00:00— C'est la stupéfaction et c'est l'effroi, même si les premières rumeurs, les premières annonces non officialisées
00:07datent maintenant d'hier en toute fin d'après-midi. Mais désormais, maintenant que c'est officiel, eh bien c'est...
00:13Comment dirais-je ? Un petit peu le chaos, ici, au Liban, parce que Hassan Nasrallah, c'était bien plus que le numéro 1 du Hezbollah
00:22pour une partie de la population. C'était quelqu'un qui représentait le guide. D'ailleurs, on l'appelle parfois le guide suprême.
00:29Je suis ici sur la corniche de Manara, à Beyrouth. On peut apercevoir la mer. Et on peut aussi distinguer toutes les personnes
00:38qu'il y a sur les images de la caméra d'Hortense Gérard. Il ne s'agit que de déplacer, de déplacer du sud de Liban et de déplacer
00:45de Darrier, qui est le fief du Hezbollah en périphérie sud de Beyrouth. Et tous ces gens ont fui les raids israéliens
00:54hier soir et cette nuit pour trouver un refuge en sécurité. Et donc le matin et le soir, ces gens viennent ici. Ils vont tous sans doute
01:03passer la nuit dehors ou alors dans certains hôtels qui avaient encore de la place. On va en parler, justement, des réactions des Libanais
01:11avec Iba. Iba, elle est chiite, francophone. C'est une chance pour moi. Bonsoir, Iba. Vous viviez dans le sud, vous, du Liban, à Nabatye.
01:21Nabatye, qui a été une ville très bombardée par les raids israéliens. Vous êtes arrivée à Beyrouth. Dites-moi d'abord ce que cela représente
01:30pour vous l'annonce officielle par le Hezbollah du 17 août n°1 à San Nasrallah. — En fait, c'est un choc. C'est un jour mélancolique au Liban.
01:41— On est en déni complet. — En déni ? — Oui. On croit pas qu'il ait décédé. — Qu'est-ce qu'il représentait pour vous ?
01:51— Il est notre fierté. Il est notre leader. Il est notre... Il nous représente partout au monde.
02:02— Qu'est-ce qu'il vous apportait, vous, finalement, tous les jours, dans la vie de tous les jours ? Qu'est-ce qu'il représentait à vos yeux
02:07dans votre quotidien ? — C'est grâce à lui qu'on vit avec une dignité. C'est grâce à lui qu'on habite au Sud. C'est grâce à lui qu'on peut
02:23continuer notre vie. Maintenant, même s'il est décédé, un leader ne mort pas. Il est toujours présent. Il va être toujours présent.
02:33Et voilà. C'est ça. — Merci beaucoup, Iba.
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