00:00Et l'actualité internationale nous emmène en Ukraine, où les frappes russes s'intensifient.
00:04Au moins quatre morts ce week-end dans plusieurs localités après les grandes métropoles.
00:07Ce sont maintenant les villes moyennes qui sont visées et plus seulement dans le Donbass, l'ouest de l'Ukraine.
00:11Considérée jusqu'ici comme une sorte de sanctuaire, n'en est plus un.
00:15La Russie fait désormais régner un danger permanent partout.
00:19Olena Dobrianska est ukrainienne, elle partage sa vie entre la banlieue parisienne
00:23où elle a mis ses deux plus jeunes enfants à l'abri,
00:25et le vivre près de la frontière polonaise où ses quatre plus grands ont voulu rester.
00:29Elle s'est confiée à Nikola Tonev.
00:31Toute la famille est morte, la mère est morte avec trois de ses enfants.
00:34Des proches d'Olena, tués lors de l'attaque sur Lviv mercredi dernier.
00:38Quasiment dès l'alerte, les missiles sont tombés, deux ou trois minutes après.
00:41Ils utilisent des missiles balistiques qui arrivent très vite, tu n'as pas le temps de te protéger.
00:45Alors Olena le constate, finit l'insouciance dans sa région.
00:48La guerre, comme dans l'est du pays, impose ses règles.
00:51Lviv était une ville sûre, mais maintenant les gens y sont très disciplinés quand il y a une alerte.
00:55Ils vont dans les abris, il n'y a plus un endroit tranquille dans le pays.
01:00À la campagne, il y a plus de chances de survie, mais de temps à autre, ils touchent aussi un petit village.
01:06Et cette terreur qui s'étend crée des réflexes inattendus, constate Olena.
01:09La plupart de mes amis reviennent en Ukraine, parce que tu raisonnes comme cela.
01:13Si les gens que tu aimes sont en danger de mort, tu ne veux pas rester loin d'eux.
01:17Parce que si ça se trouve, tu n'auras plus beaucoup de temps pour les voir vivants.
01:21Et son plus grand fils de 20 ans est prêt maintenant à aller au front.
01:25J'ai peur. J'ai peur, mais je dirais oui s'il va.
01:29Pour, dit-elle, montrer que la terreur ne tue pas la résistance.