00:00Alors ce soir à Beyrouth, c'est une situation de grande anxiété, en fait c'est très intéressant de le voir.
00:05Par exemple, nous sommes donc en plein week-end, normalement dans ce quartier il y a énormément de bars qui sont ouverts,
00:11les rues sont bondées et ce soir il n'y a tout simplement personne dans les rues.
00:14Alors forcément, ces frappes d'hier soir, il y a évidemment la mort de Hassan Nasrallah
00:19qui a affecté une grande partie de la population libanaise,
00:22surtout notamment la communauté chiite et les partisans du Hezbollah qui eux sont en deuil.
00:28Le Liban avait créé trois jours de deuil et ensuite il y a le reste de la population qui,
00:33bon, la mort de Hassan Nasrallah ce n'était pas forcément quelque chose qui les rend triste ou heureux,
00:38c'est quelque chose qui s'est produit mais ce qui, par contre, vraiment rend tous les Libanais tristes,
00:42ce sont ces 33 morts pour l'instant, un bilan qui est totalement dérisoire par rapport aux forces des frappes.
00:51On s'attend à un chiffre bien plus élevé, un nombre bien plus élevé,
00:54sachant qu'il y a plus de six bâtiments qui sont complètement tombés.
00:58Donc voilà, il y a une anxiété ici, il y a aussi tout le monde qui reste plus ou moins chez soi
01:04et cette peur du lendemain, personne ne sait exactement ce qu'il va se passer,
01:09tout le monde sait que Beyrouth continuera à être bombardée quotidiennement,
01:13mais où, quand et comment, ça c'est vraiment la question que tout le monde se pose.
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