Il n'a jamais appelé à sortir les drapeaux français.
02:27Il ne s'est jamais soucié de la question identitaire en France,
02:30qui pourtant est très difficile.
02:32Il explique qu'il faut accueillir ce qu'il appelle la créolisation,
02:36c'est-à-dire qu'il faut ce qu'il considère comme étant un changement de peuple.
02:40Il ne se pose pas vraiment la question de l'identité française.
02:43Et par contre, il est complètement obnubulé par la question palestinienne.
02:48Qu'est-ce qu'il fait en France ?
02:49Peut-être qu'il serait beaucoup plus heureux s'il allait demain
02:51vivre dans les territoires palestiniens ou à Gaza.
02:53Nous vivons aujourd'hui en France.
02:55Il faut ramener le débat en France.
02:57Et les drapeaux qu'on doit sortir au quotidien,
03:00c'est d'abord les drapeaux français.
03:02Parce que nous sommes dans ce pays qui est magnifique
03:04et qui a déjà plein de problématiques aujourd'hui
03:06sur lesquelles on devrait se pencher.
03:09Bien sûr. Grégoire Huron, policier.
03:11181 % d'actes antisémites sur du 1er janvier au 31 août en plus.
03:17Donc voilà, on a réellement aujourd'hui...
03:22D'ailleurs, ce qu'on voit à l'image le confirme.
03:26Et ça se traduit sur tous les pans de la société,
03:30dans le voisinage, dans les transports en commun,
03:32dans nos facultés.
03:33On a un discours d'idéologie qui passe
03:36et qui est aujourd'hui visible, prégnant,
03:39et qui se traduit malheureusement aussi par des actes...
03:42Non, mais comme ça.
03:43Mais nous, on aimerait bien ne pas parler de ces excités
03:46qui agitent le drapeau palestinien à son tour.
03:48On aimerait bien, Louis Dragnel.
03:50Simplement, ça a des répercussions aujourd'hui sur nos compatriotes.
03:52Bien sûr.
03:53Ça fait montrer l'antisémitisme.
03:55Absolument.
03:56Donc on ne peut pas ne pas en parler.
03:57Ça nourrit la bête, évidemment.
03:59Et puis, c'est un moteur électoral.
04:01C'est un peu ce que vous disiez, Noemi,
04:03par rapport à Jean-Luc Mélenchon.
04:05Pourquoi, en réalité, il préfère arborer des drapeaux palestiniens
04:08plutôt que des drapeaux tricolores ?
04:09C'est parce que le drapeau palestinien,
04:11aujourd'hui, par rapport à son segment marketing électoral,
04:14permet d'avoir de meilleurs résultats dans les urnes.
04:17Et c'est ça qui est consternant, ça qui est déplorable,
04:19ça qui est dramatique,
04:21que s'il demandait à ses militants d'arborer des drapeaux français.
04:24Et donc, tout ça, en fait, c'est des caisses d'amplification.
04:27Moi, ce que je trouve un peu terrifiant aussi,
04:30c'est que globalement, quand on regarde,
04:31je ne minimise absolument pas le phénomène,
04:34mais ce n'est pas non plus...
04:35Oui, une poignée de bobos, vous allez me dire.
04:37Non, mais ce n'est absolument pas.
04:38Il n'y a pas des milliers d'étudiants qui grandissent.
04:40Mais ils le font.
04:41Ils le font parce que derrière,
04:42il y a une caisse de résonance extrêmement importante.
04:44Et c'est comme ça qu'ensuite,
04:46ils récupèrent des paquets électoraux de voix.
04:48C'est comme ça que Jean-Luc Mélenchon fait 20 % des voix.
04:50Ça, c'est assez magique de dire qu'il n'y a pas de connexion
04:54avec le discours de Jean-Luc Mélenchon,
04:56ou malheureusement, le 7 octobre, il fallait le dire.
04:59Oui, c'est incroyable.
05:00Et Jean-Sébastien Perreault.
05:02Rachel, c'est juste ces jeunes gens qui se font croire
05:06qu'ils sont les leaders,
05:08les nouveaux leaders des droits de l'homme internationaux, etc.
05:12C'est absolument détestable.
05:14Par ailleurs, Sciences Po, être étudiant, c'est aller étudier.
05:19Et on ne peut pas comprendre ce conflit
05:21si on ne retrouve pas le chemin de la bibliothèque.
05:24Jean-Sébastien Perreault.
05:25Je crois qu'il n'y a pas, derrière, Louis disait,
05:27il n'y a pas qu'une caisse de résonance.
05:29Derrière, il y a des agents d'influence.
05:30C'est-à-dire qu'il y a aussi des opérations d'États étrangers,
05:33à commencer par la République islamique d'Iran.
05:35Vous connaissez Emmanuel Razavi,
05:36l'auteur de ce livre sur la face cachée des Mollahs,
05:38et qu'il décrit très bien ces interventions-là.
05:41Et c'est tout sauf négligeable.
05:43Ça fait 30 ans qu'ils ont déployé cette stratégie-là.
05:45Il y a même une force qui est consacrée, la force Al-Quds,
05:47qui avait été créée à l'époque par l'ayatollah Khomeini.
05:50Et c'est le cas aux États-Unis, c'est le cas au Royaume-Uni,
05:53c'est le cas dans un certain nombre de pays européens,
05:55et c'est le cas en France.
05:56Parce que derrière, il y a aussi des financements.
05:59Il faudrait peut-être des enquêtes un peu plus sérieuses
06:01pour regarder qui est en contact avec l'ambassade d'Iran à Paris,
06:04qui, d'ailleurs, sur les plateaux de télévision,
06:06parfois, pourrait être considéré comme un agent d'influence
06:09parce qu'il est rémunéré.
06:10Parfois, ça peut être via d'autres régimes.
06:12Il y a des partis politiques ?
06:13Il y a l'Algérie, par exemple, qui travaille
06:15via un certain nombre de partis politiques.
06:16Quand la France insoumise soutient le FPLP,
06:18le Front populaire de libération de la Palestine,
06:21qui est classé comme un mouvement terroriste,
06:23c'est sur le FPLP que l'Iran s'appuie
06:26pour, effectivement, faire des campagnes d'influence en France.
06:30Et vous vous souvenez, comme moi, l'année dernière,
06:31les Insoumis se battaient pour faire venir des militants du FPLP
06:35dans les universités françaises.
06:36Donc, arrêtons de croire que tout ça se passe par génération spontanée.
06:39Il y a, bien sûr, des étudiants qui se préoccupent,
06:42et c'est parfaitement légitime,
06:44du sort et de la cause des Palestiniens,
06:47mais bien souvent, c'est autre chose qui se joue en réalité.
06:49Dernier mot, Éric Revelle ?
06:50Oui, regardez, par exemple, les enseignants
06:53qui sont invités à l'Institut de la Boétie
06:55qui est l'institut de formation de LFI.
06:57Vous allez voir, c'est absolument hallucinant.
07:00Il y avait un prof qui avait été, je crois que c'était un Suédois
07:02ou un Norvégien, qui expliquait dans un de ses livres
07:04comment faire une bombe, par exemple.
07:05Donc, tout ça est documenté.
07:08André Asselineau, c'est classique.
07:09Mais là où il y a un sujet de manipulation,
07:12c'est que moi, je ne suis pas contre qu'on s'empare de sujets
07:15comme celui de la Palestine, si on pouvait débattre.
07:17Si on pouvait débattre, pourquoi pas à l'université
07:20ou pourquoi pas dans une automne à Sciences Po ?
07:21Mais comme ils sont manipulés, en fait,
07:23ces grands défenseurs de la liberté des autres
07:25ne sont pas pour la liberté d'expression.
07:27En fait, ce qu'ils ne veulent surtout pas débattre,
07:29ils veulent imposer parce qu'ils sont manipulés,
07:31la plupart d'entre eux, pour ça.
07:32Colonisation mentale.
07:33Exactement.
07:3418h30, l'heure du rappel des titres de l'actualité
07:36sur CNews et Europe 1 avec Adrien Spiter.