00:00Nous sommes ici réunis au Conseil National du Parti Communiste Français.
00:05Je peux vous dire une chose, c'est qu'il y a énormément d'impatience chez nous
00:09pour trouver une issue, une solution la plus rapide
00:12afin que le nouveau Front Populaire puisse proposer une solution.
00:15Nous sommes très inquiets des manigances du Président de la République
00:18qui est en train, là, de créer les conditions de conserver le pouvoir
00:22alors que les Français ont exprimé une colère énorme contre sa politique.
00:25Et donc il y a urgence pour nous à trouver une solution.
00:29Il y a depuis quelques heures une situation de blocage
00:32où nous n'arrivons pas à trouver une entente
00:35entre les propositions issues de la France Insoumise
00:38ou celles du Parti Socialiste.
00:40Et donc il y a quelques heures, la nuit dernière,
00:47nous avons essayé de trouver une autre voie
00:50qu'un Premier Ministre issu de ces deux formations politiques
00:57et qui ferait consensus.
00:59Et donc ces propositions sont en discussion.
01:02Parmi celles-là, j'ai effectivement proposé la candidature d'Huguette Bellot
01:07parce que nous la connaissons bien.
01:09Elle a fondé le groupe GDR à l'Assemblée Nationale
01:12avec Marie-Georges Buffet.
01:14Elle a une expérience de députée.
01:16Elle connaît le Parlement.
01:17Elle est respectée.
01:18Son autorité est respectée.
01:20Et surtout, elle est présidente d'une région
01:22qui traverse des difficultés fortes en termes de services publics,
01:27en termes de logement, de précarité de l'emploi.
01:31Elle relève ces difficultés avec beaucoup de dignité.
01:36Elle se bat.
01:37Et donc, à la tête de notre République,
01:40pour présider un gouvernement très large,
01:42pour construire des majorités,
01:44je pense qu'elle pourrait avoir ces compétences-là.
01:47Maintenant, ça ne veut pas dire que c'est fait.
01:50Moi, je suis respectueux du travail de consensus auquel nous sommes attachés.
01:55Et donc, j'espère que ça puisse être une solution pour nous,
02:02pour la France, pour la République.
02:05C'est le débat que nous allons avoir dans les heures qui viennent
02:07puisque les discussions vont reprendre.
02:09En tout cas, pour moi, qui ai ici place du colonel Fabien,
02:13c'est une proposition que nous soutenons officiellement
02:17comme une solution possible.
02:19Possible, parmi d'autres.
02:21Justement, monsieur Roussel, ce nom du Guette-Bellot,
02:24est-ce que ce nom fait consensus dans tout le NFP ?
02:28Ou par exemple, le Parti Socialiste peut-être n'est pas d'accord avec ce nom ?
02:32Mais ça, je ne peux pas vous le dire à l'instant
02:35puisque nous allons nous voir dans les heures qui viennent
02:39pour parler de cette possibilité.
02:42Je pense d'abord que le Parti Socialiste,
02:45comme la France Insoumise, qui défendent chacun leur proposition,
02:50doivent dire, eux, si cette proposition leur va
02:54ou s'il reste sur la leur.
02:57Donc, moi, je souhaite qu'on puisse avancer ensemble.
03:00C'est surtout ça qui est important.
03:02On a toujours travaillé au consensus.
03:04Donc, regardons si on peut, de cette manière-là, y arriver.
03:08En tout cas, ce que je sais, c'est que ça peut paraître long pour nos concitoyens.
03:12Mais c'est peut-être en travaillant comme ça, sur le consensus,
03:16qu'on peut avoir l'union la plus solide.
03:19Parce que, forcément, ça va être difficile.
03:22Moi, je le dis depuis le début.
03:23Quand on a une majorité très relative,
03:25pour construire des majorités avec d'autres, ça va être difficile.
03:29Ce que je sais, c'est qu'une personnalité comme Huguette Bellot,
03:33qui préside une région,
03:35qui a su travailler avec d'autres,
03:38dans la diversité des opinions,
03:40aurait cette capacité à construire des majorités,
03:44à parler avec le Président de la République,
03:46qu'elle connaît bien, puisqu'elle est présidente de région.
03:49Et le Président réunit régulièrement les présidents de région.
03:52Je sais qu'elle est assise, souvent, pas loin de lui,
03:55qu'ils se parlent beaucoup.
03:57Et, franchement, je ne vois pas le Président de la République
04:00balayer d'un verre de main cette proposition.
04:02Ce serait d'un irrespect total,
04:05non seulement des urnes,
04:06mais de cette personnalité républicaine.
04:10Vous allez vous réunir dès ce soir,
04:12avec vos partenaires du Nouveau Front Populaire,
04:15pour discuter cette proposition ?
04:17De celle-ci et de toutes les autres.
04:19Parce qu'encore une fois, je vous dis,
04:21ce n'est pas une proposition seule,
04:23c'est celle que nous avons formulée.
04:25J'en ai parlé avec Emmanuel Bompard,
04:27puisque Emmanuel la connaît aussi très bien.
04:33Et donc, nous allons voir si d'autres propositions émergent.
04:38Et, parmi celles-ci, celles qui arrivent à faire consensus.
04:42Nous sommes, quand même, et j'y suis,
04:44moi encore attaché au consensus,
04:46à l'unité de notre rassemblement.
04:50Est-ce que vous êtes optimiste sur l'idée d'aboutir
04:53avant le début de la semaine prochaine ?
04:55Quand on est communiste, on est optimiste.
04:59Je veux avancer avec confiance, avec optimisme.
05:04Et, encore une fois, j'alerte et j'interpelle.
05:07J'interpelle le Président de la République.
05:09J'interpelle les députés de sa majorité.
05:11Si nous arrivons à proposer une telle personnalité,
05:14prenez garde à ne pas sous-estimer
05:19l'impact que cela puisse avoir dans l'opinion.
05:22Les Français veulent que ça change.
05:24Les Français veulent que ça change.
05:26Quand on arrive à faire une telle proposition,
05:28si elle nous unit,
05:30ils prendraient un très grand risque de dire
05:32« Nous ne les laisserons pas gouverner.
05:34Nous ferons des motions de censure. »
05:36Ce serait extrêmement grave.
05:38Le peuple s'est exprimé.
05:40Il n'y a pas de majorité absolue,
05:42mais il y en a une qui a émergé.
05:44Faible, certes, mais ça crée un chemin
05:46pour travailler à des réponses pour notre pays.
05:48Pourquoi ne pas se ranger derrière Olivier Faure
05:50pour une candidature de Premier ministre ?
05:52J'ai défendu la candidature d'Olivier Faure.
05:56Parce que le Parti socialiste, à travers Olivier,
06:00a une candidature qui parle à tous les territoires.
06:04Il a de l'expérience et des compétences.
06:06Il n'y a aucune volonté de mettre de côté
06:11cette proposition qui est sur la table,
06:13encore aujourd'hui.
06:15Encore une fois, je dis qu'il faut réussir
06:18à parvenir à un consensus.
06:20La proposition de Biguette Bello,
06:22c'est une proposition que nous faisons
06:24comme une proposition permettant
06:26de rassembler tout le monde et d'unifier.
06:28Je propose que ce soit discuté,
06:34et nous verrons bien.
06:36Il nous faut sortir par le haut.
06:38Maintenant, chacun est face à ses responsabilités.
06:40Je crois que ni le Parti socialiste,
06:44ni la France insoumise ne peut dire
06:46c'est nous ou rien.
06:48Là, c'est une situation qui bloque.
06:52Personne ne peut mettre de veto.
06:54Avançons et travaillons.
06:57Il y a des pays où les gouvernements
06:59sont sortis au bout de plusieurs semaines,
07:01voire plusieurs mois.
07:03Ce n'est pas ce que je souhaite pour la France.
07:05Mais que l'on nous donne quelques heures
07:07pour y travailler et faire une proposition sérieuse
07:09que personne ne pourrait refuser,
07:12ou en tout cas rejeter,
07:14c'est quand même la moindre des choses
07:17Est-ce qu'on assiste aujourd'hui à la fin de la Macronie ?
07:21Je ne parle pas comme ça.
07:23Je ne pense pas que l'on puisse parler comme ça.
07:26La majorité présidentielle a perdu près de 90 députés.
07:32Sa politique est rejetée.
07:34C'est un acte, c'est clair.
07:37Lui doit l'entendre.
07:40Mais j'ai aussi la modestie de dire
07:42que beaucoup de députés du Nouveau Front populaire
07:44ont été élus grâce au désistement
07:46de candidats de la majorité présidentielle.
Commentaires