00:00C'est Caroline, RTL Midi, pour tout comprendre de l'actualité.
00:04Pardon de doucher votre enthousiasme si vous n'attendez que cela,
00:09mais le nom du Premier ministre a priori ne sera pas pour aujourd'hui.
00:13Non, car Emmanuel Macron est attendu en Serbie, visite de deux jours
00:16pour tenter notamment de conclure la vente de douze avions de combat Rafale.
00:19On va y revenir dans quelques instants, vendre des Rafale à un pays
00:23qui est assez proche de Vladimir Poutine et de la Russie,
00:25ça peut poser des questions, on essayera d'y répondre.
00:27Bénédicte Tassar même viendra y répondre à 12h40.
00:31Mais avant ça, le chef de l'État a poursuivi ce matin ses consultations
00:34et parmi les consultés, Renaud Muselier, bonjour.
00:37Bonjour.
00:38Vous êtes le président Renaissance de la région Provençal-Côte d'Azur,
00:40vous étiez donc tout à l'heure à l'Élysée avec votre collègue socialiste
00:43Carole Delga pour rencontrer le président.
00:47Vous allez donc peut-être pouvoir répondre à cette question.
00:50Est-ce que cette quête d'un Premier ministre avance ?
00:52Est-ce qu'on a enfin bientôt un nom pour Matignon ?
00:56En tout cas, ce qui est clair, c'est que le Président de la République, excusez-moi,
00:59a souhaité...
01:00C'est un lapsus peut-être révélateur ?
01:02C'est un lapsus, mais qu'il n'est pas révélateur.
01:04C'est parce qu'en fait, il cherche, il a des pistes...
01:07Il veut pas endosser les deux casquettes, on est d'accord.
01:09Non, non, non, mais ça n'en est pas question.
01:12Donc, il nous a reçus et je pense que c'est aussi intéressant
01:16parce qu'il voit des élus locaux qui sont quand même gros,
01:19qui ont des gros budgets, qui sont tous capés,
01:21qui sont tous expérimentés et qui veulent travailler pour le pays
01:24et qui sont tous contre les extrêmes.
01:25Donc, c'est quand même assez important, même si on est d'origine...
01:28Moi, je suis d'origine de la droite et je suis reconnaissant,
01:30et Mme Nelga est socialiste, membre du Parti Socialiste.
01:33Donc, c'est intéressant d'avoir un échange libre.
01:36On était tous les trois, ça a duré près d'une heure et demie.
01:39Un échange libre, rapide, sans être interrompu.
01:44Et donc, on a abordé le fond, la forme et bien entendu, les équipes.
01:48Il vous donne le sentiment de quoi, le Président de la République ?
01:51D'être un peu paumé, de ne pas avoir de solution ?
01:53Dites-nous la vérité, parce que vous êtes de son camp.
01:55On ne fait pas de politique, on est entre nous.
01:57Personne ne nous écoute, Renaud Mutheli.
01:59On est juste tous les trois, Renaud Mutheli.
02:01C'est vrai qu'RTL, personne n'écoute RTL,
02:03mais vous savez que je n'ai pas la langue de bois, M. Brunet.
02:05Vous le savez.
02:06Est-ce qu'il panique, le Président ?
02:08Non, pas du tout.
02:09Quand même, il n'a pas de solution.
02:11On voit bien que...
02:12Moi, je pense qu'il les a.
02:13Moi, je pense qu'il les a.
02:14Je pense qu'en fait, il a mis en place un système,
02:16un dispositif qui fait, au fur et à mesure,
02:19toute une série de candidats potentiels
02:21qui tombent les uns derrière les autres.
02:23C'est une phase d'écrémage, en fait.
02:25Oui.
02:26Il écrème.
02:27Il écrème ou ça s'auto-écrème, de l'extérieur.
02:29C'est-à-dire, le premier tour de consultation,
02:31d'abord, on a rappelé des faits, des réalités.
02:34C'est-à-dire, le premier tour des législatives,
02:38c'est le Front, enfin, le Rassemblement National qui a gagné.
02:41Le deuxième tour, c'est Lucas Perdu.
02:43Et on voit bien...
02:44Alors, je sais que ça n'intéresse pas forcément nos concitoyens, nos compatriotes,
02:47mais il y a une réalité mécanique et arithmétique
02:49à l'intérieur de l'Assemblée Nationale,
02:51où c'est une présidente du Bloc Central qui a gagné.
02:53Ce n'est pas quelqu'un de gauche.
02:54Donc, la gauche peut nous expliquer toute la journée,
02:56pilotée par l'extrême-gauche,
02:57on a gagné, on a gagné, on a gagné.
02:59Non, ils n'ont pas gagné.
03:00Ils ont perdu mécaniquement et arithmétiquement.
03:04Donc, aujourd'hui, la difficulté qu'on rencontre,
03:07c'est ce que j'ai essayé de lui expliquer,
03:08ce qui change d'habitude,
03:11c'est qu'il y a un pacte de travail
03:15et un pacte parlementaire à trouver
03:17avec, au moins, son groupe majoritaire.
03:19Et puis, en plus, il y a un pacte de non-censure à trouver.
03:22C'est là où la difficulté arrive.
03:24Et donc, il y a un tamisage.
03:26On a l'impression que, finalement, la place n'est pas bonne.
03:29Parce qu'au fond, ça va être très compliqué.
03:32Il doit y avoir des politiques professionnelles,
03:35madrées, qui doivent se dire
03:38« Oulala, Matignon, pour me faire dégager au bout de 15 jours,
03:41j'ai pas du tout... Si jamais on me propose,
03:44je dirais non. »
03:45Et peut-être, d'ailleurs, que la raison pour laquelle Emmanuel Macron tarde tant,
03:49c'est parce qu'il doit y avoir des tas de politiques qui disent
03:52« Oulala, moi, je n'irai pas. Si on me le propose, je n'irai pas. »
03:55Il y a peut-être des gens qui lui disent à Emmanuel Macron
03:57« Non, je ne veux pas que vous me nommiez à Matignon. Je refuse. »
04:00Je ne suis pas tout à fait sûr qu'il y en ait beaucoup qui disent non.
04:02Je suis sûr que, par contre, c'est très difficile.
04:05Ça, c'est évident.
04:06Et, en tout cas, pour tous ceux qui sont madrés,
04:08il faut quelqu'un de madré et d'habile.
04:10Il faut, d'un côté, tenir un gouvernement
04:13et arriver à faire passer des lois au Parlement.
04:15Puis, parallèlement à ça, il faut quand même tenir son administration
04:18et donner un axe à l'administration.
04:19Et donc, ceux qui vont arriver, qui doivent arriver,
04:22ont une responsabilité importante.
04:23Et on ne peut pas prendre des personnes qui ne sont pas madrées.
04:26Et c'est un des débats que nous avons eus.
04:28D'un côté, il y a cette majorité relative du Bloc central.
04:31Et puis, d'un autre côté, c'est comment on décrante ou non
04:34des socialistes qui se dégagent des insoumis.
04:36Et ça, on a abordé ce sujet sur deux points.
04:40Un, la proportionnelle.
04:44Deux, le non cumul des mandats potentiels.
04:47Je veux dire, est-ce qu'il y a des présidents de région
04:50qui veulent aller au sein du gouvernement ?
04:52Ou est-ce qu'il y a des maires, des grandes collectivités qui veulent y aller ?
04:55Si vous les empêchez de garder leur collectivité
04:57avec les risques qui se passent...
04:59Il y a des non ?
05:00C'est vrai que Carole Delga, la présidente socialiste de l'Occitanie,
05:03pourrait y aller.
05:04Vous, le président Renaissance de la région Sud,
05:07vous pourriez y aller.
05:09Ni elle, ni moi, ni personne n'irons
05:11si on est sûr de perdre notre mandat régional.
05:13Qu'on veuille travailler pour notre pays, c'est une chose.
05:16Pour ma part, je ne suis pas candidat.
05:18Carole, dans ce cas-là, nous avons eu la délicatesse
05:20de ne pas parler de nous.
05:21Est-ce qu'il vous a dit à peu près
05:23l'homme ou la femme qu'il allait choisir ?
05:26Et s'il n'y a pas de non, est-ce qu'il vous a dit le profil qu'il cherchait ?
05:30Ça ne se passe pas comme ça.
05:32Très rapidement, une fois qu'on a abordé des problèmes de fonds,
05:36je vais vous expliquer en termes de mécanique
05:38par rapport à l'Assemblée Nationale,
05:39qui est un peu technique, mais qui est éminemment politique en tout cas,
05:42c'est après, toute une série de noms apparaît.
05:45D'ailleurs, Carole Delgade...
05:46Mais ils sont évoqués, ces noms-là ?
05:48Dans l'Assemblée Nationale, toute une série de noms de gauche.
05:50Moi, j'ai donné des noms de droite.
05:52Et puis, on a étudié...
05:53Vous avez donné quoi comme nom ?
05:54Vous, Jean-Louis Borloo, il paraît.
05:55Oui, j'ai parlé de Jean-Louis, mais sans son autorisation.
05:57Donc, j'étais un peu en pâte sur le pont.
05:59Et qui d'autre ?
06:00Je ne sais pas, parce que si j'ai fait cette faute-là pour mon ami Jean-Louis,
06:02j'en m'en excuse.
06:03En tout cas, je ne veux pas donner d'autres, parce qu'après...
06:05Alors, peut-être que vous pouvez nous donner les noms que Carole Delgade a donnés.
06:08Carole Delgade a donné Cas9, bien entendu, Jadot,
06:12quelques responsables de gauche qui sont très proches du PS ou des Verts.
06:16Et donc, on a parlé de ces cas potentiels.
06:20Et là-dedans, on a vu les difficultés que les uns ou les autres amenaient.
06:23Et donc, du coup, ce qui est valable pour les uns est valable pour les autres.
06:28Et on se retrouve avec un entonnoir, en fait.
06:31Et on a quand même des pistes sérieuses.
06:34On a eu trois noms.
06:35Donc, Jean-Louis Borloo, M. Cas9 et...
06:38Xavier Bertrand aussi.
06:39Xavier Bertrand.
06:40Donc, ça fait quatre, puisqu'il y avait aussi Yannick Jadot.
06:42Merci beaucoup, Renaud Muselier, président Renaissance de la région,
06:46Provence-Alpes-Côte d'Azur, d'être passé par les studios d'RTL midi.
06:49Les auditeurs ont la parole.
06:50Très bonne, très bonne radio.
06:52Très bonne radio.
06:53On s'écoute beaucoup, vous savez.
06:54Continuez, s'il vous plaît.
06:55Je ne vais pas lâcher.
06:56Qu'est-ce que va-t-il se passer dans les prochaines secondes ?
06:58Vous êtes au courant, vous ?
06:59Bien sûr.
07:00On va parler de la rentrée littéraire et du premier coup de cœur d'Antoine Leyris,
07:03le nouveau monsieur livre d'RTL, qui a lu le dernier Amélie Notombe et qui est conquis.
07:07A tout de suite.
07:08A tout de suite.
07:09Votre avis compte.
07:10Venez l'exprimer sur RTL au 3210.
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