00:00RTL midi. Agnès Bonfillon.
00:03Accusées de viol en Argentine, les deux rugbymen français Oscar Gégou et Hugo Horadou
00:08ne sont plus en résidence, surveillés. Une remise en liberté sous condition car l'enquête, elle, se poursuit.
00:15On le rappelle, ils ont d'ailleurs l'obligation de rester sur le sol argentin.
00:18Il nie avoir contraint la plaignante à des relations sexuelles.
00:22La jeune femme, elle, maintient ses accusations. Bonjour Thomas Proutot.
00:26Bonjour.
00:26Vous êtes le chef du service police-justice de RTL. Comment la justice argentine justifie-t-elle cette remise en liberté sous condition ?
00:34Eh bien, le parquet de la ville de Mendoza, à l'ouest du pays, là où les faits ont eu lieu,
00:39évoque dans un long communiqué publié hier de franches contradictions dans le récit de la plaignante.
00:44Les magistrats argentins pointent également l'absence de preuves à charge suffisantes.
00:49Ils ajoutent que ne peuvent être ignorées les explications insuffisantes de la plaignante sur divers aspects factuels.
00:56Le parquet de Mendoza cite notamment certains hématomes présentés par la femme comme liés au viol
01:01et que les médecins ont attribué en partie à une maladie dont elles souffrent, sans que soit précisé la nature de cette maladie.
01:07Et il y a enfin ces messages WhatsApp échangés avec une amie par la victime au lendemain des viols et des violences dénoncées.
01:13Après une soirée en boîte de nuit avec deux Français, le message est échangé sur un ton drôle.
01:17Et on le disait, Thomas, la plaignante, en tout cas, maintient ses accusations.
01:20Oui, son avocate a déploré leur remise en liberté.
01:24Hier, on rappelle qu'ils étaient jusqu'ici en résidence surveillée sous bracelet électronique qui leur a été enlevé hier.
01:30Cela va générer des torts et des angoisses encore plus importants à la femme de 39 ans et à sa famille, écrit l'avocate,
01:37qui évoque des craintes pour sa sécurité psychique et physique.
01:41Selon elle, les deux Français n'ont jamais pu répondre à la question de savoir si l'Argentine était d'accord pour avoir une relation sexuelle.
01:47L'enquête, vous le disiez, se poursuit.
01:49Merci beaucoup, Thomas. Vous restez avec nous puisque nous sommes en ligne avec Maître Antoine Vey. Bonjour.
01:55Bonjour.
01:56Vous êtes l'avocat français de ces deux rugbymen.
01:59Tout d'abord, on a envie de vous poser la question, dans quel état d'esprit sont-ils aujourd'hui ?
02:04Ils sont à la fois combatifs parce qu'ils savent que c'est une affaire difficile.
02:10Ils ont complètement collaboré et le plus activement possible avec la justice argentine
02:15pour collecter tous les éléments permettant de démontrer leur innocence.
02:19Et en même temps, ils sont impatients de pouvoir rentrer en France parce que cette affaire opère la rentrée sportive.
02:28Et ils ont tous les deux, évidemment, à cœur de revenir dans leur pays.
02:32Oui, effectivement, c'est une remise en liberté sous condition, on le disait, l'enquête est loin d'être terminée.
02:39Et effectivement, ils ne peuvent pas quitter l'Argentine. C'est quand même assez contraignant.
02:43Alors, quand vous dites que l'enquête est loin d'être terminée, je m'attigne ça en disant quand même que l'enquête a largement avancé
02:49et qu'elle a permis déjà de collecter tous les éléments qu'on peut attendre pour prendre une décision.
02:54Thomas Proutot faisait état de la motivation de la décision du procureur.
02:59Ce n'est pas une motivation au bénéfice du doute.
03:01C'est clairement l'exploitation des vidéosurveillances, des messages audios qui ont pu être saisis,
03:06des expertises, des déclarations de la plaignante et des mises en,
03:11qui permet à ce stade au procureur de prendre une décision qui est quand même un signal très positif
03:17vers la reconnaissance judiciaire de leur innocence.
03:19Pour l'instant, ce n'est pas un non-lieu, on est d'accord, l'enquête continue.
03:23Oui, elle continue, mais elle continue dans un cadre qui, clairement, est favorable aux joueurs.
03:31On ne remet pas des gens en liberté et on ne prend pas ce type de communiqué au niveau du parquet
03:36si on n'attribue pas de la crédibilité à leur parole.
03:39Et quelles sont les prochaines étapes que vous attendez avec vos clients, Maître V ?
03:44Une des étapes qui doit avoir lieu, qui n'a toujours pas pu se réaliser,
03:47c'est l'expertise psychologique et psychique de la cliente.
03:50On espère qu'elle pourra être conduite cette semaine ou du moins très très rapidement.
03:54Et puis après, il y a des témoins secondaires qui n'ont pas pu être entendus
03:57mais qui ne feront qu'avaniser les preuves qui ont déjà été collectées.
04:01Donc on espère que dans les prochains jours et dans les prochaines semaines au plus,
04:04on pourra représenter une demande de méroimmise en liberté
04:08qui leur permettra cette fois-ci de revenir en France.
04:11Thomas Proutot.
04:11L'avocate de La Plaignante évoque un consentement qui n'a pas été donné,
04:15en tout cas que les deux joueurs français n'ont pas pu justifier,
04:18d'avoir demandé à cette femme s'il était d'accord pour cette relation sexuelle.
04:21Qu'est-ce qu'il répond à ça ?
04:23En fait, il y a deux dossiers dans le dossier.
04:24Il y a un dossier judiciaire, si vous voulez,
04:26où on discute devant de magistrats de preuves, d'éléments, conformément aux règles de droit.
04:30Puis il y a un autre dossier qui est une espèce de guerre de communication
04:33sans réserve et sans mesure, dans lequel finalement on peut dire
04:36que la justice argentine est achetée, que les preuves n'existent pas,
04:40qu'un rapport médico-légal qui exclut toute violence finalement la confirme.
04:45Donc dans ce débat médiatique que l'avocate de La Plaignante a décidé d'activer
04:49et qui montre un peu la fragilité de la position de sa cliente,
04:53nous on essaie juste d'avoir une position d'équilibre, de réserve et d'objectivité.
04:58J'ai envie de vous dire, il n'y a pas grand-chose à répondre à ça.
05:02Le parquet y a répondu dans son communiqué, dans la décision qu'il vient de prendre.
05:05Nous on espère que la médiatisation va retrouver une forme d'équilibre
05:10et qu'on ne va pas confondre, si vous voulez, la cause,
05:13qui est une cause louable, entendable des violences faites aux femmes,
05:15avec ce dossier qui est un dossier qui est fragile et qui ne correspond pas à la réalité.
05:20Donc je le dis avec fermeté,
05:22tous ceux qui contribuent à la défense des joueurs
05:24sont absolument convaincus de leur innocence
05:26et dans ce cadre on ne peut pas laisser prospérer des accusations de ce type.
05:30Merci beaucoup Maître Antoine Vey d'avoir été l'invité de RTL Midi.
05:35Je rappelle que vous êtes l'un des avocats des deux rugbymen actuellement en Argentine
05:39et donc accusé de viol remis en liberté hier.
05:44Dans un instant nous allons parler d'un métier que l'on ne connaît pas toujours.
05:47Vous les voyez ces hommes en kaki avec des véhicules jaunes dans les massifs forestiers.
05:52On connaît bien les sapeurs-pompiers, un peu moins les forestiers-sapeurs
05:55et pourtant c'est un maillon essentiel de la chaîne dans la prévention des incendies.
06:00On en parle dans un instant, à tout de suite.
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