00:00— Les derniers éléments en notre possession, le dénouement, la nomination du futur Premier ministre est imminente.
00:06On a beau vous parler de Michel Barnier ces dernières heures. Quelle est votre première réaction ?
00:10— Moi, je n'ai pas de réaction à une nomination qui n'est pas encore intervenue. Michel Barnier est un homme qui a des qualités,
00:16qui a une expérience. Et de toute façon, la seule préoccupation que nous devons avoir aujourd'hui, c'est celle d'un gouvernement
00:23qui permette au pays de résoudre les difficultés nombreuses. Et elles sont profondes auxquelles il est confronté.
00:28Donc le seul commentaire doit être dicté par le centre de l'intérêt général. Le reste n'a pas d'importance.
00:36— Est-ce qu'on peut vous appeler M. le Premier ministre ? — Je l'ai été.
00:40— Il semblerait que le fait que le RN censure ou non un potentiel nouveau Premier ministre a beaucoup pesé dans la balance.
00:47Est-ce que vous le regrettez, que le RN ait eu un tel poids ? — Non, mais moi, je vais pas rentrer dans ce type de considération
00:51sur une commentaire. Si je devais faire un commentaire sur la séquence qui vient d'intervenir, je dirais la chose suivante.
00:58Les Français ont été amenés au terme d'une dissolution décidée par le président de la République à exprimer leurs sentiments.
01:05Et ils ont, à l'occasion du vote, uni leurs forces pour qu'un front républicain permette d'éviter l'avènement au pouvoir
01:13du RN. Des électeurs de gauche ont voté pour des candidats de droite. L'inverse est vrai. Et parmi les blocs qui sont
01:21constitués au Parlement, le bloc minoritaire arrivé en tête est celui du Nouveau Front populaire.
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