00:00Est-ce que finalement, si ce matin on en est encore à parler, par exemple de Michel Barnier, c'est parce que vous n'avez pas laissé passer votre chance ?
00:08Absolument pas. Si on en est là aujourd'hui, le seul responsable, il s'appelle Emmanuel Macron.
00:13Vous savez, c'est aussi simple que ça. Enfin, je veux dire, il faut arrêter de tergiverser.
00:16Ça fait plusieurs jours qu'on jette en pâture des noms pour faire des galops d'essai, comme il l'a toujours fait.
00:22Un coup à gauche, un coup à droite, pour voir comment on va un peu plus déliter les différentes formations.
00:27Mais que vous refusiez la droite. Très bien, c'est logique. Que vous refusiez Bernard Cazeneuve.
00:31Qu'on explique que Bernard Cazeneuve, comme la folie VFOR, serait une anomalie s'il était choisi.
00:36Mais vous savez pourquoi ? Parce que ce n'est pas une question de casting, c'est une question de politique.
00:39Et comme c'est une question politique et de programme, nous avons fait une résolution, justement, que nous avons adressée,
00:45en rappelant quels étaient les différents points de programme qui étaient attendus.
00:49Et vous savez sur quelle base Bernard Cazeneuve accepterait d'être à Matignon ?
00:53Justement, c'est bien ça. Un des sujets, c'est que nous, aujourd'hui...
00:57Mais Olivier Faure a répondu avant de le savoir.
00:59Mais on a répondu, vous savez pourquoi ? Parce qu'il y a des gens au Parti Socialiste qui ont posé comme a priori qu'il ne fallait pas censurer Bernard Cazeneuve.
01:08Et nous avons répondu en disant, nous ne pouvons pas, a priori, ne pas censurer Bernard Cazeneuve.
01:13Parce que le sujet que nous avons, c'est que nous ne savons pas ce qu'il propose.
01:17Et autre chose, moi je suis quasiment persuadée que cette théorie n'est restée que théorique.
01:25Pourquoi ? Parce que si j'étais Bernard Cazeneuve et qu'on m'avait contacté, que j'avais eu des contacts sérieux pour dire que je pourrais être...
01:32La première chose que j'aurais faite, c'est de contacter déjà le Parti Socialiste, mon ancien parti, et a priori les élus de gauche.
01:39Non, il n'y a eu aucun contact.
01:41Et les élus, même les différents partis de gauche, pour m'assurer de leur soutien avant d'y aller.
01:46Ce n'est pas rien, c'est 193 députés et c'est le premier bloc.
01:50Donc c'est pour ça que je dis, tout ce qui se passe aujourd'hui, c'est un espèce de vaudeville,
01:54où nous avons à l'Élysée quelqu'un qui s'amuse à tester différents noms pour faire exploser justement les différents camps politiques.
02:04Et à la fin dire, vous voyez, il n'y a pas d'autre solution que de continuer tout ce que les Françaises et les Français ont refusé au soir du scrutin du 7 juillet.
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