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  • il y a 2 ans
Mettez vous d'accord avec Rhany Slimane, Virginie Le Guay, Geneviève Goëtzinger , Jérôme Dubus

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2024-07-10##

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Transcription
00:00C'est parti pour un Mettez-vous d'accord avec nos quatre débatteurs ce matin, on reviendra
00:12notamment sur, par exemple, les déjeuners sur Freeze et Secrets d'Edouard Philippe par exemple,
00:19avec Marine Le Pen, oui mais on verra qu'il a eu d'autres déjeuners et qu'il y en a d'autres
00:24qui se sont organisés, vous êtes très informés Jérôme Dubus, c'est parfait,
00:27vous allez nous en dire plus, c'est formidable, et puis on reviendra sur la pression que met le
00:32Front de Gauche, le Front Populaire sur le Président de la République pour qu'enfin il
00:36se décide à convoquer ou à désigner un nouveau Premier Ministre, le cas échéant, pour la
00:41Constitution en tout cas, ne lui impose pas, et puis on verra bien qu'est-ce qu'il est possible
00:46de faire, et puis Edouard Philippe a fait une proposition hier justement d'une coalition,
00:50un accord technique, dit-il, entre LR par exemple, et puis ensemble. Avec nous Virginie Legay,
00:57de France Télévisions, France Info TV, merci de votre présence, Rani Slimane, militant de
01:04Quartier Populaire à Montpellier, cofondateur de l'association Force Populaire, Geneviève
01:09Götzinger, présidente de l'agence Images, on a eu un passé commun, France Inter, vous avez été
01:15journaliste vous aussi, et Jérôme Dubus, membre du pôle ID d'Horizon, on va commencer avec vos
01:21coups de coeur et vos coups de gueule, Rani. Oui alors moi je commence avec quelque chose
01:25de absolument pas politique, parce que je pense comme beaucoup de monde on commence un peu à
01:28souper de tout ça, il y a les Jeux Olympiques qui vont avoir lieu, ça a été un petit peu oublié,
01:35et en fait on a des athlètes assez extraordinaires, il y a une nouvelle discipline qui fait son
01:39apparition qui est le breakdance, et on a un immense champion issu d'une grande ville qui
01:43s'appelle Montpellier, où les gens sont formidables, il s'appelle Khalil, et moi je l'ai connu tout
01:48jeune, vraiment tout jeune, et là c'est une grande chance de médaille pour la France,
01:52c'est un danseur extraordinaire, c'est un grand artiste, et je voulais juste célébrer à travers
01:58lui tous nos athlètes, notamment des... C'est du sport le breakdance ou c'est de la danse ? Alors
02:03là c'est un long débat, je pense qu'on n'a pas deux heures, mais moi personnellement je considère
02:07que c'est un art, pas un sport, mais en tout cas c'est comme ça mis chemin, c'est rentré en tant
02:11que discipline olympique. Mais du coup, pardon, je fais un peu de plaisir, qu'est-ce que c'est pas
02:14un peu démago, le karaté qui est un vrai sport, le voilà disparu à cause du breakdance, il n'y
02:19avait pas la place pour les deux à la fois. Eh bien écoutez, moi je pense qu'il y avait de la
02:22place pour tout le monde, mais je ne suis pas au CIO et vous non plus, donc on n'a pas trouvé le
02:25choix. Mais en tout cas, vous-même vous dites que c'est de l'art plutôt que du sport. Non,
02:30c'est de l'art avec une grande dimension, je vous inviterai, moi je suis enceint pratiquant,
02:34je vous inviterai, on va voir si c'est pas du sport, on verra si c'est pas du sport, mais en
02:38tout cas c'est... Le karaté ou le breakdance ? Les deux, les deux. Vous pratiquez les deux ? J'ai
02:43fait un petit peu de karaté depuis jeune aussi, mais surtout de la danse, et Kalis qui est
02:48extraordinaire, c'est quelqu'un qui du coup a un parcours, et là il a repris ses études de
02:53médecine, il est en deuxième année, il sera un grand médecin, et donc ça fait plaisir de voir
02:57cette jeunesse des quartiers populaires qui bouge. J'espère qu'il va gagner et qu'il va amener une
03:00médaille d'or. Une médaille d'or pour la France bien sûr. Jérôme Dumus, on reste avec vous,
03:03avec un coup de coeur dans le sport. Ah non, c'est un coup de coeur, malgré la défaite,
03:08c'est un coup de coeur à Didier Deschamps. Moi aussi j'en ai un peu soupé de la politique,
03:14mais on va parler que de ça pendant une heure, donc préparons-nous. Il faut s'y préparer,
03:19mais en réalité Didier Deschamps, l'équipe de France a échoué hier, tout le monde le sait,
03:23c'était attendu parce que l'Espagne est largement au-dessus. Bien sûr, l'Espagne a gagné tous ses
03:29matchs depuis le début de cette compétition. La France, on a bien vu que c'était un peu
03:33cas-en-cas, c'était un peu difficile en poule de qualifications, puisqu'elle a terminé deuxième
03:38derrière la Suisse, avec deux matchs nuls, quand même un peu difficile, et on a bien vu que l'Espagne
03:44était au-dessus du lot. Donc Didier Deschamps, son parcours, il est arrivé en 2012 comme entraîneur
03:49de l'équipe de France de football, il est là théoriquement jusqu'en 2026, et moi je trouve
03:55qu'il a été un très grand entraîneur. Il y a un petit côté dans votre coup de coeur, on l'embrasse,
04:01on le remercie, mais en gros s'il pouvait commencer un peu à dégager... J'ai entendu hier soir les
04:08supporters réclamer l'arrivée de Zinedine Zidane à la tête de l'équipe de France. Et ce matin,
04:13Mauricio Cornickeur, football de l'été sur Sud Radio, disait chez Benjamin Maiglaise... Bon, au revoir,
04:18il faut qu'il sorte... Je ne sais pas ce qui se fera en tout cas. Moi je trouve qu'il a été un grand entraîneur,
04:23il a gagné la Coupe du Monde en 2018, il a mené l'équipe de France en finale au Qatar en 2022,
04:30quatre ans plus tard. Il n'a pas eu de très bons résultats en Coupe d'Europe, c'est vrai.
04:35On a été sorti en 2021 de manière un peu bizarre par la Suisse.
04:41Il était présent, mais peut-être qu'il y a eu une certaine usure, au bout de douze ans,
04:48c'est possible. Je reste sur ma position initiale, je pense qu'il a été le meilleur entraîneur de
04:58l'équipe de France de football que je n'ai jamais vu. Donc chapeau pour lui.
05:05Jeune Vieve, alors, coup de gueule, coup de coeur ?
05:08Alors, c'est une info en fait, et je dirais plutôt un coup de coeur quand même, parce que je pense que c'est une bonne décision.
05:16Hier, Kémy Séba a perdu sa nationalité française.
05:19Il faut rappeler qui est Kémy Séba ?
05:20Alors, Kémy Séba c'est un activiste, suprémaciste noir, qui tient des discours très violemment anti-français.
05:28Raciste, anti-blanc ?
05:29Il a été condamné pour des propos racistes à plusieurs reprises, disons-le, donc c'est une réalité.
05:36Et je pense qu'il y a un moment où il faut savoir se faire respecter, et il faut prendre la mesure des enjeux aussi.
05:43Bien évidemment, il n'a pas perdu sa nationalité parce qu'il se bat contre le néocolonialisme ou je ne sais quoi.
05:49Tout le monde a le droit, dans ce pays, d'avoir tous les combats qu'il veut.
05:53Soyons très clairs, parce que là, on entend ça...
05:55Tant que c'est intellectuel et qu'on n'insulte pas les autres, c'est ça que vous dites ?
05:58Tant qu'on n'insulte pas les autres, tant qu'on ne se bat pas contre son pays, en fait.
06:04Et lui se bat contre les intérêts de son pays avec des financements qui ont été démontrés par Jeune Afrique et par Die Welt lors d'une enquête, d'une vraie enquête, en 2018-2019.
06:18Il aurait reçu, ou il aurait reçu, d'après ces deux journaux, 440 000 euros de la part de Wagner.
06:24Récemment, ce printemps, voilà, Ministre Rousseau-Poutine, récemment, il a inventé, parce qu'il invente beaucoup, c'est le roi de la fake news,
06:34il a inventé que des troupes françaises seraient basées au Bénin et utiliseraient des légionnaires noirs pour faire croire qu'il s'agit de soldats béninois.
06:44Donc c'est un vrai déstabilisateur.
06:47Wagner est spécialiste des mensonges sur l'Afrique.
06:48Absolument.
06:49Ils ont accusé les troupes françaises de meurtres qu'ils n'avaient pas commis.
06:53Tout à fait. Donc son objectif, c'est de salir l'image de la France, partout.
06:56Donc le coup de cœur, c'est pas pour Kémy Séba, mais c'est bien pour la décision de justice de ces gens de nationalité.
07:01C'est la décision absolument du Conseil d'État, publié hier, donc, au journal officiel, de perte de nationalité.
07:09Il est important de se faire respecter, il est important de prendre enfin la mesure de l'enjeu de déstabilisation au Sahel et dans toute l'Afrique,
07:17de ces discours anti-français absurdes, fondés sur de véritables fake news,
07:21mais qui, malheureusement, via les réseaux sociaux, font de véritables ravages.
07:25Geneviève Götzinger, qui est une grande...
07:26Mais lui, il avait la double nationalité ?
07:27Absolument. Sans ça, il n'aurait pas pu perdre la nationalité française.
07:30Franco-béninois.
07:32Ah, béninois, c'est ça. D'accord.
07:34Geneviève Götzinger, spécialiste de l'Afrique, maintenant.
07:36Non mais pourquoi est-ce qu'on a mis autant de temps pour qu'il perde sa double nationalité ?
07:38J'avoue que...
07:39Ben voilà la question, en fait.
07:40Il y a des lois, il y a des procédures.
07:43Ben oui, c'est long.
07:44Pendant ce temps-là, les fake news continuent.
07:45Mais le Conseil d'État a tranché, finalement.
07:46Ah d'accord, mais c'est très long.
07:48Oui, mais vous ne voulez pas vivre en dictature, Jérôme.
07:49Ce n'est pas vous qui avez...
07:50Non, mais ce n'est pas une dictature.
07:51Le fait d'accélérer les procédures judiciaires, je suis désolé, ce n'est pas une dictature.
07:54Non, non, j'entends bien.
07:55Mais là, pourquoi les accélérer ?
07:56Je ne suis pas comme Ségolène Royal, qui trouvait que la justice chinoise était exceptionnelle.
08:00Alors Virginie Le Guay, vous allez nous ramener à la politique française.
08:04Et oui, c'est ma discipline, ma petite discipline à moi.
08:06Donc j'y reviens, malheureusement ou heureusement, je ne sais pas.
08:09Et moi, aujourd'hui, mon coup de gueule, en fait, il concerne l'ensemble de notre classe politique française,
08:17qui, je trouve, n'a pas du tout été à la hauteur des résultats du second tour.
08:20Si je résume rapidement la question première qui a été posée aux électeurs qui se sont déplacés pour le second tour,
08:28et ils ont été très nombreux à se déplacer,
08:29c'était, est-ce que vous voulez une majorité absolue pour le Rassemblement national ?
08:33Ils ont répondu non.
08:34Pour autant, leur réponse électorale était beaucoup plus équilibrée que ce qu'on pouvait attendre.
08:39D'ailleurs, personne n'avait imaginé l'ordre d'arrivée.
08:42Et il y a effectivement le groupe du Nouveau Front populaire qui est arrivé en tête,
08:46d'une courte tête, suivi par Ensemble, qui s'en sort pas si mal,
08:49et suivi par le Rassemblement national, qui est le seul de ces trois blocs qui ne forment qu'un seul parti,
08:55et qui a aujourd'hui le plus grand nombre de députés dans l'opposition.
08:59Et ce que je vois depuis le deuxième tour,
09:02c'est que face à cette attente des Français d'une forme d'entente,
09:05d'une forme de se...
09:06On se débrouille pour passer sur nos désaccords, pour gouverner,
09:10on se débrouille, même si on s'est dit beaucoup de mots peu aimables aux européennes et à la législative,
09:14on se débrouille pour se serrer les coudes et assumer nos responsabilités.
09:18Mais qu'est-ce qu'on voit ?
09:19Pardonnez-moi, mais on voit la France insoumise parler haut et fort,
09:23et dire, nous on revendique Matignon, on revendique Bercy, c'est pour nous,
09:27c'est à personne d'autre, et on voit tous les partis faire quasiment de même,
09:30et on voit la droite qui dit, ah non, nous, pour l'instant on ne veut pas d'alliance avec Emmanuel Macron,
09:33qu'on le combatte depuis 7 ans.
09:34Et donc finalement, qu'est-ce qu'on fait ?
09:36Alors, le qu'est-ce qu'on fait, ce sera peut-être notre première question.
09:39Mais je crois que vous me faites des gros signaux, monsieur, je me trompe trop !
09:42Il y a une petite page de publicité, il faut bien vivre,
09:45et on se retrouve à 11h, tout de suite, vous tous, et vous relancerez ça.
09:50Virginie, à tout de suite !
10:00Virginie Sliman, Geneviève Götzinger et Jérôme Dubus,
10:04alors, je voudrais comprendre, Virginie, ce qui vous tracasse à ce point-là,
10:07alors même qu'on est en train de changer de culture politique,
10:10on le voit bien, et qu'on revient à une forme de parlementarisme,
10:14et au fond, vous avez l'air de le dénoncer,
10:17alors même qu'au fond, c'est un peu ce que les électeurs ont souhaité, les citoyens français,
10:22les électeurs ont dit, bah voilà, 3 blocs, presque également minoritaires,
10:26minoritaires, voilà, et il faut discuter pour s'entendre, maintenant.
10:30Et bien, ce que je dénonce, ce n'est pas le résultat des électeurs,
10:33au contraire, je le salue, en disant que c'est un résultat que j'ai trouvé, pour ma part,
10:36très modéré, face à la tension qui a régné tout au long de cette campagne des législatives.
10:41Ce que je dénonce, c'est l'attitude de la classe politique face à cette nouvelle donne,
10:45c'est leur façon de dire, c'est moi, pas les autres,
10:47je rappelle que globalement, tout le monde exclut le Rassemblement National,
10:51une partie des autres exclut la France Insoumise,
10:54et finalement, on n'arrive même pas à s'entendre entre modérés,
10:57et personne, jusqu'à présent, ne fait le moindre pas vers les autres,
10:59c'est ça que je dénonce, c'est exactement ça,
11:01c'est leur irresponsabilité, leur, je trouve, infantilisme, leur égo,
11:08leur prétention face à ce que demandent les électeurs,
11:11les électeurs, finalement, et j'en termine, ils ont imposé,
11:14à l'Assemblée Nationale, une forme de proportionnel,
11:17avec le scrutin unilominal à deux tours, malgré le scrutin unilominal à deux tours,
11:20et que ce qu'on leur dit face à ça, ah bah non,
11:22moi, je représente 70 députés, je veux gouverner le pays.
11:26– Il y en a qu'un qui parle comme ça, c'est Mélenchon.
11:28– Pas que lui, malheureusement, pas que lui, malheureusement,
11:30lui et ses troupes, effectivement, parlent comme ça,
11:33mais la droite dit, ah non, nous, les macronistes, c'est affreux,
11:37c'est nos ennemis, personne ne veut prendre l'initiative de dire,
11:40allez, on y va, on se met au boulot, on essaye de trouver des points d'accord,
11:43et on les applique le temps qu'il faudra pour diriger le pays,
11:47après tout, il s'agit de ça.
11:48– Alors, moi, j'ai des retours de gens qui vivent dans un régime parlementaire,
11:52qui est en Espagne, à Madrid ou à Barcelone, et qui sont choqués
11:56de la position de certaines coalitions potentielles
11:58qui sont arrivées numériquement derrière, et qui veulent court-circuiter,
12:03enfin, qui ont la vaude de court-circuiter le résultat.
12:05– Il n'y a pas besoin d'aller chercher les Espagnols pour dire que ce n'est pas ça.
12:07– Mais non, mais… – Personne ne veut court-circuiter le résultat,
12:10il n'y a pas de majorité absolue qui a soulevé.
12:12– Oui, non, si, dans un régime parlementaire, comme en Allemagne,
12:18comme en Espagne, comme partout, il y a la coalition qui est arrivée en tête,
12:22doit se mettre d'accord.
12:23Si elle ne se met pas d'accord, il y a une deuxième potentielle coalition,
12:25voire une troisième, voire une quatrième, qui fera la suite.
12:26Mais il y a un ordre d'arrivée qu'il faut respecter.
12:29– Mais c'est quoi l'ordre d'arrivée ?
12:30– L'ordre d'arrivée, je ne sais pas si vous l'avez vu,
12:33vous n'êtes peut-être pas au courant, mais le Front Populaire est arrivé…
12:35– Mais le nouveau Front Populaire, c'est artificiel, c'est un cartel électoral,
12:39ils ne s'entendent sur rien, ils ne sont d'accord sur rien.
12:41– Donc, vous êtes content qu'on soit dans un régime parlementaire,
12:46et lorsque il y a un régime parlementaire qui se met en place…
12:48– Je n'ai jamais dit que j'étais d'accord pour un régime parlementaire,
12:50moi je suis satisfait de la Vème République,
12:52je la défendrai jusqu'à ma mort.
12:56– Je suis complètement d'accord, moi aussi je suis très pro-régime parlementaire.
13:00– En tout cas, ce qu'il y a, c'est que, vous l'avez dit,
13:03la force est au Parlement maintenant, c'est un fait, qu'on soit d'accord ou pas.
13:06– Mais pas du tout, c'est le président du NOM le premier ministre.
13:09– Et donc du coup, c'est les groupes politiques
13:11qui composent la représentation nationale qui se mettent d'accord.
13:13– Mais Rani Schliemann, même si on vous entend,
13:15il y a un truc qui m'interroge quand même,
13:17parce qu'à l'heure qu'il est, d'abord,
13:20et pour que le président de la République aille désigner ou appelle le cas échéant,
13:25dans l'ordre d'arrivée que vous venez de citer,
13:27il faudrait déjà que ceux qui sont les constitutifs…
13:29– Se mettent d'accord ?
13:29– Ben oui, et pour l'instant, ce n'est pas du tout le cas.
13:32– En Belgique, ça a mis deux ans, on peut laisser deux semaines,
13:34on peut laisser deux semaines, c'est ça que vous voulez ici ?
13:36– On va pas attendre que les trois partis de gauche se mettent d'accord,
13:39enfin qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
13:40– Bien sûr que si, on va laisser deux semaines.
13:42– Mais c'est incroyable, vous voulez un régime parlementaire,
13:44mais pas comment ça fonctionne.
13:45– Mais qui veut un régime parlementaire ?
13:46– C'est que ce sont les mêmes qui, aujourd'hui,
13:50mettent la pression sur le président,
13:51qui pour l'autant ne sont pas d'accord pour lui proposer un nom, alors qu'il est…
13:54– Ils sont en train de se mettre d'accord sur ça, on est d'accord.
13:55– Oui, ça on va voir.
13:56– En même temps, mettre la pression sur le président, c'est complètement inéditoire.
13:59– Parce que le président a laissé passer, alors je tiens à revenir sur deux choses,
14:02il a fait laisser passer un certain nombre de ballons d'essai,
14:05notamment sur la question de certains articles de la Constitution des pleins pouvoirs,
14:08ce qui est quelque chose qui a fuité et qui était très maladroit de la part du président,
14:12deuxièmement, pendant la campagne,
14:14et deuxièmement, évidemment, qu'on doit laisser la première coalition arriver en tête,
14:19et si elle n'arrive pas à se mettre d'accord, ce qui est possible.
14:22– Vous répondez pas à ma question.
14:23– Écoutez, que mettons les choses au point ?
14:27Arithmétiquement, la coalition, c'est-à-dire le bloc qui veut gouverner ensemble,
14:32ça peut être deux parties, ça peut être trois parties,
14:34le bloc arriver en tête, c'est ensemble plus LR,
14:38ça fait 230 députés.
14:39– Mais c'est pas un bloc, c'est pas un bloc, c'est la représentation.
14:42– C'est votre choix, mais c'est pas un bloc.
14:43– C'est une coalition, je vous suggère d'être honnête, c'est pas un bloc.
14:46– Je suis honnête, ça fait 230 députés.
14:49– Non, non, non, ils ne veulent pas travailler ensemble.
14:52– Mais on n'en sait rien.
14:53– Les policiers qui ne se sont pas présentés comme un bloc, Renaissance et LR.
14:56– Ils ne veulent pas travailler ensemble, il faut aller les soigner, il faut les soigner franches.
14:59– LR Fondationnale, ça a été un bloc, par contre.
15:01– C'est LR, plus une partie de LR.
15:05Est-ce que je peux terminer sans être interrompu ?
15:06– C'est une construction politique, ça.
15:08– Non, mais c'est compliqué.
15:09Alors, aujourd'hui, ceux qui sont le plus proches les uns des autres, c'est LR plus ensemble.
15:15Je suis désolé, quand on regarde les programmes,
15:17ça pourrait être cohérent au niveau programmatique, ça fait 230 députés.
15:22Peut-être que ça peut aller jusqu'à 240,
15:24parce qu'il y a des divers qui pourraient revenir dans cette coalition.
15:27Donc dire qu'aujourd'hui la gauche, qui est très divisée, qui est d'accord sur rien,
15:31qui a fait un cartel électoral pour sauver les meubles,
15:34– Ils ont sauvé les meubles, très bien, mais ils ne sont d'accord sur rien !
15:37– Ils ont un programme !
15:38– Absolument sur rien !
15:39– Alors, moi je voulais quand même réagir effectivement au coup de gueule de Virginie.
15:45Bon, c'est quand même compliqué ces coalitions,
15:49parce qu'on parle beaucoup de grosses coalitions,
15:51on dit qu'il faut qu'il y ait des coalitions qui se créent, etc.
15:53Mais on parle de l'Allemagne, on parle de la Belgique.
15:56La différence quand même avec l'Allemagne,
15:58c'est qu'en Allemagne vous n'avez pas un président de la République élu au suffrage universel.
16:03Alors qu'en France, vous l'avez, et qu'en fait…
16:05– Et puis il a d'autres pouvoirs, c'est écrit dans la Constitution.
16:08– Oui, mais cette réalité de constitution d'une coalition,
16:11elle se heurte aux ambitions des uns et des autres pour 2027.
16:16Vous êtes aujourd'hui Laurent Wauquiez.
16:19Pourquoi est-ce que vous iriez…
16:20– Il n'en veut pas de la coalition qui a été créée par…
16:22– Voilà, pourquoi est-ce que vous iriez, je m'adresse à Jérôme,
16:25vous êtes Laurent Wauquiez, le candidat a priori des Républicains en 2027,
16:30pourquoi est-ce que vous iriez…
16:31– C'est pas fait.
16:32– Non, c'est pas fait, mais c'est bon, c'est possible.
16:34– Non, c'est moins d'être fait.
16:35– Non, mais vous m'interrompez pas non plus, cher Jérôme.
16:40Donc, vous êtes Laurent Wauquiez, ou vous êtes qui vous voulez…
16:42– Elle vous propose de vous mettre à la place de Laurent Wauquiez, j'ai l'impression.
16:44– Voilà.
16:45– Vous êtes François-Claude, Edouard Philippe.
16:47– Voilà, non mais parce que vous avez parlé des Républicains.
16:51Vous êtes Laurent Wauquiez, ou vous êtes un prétendant des Républicains
16:55à l'élection présidentielle,
16:56pourquoi est-ce que vous allez aller filer un coup de main à Emmanuel Macron
17:00pour finir son tic-tac ?
17:01– Parce qu'il s'agit de la France, il s'agit de faire fonctionner la France
17:04et que les Républicains ont toujours été un parti de gouvernement
17:07qui a pris ses responsabilités chaque fois qu'il le fallait.
17:09– Oui, oui, oui, oui, pardon.
17:11– Se mettre dans l'opposition, moi je veux bien, mais c'est totalement factice.
17:13– Jérôme…
17:14– Moi je discute avec des gens des Républicains, on est d'accord sur tout.
17:17– Je finis d'appeler, je vous réponds, faire fonctionner la France.
17:20Non, ça ne fera pas fonctionner la France,
17:21puisque ce sera néanmoins une majorité relative.
17:26Donc, de toute façon, ça ne fera pas fonctionner la France.
17:29Donc, on gardera tous quand même à l'esprit cette question,
17:32pourquoi le président de la République,
17:36qui avait une majorité relative supérieure à toutes les majorités relatives
17:40qu'il essaie d'envisager en ce moment, a détruit sa majorité relative
17:45et se retrouve aujourd'hui à essayer de reconstruire
17:47une autre majorité relative inférieure à celle qu'il avait.
17:50Ça relève de quoi ?
17:52– Vous avez vu que le terme d'irresponsabilité adressée…
17:57– Que je maintiens totalement.
17:59– Ça réagira, parce que là, vous avez piqué au vif tout le monde.
18:03Alors moi, je suis navré, j'avais un coup de cœur,
18:06qui est aussi un coup de gueule,
18:07mais je sens qu'il va falloir que je le ravale,
18:09parce que même vous, alors vraiment,
18:11personne n'a diffusé hier les images de ce décollage,
18:15personne ne s'est intéressé à ce qui est pourtant le grand succès technologique
18:20et même on peut dire économique essentiel pour la France via l'Europe,
18:24c'est celui du vol inaugural, réussi, du tir réussi d'Ariane 6.
18:28Il y aura 29 lancements déjà programmés,
18:31c'est un énorme lanceur, grâce à Ariane 6,
18:34grâce à Arianespace, grâce à nos équipes techniciens,
18:37ouvriers et ingénieurs de l'ESA, l'Agence Spatiale Européenne,
18:40et du CNES, le Centre National Français d'Études Spatiales,
18:43eh bien on retrouve une forme de souveraineté,
18:45c'est-à-dire qu'on dit à Elon Musk,
18:46t'es bien gentil avec ton SpaceX, mais reste chez toi en tout cas,
18:50nous on peut tirer aussi des satellites,
18:51et des satellites stratégiques, pour l'économie notamment,
18:54sans être obligé d'aller les faire tirer de l'autre côté de l'Atlantique.
18:59Eh bien l'air de rien, c'est fondamental,
19:01mais là, personne ne s'y intéresse,
19:03il y a même eu une scène incroyable hier soir,
19:05je regardais ça, je zappais évidemment pour préparer l'émission,
19:08j'étais sur CNews, et Pascal Praud disait à son oeil,
19:11ben on l'envoie quand l'image ?
19:12Et puis tout d'un coup Michel Chevalet se retourne et dit,
19:14ah ben non mais je le vois sur mon portable,
19:15mais ça y est elle est déjà partie !
19:17Vous voyez, c'est vous dire que même la régie technique n'était pas prête,
19:20on va passer à autre chose dans un instant.
19:23C'est un grand succès, vous avez raison.
19:24Ah ben ouais, mais c'est dommage,
19:25parce que c'est l'économie et c'est la réalité
19:27de ceux qui construisent tous les jours,
19:29ouvriers, techniciens, ingénieurs, etc.
19:31Et puis finalement, on a l'impression qu'on s'en fout un peu,
19:34c'est ça mon coup de gueule.
19:35On est dans une période extraordinaire aussi.
19:37Allez, on revient dans un instant,
19:38et on va parler menu d'un grand dîner,
19:41à tout de suite, Sud Radio.
19:49On va voir s'ils se mettent d'accord, Virginie Lepierre,
19:52et Ralye Cinémas,
19:53Machine Béave, Göttinger, et Jérôme Dubus.
19:56Notamment Jérôme,
19:57vous qui êtes du pôle idée d'Horizon,
20:01le parti d'Édouard Philippe.
20:02Alors, vous êtes heureux d'apprendre tout d'un coup,
20:06vous le saviez peut-être déjà,
20:07que votre champion, Édouard Philippe,
20:09est allé dîner avec Marine Le Pen,
20:11c'est choquant ou au contraire ça vous paraît normal ?
20:12Je trouve pas ça choquant du tout,
20:13il y a des tas de gens qui dînent avec Marine Le Pen.
20:1610 millions de voix, 30%,
20:1813 millions de voix à la présidentielle,
20:20et on voudrait ne pas dîner avec Mme Le Pen,
20:23moi je vois pas quel est le sujet.
20:25Pardon M. Dubus, je vous écoute avec beaucoup d'attention,
20:28dîner avec Marine Le Pen,
20:30déjà ça peut poser question.
20:32Un dîner, je vais jusqu'au bout si vous m'y autorisez,
20:35mais un dîner secret, là ça pose doublement question.
20:37Soit on parle avec effectivement tout le personnel politique,
20:40y compris ceux qui sont d'une opposition,
20:42et on le fait à visage découvert,
20:43mais le dîner secret,
20:44et en plus l'explication d'Édouard Philippe que j'ai entendue,
20:47qui me paraît alors là pour le coup sidérant,
20:49qui dit, on a constaté que nous avions des désaccords très profonds.
20:52Super la découverte !
20:53– On a le droit de discuter avec les gens.
20:54– Attendez, ça veut dire qu'ils n'en avaient pas avant,
20:55ils ne le savaient pas, ils l'ont découvert.
20:57– C'est une réaffirmation de désaccord.
20:59– Et puis pardon, parler politique autour de la poire et du fromage,
21:03avec d'autres gens, chez Thierry Solaire,
21:06moi ça me paraît pas très sérieux.
21:07– Thierry Solaire, il faut rappeler qu'il s'est,
21:08c'est un des conseillers officieux du président Macron,
21:11il a été député pour l'OMB en cours,
21:13il a été mis en examen, et il y a quelqu'un qui…
21:16– Mais pourquoi trouvez-vous ça étonnant ?
21:18– Je termine vite Jérôme, je termine vite,
21:19et en plus il me semble moi que cette politique des portes fermées,
21:22mais j'ai la même réserve quand je vois les quatre parties
21:25du Nouveau Front Populaire qui disent,
21:26ah ben non, nous on se réunit dans un lieu secret
21:28parce qu'on ne veut pas de journalistes.
21:29Alors ils sont très contents d'aller sur les plateaux dire,
21:31c'est nous, on veut Matignon, c'est pour nous,
21:33mais les négociations qui patinent et qui sont très longues,
21:35là on les fait portes fermées.
21:36– Au moins, Édouard Philippe, il a eu le mérite de reconnaître
21:39que ça s'était passé.
21:40– Bien sûr, il n'y a pas le choix, il n'y a pas le choix.
21:44– Il a eu le choix, il n'y a pas le choix.
21:46– On doit applaudir les gens qui disent la vérité,
21:48enfin c'est grave quand même.
21:49– Mais il n'avait pas le choix, il aurait dû…
21:50– Moi en tout cas, j'ai une proposition.
21:51– Il y a des gens qui déjeunent ou qui dînent avec Marine Le Pen
21:52qui disent, croix de bois, croix de fer,
21:54je ne l'ai jamais vu.
21:56– Moi j'ai une proposition,
21:57– Il a eu au moins le pole idée d'horizon pour le dire.
22:00– Non, il l'a fait avant, il l'a fait quand il a été fait à compter.
22:02– Si M. Philippe a besoin d'une fiche Bristol
22:04pour savoir qu'il pense quoi, je l'invite à manger avec moi un kebab,
22:07ça prendra un petit quart d'heure et je lui expliquerai qu'il pense quoi.
22:09– C'est vous qui payez l'addition ?
22:10– Avec plaisir.
22:11– Non mais franchement…
22:12– Plus sérieusement, en fait déjà, moi sur Edouard Philippe,
22:16avant l'élection, il avait quand même une certaine aura,
22:18il avait, pourtant ce n'est pas mon bord politique, je ne le cache pas,
22:22mais il avait une certaine aura, une certaine, voilà, quelque chose.
22:25Là, la première position qu'il a prise pendant la campagne,
22:27au deuxième tour avec son Nini,
22:29qui était un marchepied au Front National, très clairement.
22:32– Mais pas de raciste ni d'un côté ni de l'autre.
22:34– Oui, on peut en discuter de qui est raciste,
22:36mais en tout cas, le Nini, ça a été vraiment quelque chose
22:38qui, pour moi, a écrané son image.
22:40Et là, le souci, c'est qu'on passe de marchepied maintenant à passe-plat,
22:44parce que là, ils ont mangé ensemble.
22:46Donc en fait, c'est quoi l'objectif ?
22:47– On a le droit de manger avec les gens,
22:49je crois qu'est-ce que c'est que cette histoire, y compris si c'est Marine Le Pen.
22:52– C'était quoi l'objectif ?
22:53– Ce n'est pas un acte politique de dénier quelqu'un, non ?
22:55– Par contre, l'acte politique, c'est ce qui se dit.
22:58Et moi, je pense qu'on ne mange pas juste pour savoir comment se sont passées les vacances.
23:00– Il y a des tas de gens qui ont mangé pendant des années avec Jean-Marie Le Pen ?
23:04– Non mais alors, attendez, j'ai une question quand même, Rami,
23:07parce que moi, je suis quand même estomaqué par le fait
23:11que le fait de dîner tout d'un coup avec un adversaire politique
23:15assumé comme tel de très longue date,
23:18sur lequel on peut même revenir sur la fracture,
23:22qu'il n'y a pas de passerelle possible.
23:24Le fait de dîner, en revanche,
23:25avec des gens qui ont les mêmes missions ou parfois les mêmes fonctions,
23:28pas Premier ministre, pas Marine Le Pen,
23:30mais députée, il l'a été, elle l'est, elle l'est un nouveau réélu,
23:33ça fait la une d'un journal comme Libération
23:36qui parle de liaisons dangereuses,
23:38les dîners secrets de la Macronie et du RN ?
23:41– Je ne vais pas vous expliquer à vous que la presse est libre
23:43et que c'est bien qu'on ait une pluralité de presse
23:44et que certains s'écrivent dans le Figaro…
23:45– Non mais très bien, mais là, vous ne me répondez pas,
23:46là vous votez en touche, là vous votez en touche.
23:48– Non, non, non, je vous réponds sérieusement, dans le Figaro,
23:50c'est pas cette une, c'est pas la une du Figaro,
23:52c'est la une de Libération, c'est un peu logique,
23:54on ne va pas s'étonner de ça.
23:56– Pardon, ça vaut la une parce que c'est eux qui le sortent,
23:58c'est tout, voilà, c'est leur enquête et c'est eux qui le sortent.
24:00– En tout cas sur le repas, moi je suis méditerranéen,
24:04le repas avec quelqu'un, c'est vraiment sacré.
24:06Moi j'ai déjà entendu M. Philippe, par le passé,
24:09dire des mots très durs contre le Front National
24:11et ne pas les qualifier d'adversaires,
24:12mais potentiellement, et même si je sais que certains n'aiment pas ce mot-là,
24:15d'ennemis de la République.
24:16Donc moi, je ne mange pas avec mes ennemis.
24:18– Alors, par contre, quand il y a une motion de censure
24:21et que vos amis de LFI acceptent les voix du Front National
24:24ou du Rassemblement National, vous ne dites rien.
24:26C'est beaucoup plus grave qu'un dîner, ça.
24:27– Ça c'est dans l'ancienne législature.
24:28– De faire tomber le gouvernement ?
24:30– Oui, oui.
24:30– Alors là, vous trouvez ça génial.
24:32– Je n'ai pas le souvenir.
24:33– Là, vous ne dînez pas.
24:33– Non, ce que vous dites est faux, parce que le Rassemblement National
24:37a voté avec LFI à plusieurs reprises.
24:39– C'est faux, c'est faux.
24:40– Et vous n'avez trouvé rien à redire.
24:41– L'ensemble de la gauche n'a jamais voté une motion de censure.
24:43– Non, l'inverse, oui.
24:44– Ah, mais ça, on ne peut pas contagier.
24:46– Oui, oui, oui.
24:46– C'est là que vous trouvez ça génial, ce que vous faites.
24:48– Là, vous trouvez ça génial.
24:49– On n'a rien compris à votre échange, on a rien compris à votre échange.
24:52Recommencez, Rani, répondez, Jérôme.
24:54– Moi, je n'ai rien entendu.
24:55– Non, moi, j'ai compris, mais…
24:57– Ce qui est beaucoup plus grave, c'est qu'à l'Assemblée Nationale,
25:00lorsqu'il y a une motion de censure de LFI,
25:03qui est soutenue ou qui est votée par le Rassemblement National,
25:06ces messieurs de LFI n'y trouvent rien à redire.
25:08– Mais quand il y a un dîner secret, alors là, c'est la caisse à chat.
25:11– C'est l'horreur, c'est la peste horrible.
25:13– Ce que je réponds, c'est que les motions de censure sont posées par les groupes,
25:18et jamais la gauche, ni LFI, ni le Parti Socialiste,
25:22ni les communistes, ni les Verts ont voté une motion de censure du Front National.
25:25– Non, mais l'inverse, c'est vrai.
25:27Ils avaient accepté les voix du Rassemblement National.
25:29– Mais comment vous faites pour refuser les votes dans un Parlement ?
25:31– Et ça, ça ne fait pas la une de l'UB.
25:32– Non, et je vais revenir à mes questions.
25:33Comment vous refusez quand un groupe en France…
25:34– C'est un peu faux cul, non ?
25:35– Non, c'est du faux cul.
25:37– Ce qui est faux cul, c'est ce qui vient d'être dit.
25:39Vous ne pouvez pas dire…
25:40– Vous le dénoncez, pourquoi vous ne le dénoncez pas ?
25:42– Alors, Jérôme, Jérôme…
25:43– Mais il ne répond pas.
25:43– Jérôme, Jérôme…
25:44– Monsieur, il m'a volé.
25:45– Pourquoi vous ne le dénoncez pas ?
25:46– De quoi ? Dénoncez quoi ?
25:47– De partout, il y a un gouvernement.
25:50– Les voix du Rassemblement National, c'est génial, on l'a compris.
25:52– La Macronie a passé son temps à voter des voix en France.
25:54– Les médias ou les radio sont intelligents, ils ont compris.
25:56– Bien sûr, ils sont très intelligents.
25:57– Alors, moi, j'ai une question.
25:58– Le dîner est atroce.
25:59– François Bayrou, qui est quand même un allié d'Édouard Philippe,
26:04à un moment donné, dit qu'à propos de ce dîner avec Mme Le Pen,
26:07il trouve que c'est quand même un mauvais signal donné.
26:09Parce que oui, quand on a dit que c'était une ennemie de la République
26:12et qu'on a participé du front républicain,
26:14même modestement de la part d'Édouard Philippe,
26:16ce n'est pas un bon signal à donner.
26:18Vous n'êtes pas d'accord avec ça, Jérôme ?
26:19Franchement, vous devez bien être…
26:21– Vous êtes sincèrement d'accord ?
26:23– Je vais demander à M. Bayrou s'il n'a jamais dîné avec Mme Le Pen.
26:26– Ça, c'est fallacieux, parce que là, vous lancez un truc,
26:30personne d'entre nous peut vous vérifier.
26:32– Ça, c'est un sophisme, en tout cas.
26:33– Si vous êtes des journalistes, vérifiez.
26:35– Moi, ce qui me semble…
26:36– Virginie Le Guay.
26:37– Jérôme, pardonnez-moi, je le répète,
26:39ce n'est pas tant que les responsables politiques se parlent entre eux,
26:42quelle que soit la famille politique à laquelle ils appartiennent.
26:44Ça ne me choque en aucun cas.
26:46C'est que d'abord, ces dîners soient secrets,
26:48qu'ils soient organisés par des conseillers occultes
26:51qui n'ont quand même qu'une importance politique secondaire,
26:53sinon celle d'avoir des réseaux, et que M. Philippe dise
26:57« Ah ben oui, j'ai découvert qu'on avait des désaccords très profonds ».
26:59– Non, il n'a pas découvert, il n'a pas dit découvert.
27:01– J'ai constaté, c'est d'une pauvreté, pardonnez-moi Jérôme,
27:04c'est d'une pauvreté politique que je trouve sidérante.
27:07Et ça donne, ça alimente le carburant de tous ceux qui disent
27:11« C'est le système, ils s'arrangent entre eux, ils se parlent entre eux,
27:13c'est les copains et les coquins ».
27:16Pardonnez-moi, ça alimente ça.
27:17– Je ne sais pas s'il y a des coquins.
27:18– Et quand vous dites « Edouard Philippe a reconnu ce dîner »,
27:21non, il ne l'a pas reconnu, il a fallu qu'on dévoile l'existence de ce dîner
27:24pour qu'il dise « Oui, c'est vrai ».
27:26– Il a dit sur TF1, je crois que c'était sur TF1,
27:28hier soir, que ce dîner avait eu lieu.
27:31Il aurait pu dire, comme un certain nombre, « Non, ce dîner n'a jamais eu lieu »,
27:34alors qu'on sait très bien que tout le monde dîne avec tout le monde.
27:36– Il était très…
27:37– Non, tout le monde dîne pas avec tout le monde.
27:39– Moi je l'ai trouvé quand même très mal à l'aise,
27:42je l'ai trouvé très gêné hier sur TF1,
27:45effectivement, il est au pied du mur, le dîner est divulgué.
27:49– J'aime bien rencontrer les gens.
27:50– Il ne va pas en plus mentir en disant que ce dîner
27:53qui a manifestement été l'objet de témoins dans la rue, de voitures, etc.
27:57– On connaissait le fait qu'il n'ait pas menti, c'était déjà bien.
27:59– Mais comme je le disais, on ne peut pas apprendir les gens qui disent la vérité.
28:02– Mais le mensonge en politique mérite de quitter la vie politique.
28:05– Mais on est bien d'accord.
28:06– Donc on ne va quand même pas se féliciter que quelqu'un dise la vérité.
28:09– Mais attendez, quand M. Mélenchon…
28:11– Quand M. Mélenchon vient à la remise de la Légion d'honneur de M. Patrick Buisson,
28:18tout le monde trouve ça très bien.
28:19– Patrick Buisson, il faut préciser, c'était l'ancien conseiller de Marine Le Pen notamment.
28:22– Mais pas du tout, moi je ne trouve pas ça très bien.
28:24– Mais qui a trouvé ça très bien, Jérôme ?
28:26– Ça parle que de l'extrême-droite, un étoile d'extrême-droite,
28:29Patrick Buisson, le père de son âme.
28:31– Le conseiller Nicolas Sarkozy.
28:33– Il y a un an à peu près.
28:35– C'est le conseiller Sarkozy.
28:37– Et tout le monde a trouvé ça très bien.
28:40– Il vient de l'extrême-droite,
28:42et il était conseiller aussi.
28:44– Je pense qu'il a fait pas mal de mal à Nicolas Sarkozy.
28:47– Peut-être, mais M. Mélenchon était là au premier rang.
28:49Tout le monde a trouvé ça très bien.
28:51– Personne n'a trouvé ça très bien.
28:53– Personne n'a trouvé ça très bien.
28:55– Il ne faut pas raconter l'histoire autrement que…
28:57– C'est ça, c'est que ça ne fait pas la une de Nibé.
29:01– Alors écoutez, on se mettra peut-être d'accord tout à l'heure
29:04sur la façon dont la gauche met la pression sur le président de la République,
29:08pour qu'il appelle un président, un premier ministre,
29:12qui pour l'instant n'a pas de nom, n'est pas incarné.
29:16Allez, à tout de suite, on se retrouve sur Sud Radio.
29:18– Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
29:28– Et nous sommes avec Virginie Legay, Rami Slimane, Geneviève Götzinger et Jérôme Dubus.
29:35Et là, on va revenir sur la pression que la gauche met sur le président de la République,
29:41pression pour qu'il appelle…
29:43– Ou la pression du président de la République sur la gauche.
29:45– Alors écoutez, ce n'est pas exactement les faits, je vais vous dire pourquoi.
29:47– Je vous écoute.
29:49– Parce que Communiqués du Nouveau Front Populaire, Communiqués commun, vous imaginez,
29:53ils continuent à discuter en commun, qui mettent solennellement, solennellement,
29:57c'est entre guillemets, en garde le président de la République, Emmanuel Macron,
30:01dans l'I.B. encore, la patronne de la CGT, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet,
30:09qui dit Emmanuel Macron veut nous voler la victoire.
30:11Et puis ce matin, ce matin…
30:13– Elle est complètement sortie de son rôle.
30:15– C'est le Front Populaire.
30:17– C'est les syndicats et les partis politiques.
30:19– Elle dit notre victoire, vous avez raison.
30:21– Non, il n'a pas raison, le Front Populaire, c'est ça.
30:23– Ah bon ?
30:25– Les syndicats sont dans le Front Populaire.
30:27– Les syndicats étaient dans le Front Populaire.
30:29– Non, on n'est pas ici si on n'est pas dans le Front Populaire, c'est le Front Populaire.
30:31– Ils se sont pas présentés devant les murs.
30:33– Ce matin, vous ne me laisserez pas aller au bout.
30:35La contradiction que je voulais mettre en lumière pour vous faire réagir,
30:37au-delà de Sophie Binet, qui en effet a un problème de statut,
30:41parce qu'elle est visiblement devenue politique plutôt que syndicaliste,
30:43– Elle se présente aux élections, ce n'est pas un problème.
30:45– Très bien, la contradiction, c'est qu'Anne Hidalgo, socialiste,
30:49escalité, maire de Paris, vient parler ce matin chez nos confrères de France Inter,
30:53des JO, mais surtout, elle parle de la nécessité ou non d'appeler rapidement
30:59un nouveau Premier ministre ou une nouvelle Première ministre.
31:01Et que dit Hidalgo ? Non, non, je trouve que Gabriel Atalbe,
31:05si son gouvernement, évidemment démissionnaire, technique, dit-elle,
31:09il faut être honnête intellectuellement, restait jusqu'à la fin des JO,
31:13avec Darmanin qui a fait un très bon travail sur la sécurisation des JO,
31:15ce serait pas mal. Ils nagent complètement dans la contradiction.
31:19– Elle est dans son rôle de maire de Paris.
31:21– Non, non, elle parle bien du Premier ministre.
31:24– On est d'accord, mais dans sa tête, ce dont elle parle,
31:30il faut que les JO se passent bien dans sa ville, dans sa tête.
31:36– Quand on parle d'efficacité, là, on parle de choses sérieuses,
31:39là, on dit, oui, politiquement, on peut garder le Premier ministre.
31:42Mais quand on parle d'élire simplement hors-seul politique,
31:44– Non, non, mais il est évident…
31:46– On parle d'Anne Hidalgo qui a fait 1,70 au présidentiel.
31:49– C'est pas l'homme de droite qui le dit.
31:52– On parle avec les chefs, non, c'est pas l'homme de droite qui le dit.
31:54– On pense que vous n'êtes pas parisien, vous.
31:56– Moi, je suis du sud, c'est vrai.
31:58Il y a un tropisme parisien autour d'Anne Hidalgo que nous, les Français d'ailleurs,
32:03nous ne partageons pas.
32:04– D'ailleurs d'où ? Parce que Montpellier, c'est ailleurs.
32:06– C'est ailleurs de Paris.
32:08– Vous ne vous sentez pas concerné par les JO ?
32:10– Bien sûr que si.
32:12– Il faut que ça se passe bien.
32:15– Attal ou pas Attal ? Successeuse ou successeur à Attal ou pas Attal ?
32:18C'est ça la question.
32:19– Ce qu'il y a, c'est qu'évidemment, on a besoin d'un placement,
32:22on a besoin d'avoir une proposition d'un Premier ministre,
32:25issue de la coalition qui a gagné…
32:28– Elle n'a pas gagné encore une fois.
32:30– Non, là c'est malhonnête.
32:32– Elle est arrivée en tête.
32:34– Arrivée en tête, donc gagnée.
32:35– Dites-le au moins.
32:36– Avec trois composants qui se tapent dessus.
32:37– Je ne veux pas sur ces mots-là.
32:38– Quatre.
32:39– Vous jouez avec les mots-là.
32:40– On appelle.
32:41– Non mais déjà, il n'y a aucune incarnation venue de la gauche.
32:43– Tout à fait.
32:44Il faut que la coalition se mette rapidement d'accord avec un gouvernement,
32:47comme ça s'est passé dans des cohabitations par le passé.
32:50– Où il y avait des majorités absolues.
32:52– Oui, mais ça ne change rien à la loi.
32:55– Il n'y a pas de loi.
32:56– Ça ne change rien à l'esprit.
32:57– Il n'y a aucune loi.
32:58– Ça ne change rien à l'esprit de l'usage.
32:59– Il n'y a aucune loi, c'est l'usage, ce n'est pas du tout pareil.
33:01– Je pense qu'on a besoin, dans ce moment d'apaisement,
33:03on a besoin, les usages républicains doivent être, je pense, respectés.
33:07Donc il faut que, et la gauche doit se mettre au boulot encore plus rapidement
33:11pour sortir un nom, un gouvernement.
33:13Le Président abonde et on laisse la vie parlementaire.
33:16– Pourquoi le Président abonderait ?
33:18– Il fait ce qu'il veut.
33:19– Oui, exactement.
33:20La Constitution lui donne le droit de faire ce qu'il veut.
33:22– L'article 8 de la Constitution, il fait ce qu'il veut.
33:24C'est lui qui nomme le Premier ministre.
33:25– D'accord, donc il appelle Tintin oui-oui au gouvernement.
33:26Non mais ce n'est pas sérieux.
33:27– Il peut appeler un technicien, effectivement.
33:28– Pour les gens gauches, c'est un peu ça.
33:29– Il peut également maintenir Attal.
33:31– Il peut tout faire, oui.
33:32– Non mais il peut également maintenir Attal jusqu'au JO,
33:34ce qui ne serait peut-être pas forcément une mauvaise idée.
33:37Parce qu'avoir un ministre de l'Intérieur qui a préparé les Jeux Olympiques,
33:41qui en termes de sécurité, ça serait sécurisant, je pense.
33:44– Vous parlez de ce que le Président peut, d'accord,
33:48et de ce que le Président doit, moralement.
33:51– Oui, il peut faire ce qu'il veut.
33:52– Moralement, il ne doit rien.
33:53– Il peut faire ce qu'il veut.
33:54– Là, vous interprétez la morale de votre côté.
33:56– Par contre, vous ne voulez pas qu'on vous coupe la parole tout à l'heure ?
33:58Vous n'arrêtez pas de me couper la parole.
33:59– Non, je ne vous coupe pas la parole.
34:00– Quand vous entendez parler, on a compris votre argument.
34:03– Moi, je voudrais répondre.
34:04– Allez-y.
34:05– Non, finissez, parce que vous voulez finir.
34:06– Alors, Rani, finissez, s'il vous plaît.
34:07– Non, pas du tout.
34:08Allez-y.
34:09– Là, vous êtes trop fort, là, je suis battu.
34:11– Là, vous avez vu, c'est moi qui vous laisse la parole.
34:13– Vous êtes courtoise.
34:14– Rani, je vais vous relancer, Rani Slimane.
34:15– Je suis très courtoise.
34:16– Je vous relance parce qu'il y a un point tout de même.
34:19Comment vous reconnaissez la contradiction entre ceux qui disent très vite,
34:23le Président doit très vite détenir quelqu'un,
34:25et puis, on continue à discuter, on ne sait pas sur qui on va se mettre d'accord.
34:28Peut-être Olivier Faure, peut-être Clémence Guette, on ne sait pas qui, franchement.
34:33– Je n'ai pas la même lecture, honnêtement.
34:35– Il n'y a pas de contradiction, là ?
34:37– Moi, la lecture que j'ai, c'est, Monsieur le Président,
34:39on sait que vous nous préparez un coup fourré, parce que vous êtes habitué à ça.
34:42– Ça, ça s'appelle des procès d'intention.
34:44– Oui, tout à fait, et il y a de quoi en faire avec Emmanuel Macron.
34:48Et de lui dire…
34:49– Ça, c'est pas ça.
34:50– Eh bien, j'ai le droit de le penser.
34:51Et ensuite, de lui dire, voilà, il y a un processus qui est en cours,
34:54il va s'achever rapidement, et on fait avec ça.
34:57– Mais déjà, vous n'allez pas appeler la personne que vous désignerez dans trois jours.
35:00– Comment ?
35:01– Donc, vous êtes en train de dire au Président de la République,
35:03attention, vous n'allez pas appeler la personne que nous allons désigner dans trois jours.
35:06– Moi, je ne parle pas au nom des partis, je parle au nom de moi.
35:08Moi, ce que je sais, et comme beaucoup de Français,
35:10je n'ai pas, plus pour certains, confiance en Emmanuel Macron.
35:13– Non, mais vous lui faites le sentiment.
35:15– C'est le sentiment majoritaire dans le pays.
35:17Écoutez-moi, c'est le sentiment majoritaire dans le pays.
35:19– Moi, je ne sais pas ce qui vous permet de parler de sentiments majoritaires.
35:23Je ne sais pas, franchement.
35:24Et je vais jusqu'au bout, si vous m'y autorisez.
35:27Il n'y a pas de sentiment majoritaire, regardez ce que les Français ont dit.
35:30Les Français ont dit, numéro…
35:33Je vois que vous brûlez d'envie de me couper.
35:35– Mais je ne le fais pas.
35:37– Les Français ont dit, numéro un, le nouveau front populaire.
35:41Numéro deux, Ensemble.
35:43Numéro trois, le Rassemblement national.
35:45Ça ne fait pas de sentiments majoritaires.
35:47Ça fait des sentiments partagés pour un équilibre politique
35:50qui, finalement, s'inscrit à l'Assemblée nationale.
35:52Et moi, je suis très surprise, franchement, pour ne pas dire même choquée.
35:55Je suis journaliste, mais je suis citoyenne.
35:57Je suis très choquée de voir la France Insoumise,
35:59le bruit qu'elle fait, le tapage qu'elle fait,
36:01les revendications qui sont les siennes.
36:03Et pardonnez-moi, la façon qu'elle a eu de dire,
36:06on va marcher sur Matignon.
36:08Mais on est où, là ? On fait quoi ?
36:10Je n'ai pas fini, j'ai presque fini.
36:12– Vous avez oublié votre expression ?
36:14– Non, vous inquiétez pas.
36:15– Et puis on oublie un truc, c'est quand même que le RN,
36:17c'est 10 millions d'électeurs.
36:19– Au premier tour.
36:20– La gauche, c'est 6.
36:21– Et les autres, c'est 6.
36:22– Ça fait 17 millions qui sont contre le Président.
36:25– Non, pardon.
36:26– Ah, vous les mettez ensemble.
36:27– C'est intéressant.
36:28– Ça fait un nouveau Front populaire qui représente quoi ?
36:3230% ?
36:33– Les électeurs, c'est un peu étonnant.
36:34– Ça fait un nouveau Front populaire qui représente quoi ?
36:3630% ? Et qui dit, nous, on veut tout.
36:38– Non, non, pas 30.
36:40– Un nouveau Front populaire…
36:42– 25.
36:43– Bon, 25.
36:44– Et qui dit, nous, on veut Matignon, on veut Bercy,
36:47j'ai entendu hier Éric Coquerel…
36:49– Éric Coquerel, président de la Commission des Finances, c'est pas fou.
36:51– Au nom de quoi ? Pardonnez-moi, au nom de quoi ?
36:53Et puis alors, j'en terminerai en disant que le nouveau Front populaire,
36:56finalement, il s'est pris à son propre piège.
36:58S'il avait, avant les résultats, désigné en son sein un Premier ministre potentiel,
37:03comme on lui a demandé pendant des semaines,
37:05mais là, il était incapable de le faire,
37:06mais il aurait finalement, tout de suite, après les résultats,
37:08pu dire, nous, on a notre Premier ministre.
37:10Le Rassemblement national avait Jordan Bardella,
37:12donc, finalement, le choix était clair.
37:14Vous, vous n'avez pas…
37:15– Donc, vous voulez Jordan Bardella aller à Matignon ?
37:17– Non, mais arrêtez !
37:18– Mais je comprends pas, c'est pas parce qu'il n'y a pas une proposition…
37:20– Vous ne réfléchissez pas, vous ne réfléchissez pas à ce que je dis, non, pas du tout.
37:23– Si, je réfléchis, je suis pas d'accord.
37:24– Je dis qu'à part de ne pas avoir voulu choisir de Premier ministre…
37:27– Je suis pas d'accord, désolément, pas d'un intérêt, voilà.
37:29– Voilà, exactement, ils sont dans la mouise aujourd'hui,
37:31parce qu'ils n'y arrivent toujours pas, ils perdent du temps,
37:33et, effectivement, ils donnent l'impression de ne pas s'entendre.
37:35Pardonnez-moi, j'entends Olivier Faure dire une chose,
37:37j'entends la France Insoumise dire une autre chose, ils ne s'entendent pas.
37:40– Moi, j'ai entendu, en tout cas, Olivier Faure.
37:42– Ils sont tous d'accord simplement pour dire…
37:44– Sur le fait qu'on va proposer un gouvernement de gauche,
37:49ils sont d'accord sur ça.
37:50Là, ils se mettent d'accord sur…
37:51Non, ils se sont mis d'accord sur un programme,
37:52sur le partage des circonscriptions.
37:54D'ailleurs, je tiens à rappeler, quand même,
37:55que le grand méchant Jean-Luc Mélenchon a lâché plus d'une centaine de circonscriptions.
37:58– Et alors ?
37:59– Je dis ce qui s'est passé, ce qui fait que c'est la rendue possible.
38:02– Il a fait 10% aux européennes.
38:03– Lâcher, elle lui appartenait pas.
38:04– Il n'a rien lâché du tout.
38:05– Vous savez très bien comment ça fonctionne, les partis politiques.
38:06– Il a fait 10% aux européennes.
38:07– Vous êtes fusqués, arrêtez.
38:08– Comment ça lui appartenait ?
38:09– Écoutez, moi, quand j'ai été…
38:10– Mais Emmanuel Macron a lâché des circonscriptions à horizon.
38:12– J'ai été extrêmement choqué parce qu'il a été dit tout à l'heure…
38:13– On ne nous entend plus.
38:14– J'ai été extrêmement choqué parce qu'il a été dit tout à l'heure
38:16en invoquant cette affaire de droit de la morale.
38:20Je suis désolé, on est dans une situation qu'on n'a jamais connue
38:23sous la Ve République et une situation nouvelle, réponse nouvelle.
38:27Donc dire qu'Emmanuel Macron ne cède pas au diktat de la gauche,
38:32je suis désolé, moi je le soutiens.
38:33Parce que, un, vous avez fait 25%, deux, vous avez fait 7 millions de voix.
38:39Donc vous êtes très très très loin d'une majorité.
38:42Vous avez 182 députés.
38:44Je vous accorde bien quelques gens de divers gauches, ça fait peut-être 200.
38:48Il vous en manque 89.
38:50Il vous en manque 89 pour avoir une majorité absolue.
38:52– A minima.
38:53– Je suis content d'être le chef de parti.
38:54– Deuxièmement, il peut y avoir une autre coalition,
38:57j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure,
38:59qui est une coalition, moi que j'appelle de mes voeux, depuis deux ans.
39:02Et si on l'avait faite, on ne serait pas dans cet état-là.
39:04– Avant ?
39:05– En 2022.
39:06– Eh bien oui.
39:07– Un contrat de gouvernement avec LR.
39:12Et quand vous discutez avec les gens de LR, je suis désolé,
39:15on est d'accord sur à peu près tout.
39:17– Mais ce qui n'est pas non plus une majorité absolue,
39:20qui n'a pas d'avantages, qui n'aurait pas d'avantages,
39:23une majorité absolue.
39:24– On verra ça dans un instant.
39:25– D'accord.
39:26– Simplement, je voudrais tout de même, pardon,
39:28mais Rani, c'est vous qui défendez ici, là, devant nous.
39:31– Moi je défends mes convictions.
39:32– Très bien.
39:33Mais en l'occurrence, je vous ai cité Anne Hidalgo,
39:36mais il y en a une autre aussi qui est d'accord,
39:38elle soutient le Front Populaire,
39:40et elle est la patronne socialiste de la région Occitanie,
39:43Carole Delga, qui dit,
39:44on pourrait peut-être s'entendre avec Renaissance pour faire une coalition.
39:46Donc vous voyez bien qu'il n'y a pas d'homogénéité.
39:48– Ils sont minoritaires au sein du PS.
39:49– Mais oui, mais alors chez LR, vous avez la même chose,
39:51il y a ceux qui sont avec Wauquiez, ceux qui sont avec Soti,
39:53ceux qui veulent s'entendre avec la majorité.
39:56– Sauf qu'ils prétendent gouverner, là.
39:58– Mais LR aussi prétendent, tous les partis politiques prétendent gouverner.
40:00– Là c'est vraiment la bataille.
40:01– Si vous ne voulez pas gouverner, il ne faut pas qu'ils soient…
40:03– Il ne faut pas faire de la politique.
40:05– Si vous ne voulez pas gouverner…
40:06– Moi je suis étonnée que vous disiez, c'est au chef de parti de décider,
40:11moi je vois en tout cas que pour l'instant les chefs de parti du Nouveau Front Populaire,
40:14ils sont incapables d'avancer.
40:15On voit bien que ça choque.
40:17Et pardonnez-moi de vous dire, ils sont d'accord sur Aboram ?
40:19Non, ils ne sont pas d'accord sur Aboram.
40:20– Il y a un nom qui est en train de monter.
40:21– Il y a un programme qui s'appelle le programme du Nouveau Front Populaire.
40:23– C'est Olivier Faure qui est contesté,
40:27c'est Clémence Guettet par la France Insoumise
40:29qui veut absolument que ça soit quelqu'un de la France Insoumise qui a Yama Tignon.
40:32Pardon, ils ne sont pas d'accord.
40:34– On sent que Marine Tendelier s'y verrait bien également.
40:38– Ce spectacle est lamentable.
40:40– Mais je vous trouve vraiment d'une malauté intellectuelle, excusez-moi.
40:42– Ce spectacle est lamentable.
40:43– Dans tous les partis politiques, dans tous les…
40:45– Non, ça ne s'est jamais passé comme ça.
40:48En première cohabitation en 86, la formation politique arrivait en tête,
40:52alors avec une majorité absolue, à la proportionnelle,
40:55avec une majorité absolue, venait de l'URPR, ça a été Jacques Chirac.
41:0093, rebelote, Édouard Balladur.
41:0397, rebelote en sens inverse, Lionel Jospin.
41:07Premier secrétaire du PS.
41:09– Donc qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
41:11– Ce que je veux dire, c'est que c'était solide,
41:13et que le leader d'une partie arrivée en tête,
41:17effectivement, était choisi par l'UPR.
41:19– Dans ce cas-là, c'est le Rassemblement National,
41:21donc ça veut dire qu'il faut nommer le Rassemblement National ?
41:24– Est-ce que vous permettez, est-ce que vous permettez…
41:28– Non mais c'est le groupe majoritaire.
41:30– Je vais m'adresser à celui de gauche,
41:32et à celui qui est le plus jeune d'entre nous ici.
41:34Est-ce que vous permettez qu'avec ma barbe blanche,
41:36je rappelle au jeune Rani Slimane,
41:38qu'en réalité, ça n'a pas été le cas de cette façon,
41:42avec un tel foutoir, une telle discussion, depuis 1958.
41:46C'est-à-dire que la totalité de l'histoire,
41:48y compris dans les cohabitations de la Vème République,
41:51ont amené à chaque fois ce que décrit Jérôme,
41:53c'est-à-dire une forme de stabilité dès le résultat,
41:57y compris quand il était au chef de l'opposition de la République.
41:59– Parce que le vote était stable.
42:00– Parce qu'il y avait des majorités absolues.
42:02– Oui, on était tous d'accord.
42:03– Mais ça change tout.
42:05– On est tous d'accord.
42:06Oui, je ne suis pas souvent, mais j'entends,
42:08et même il m'arrive parfois de comprendre.
42:10On est d'accord que depuis 1958…
42:12– Je ne vous insulte pas, moi.
42:13– Non, il m'arrive de comprendre.
42:15– Je ne dis pas ça de vous, c'est une insulte de me laisser croire
42:18que je vous insulte, je ne me permets pas.
42:20– Depuis 1958, effectivement, on n'a jamais eu un résultat pareil.
42:23– Il est taquin.
42:24– On est tous d'accord sur ça.
42:25Une tripartition comme ça, ce n'est jamais arrivé.
42:27– Alors on va parler Allianz dans un instant,
42:28mais d'abord, évidemment, la petite pause,
42:30vous êtes sur Sud Radio, restez avec nous, à tout de suite.
42:33Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
42:39– On peut comprendre que ce soit dur de se mettre d'accord
42:41après un tel chamboulement de la culture politique française,
42:45et nous sommes là avec Rani Slimane, avec Virginie Legay,
42:48avec Geneviève Göttinger, avec Jérôme Dubus,
42:51pour évoquer, alors, après avoir discuté du dîner secret
42:56qui ne l'est plus du tout…
42:57– On ne va pas parler de ça.
42:58– … d'Édouard Philippe et d'Arie Le Pen,
42:59mais ça, Jérôme, c'est…
43:00– On en a trop soupé.
43:01– C'est un moment d'autoflégélation, Jérôme, d'horizon.
43:03– Oui, j'ai compris.
43:04– Alors, attendez…
43:05– On en a soupé.
43:06– Une alliance possible à droite, parce qu'évidemment,
43:08ça, ce n'est pas dans notre culture, elle n'a pas été discutée avant,
43:11mais tout d'un coup, on a vu poindre, hier, Édouard Philippe d'abord,
43:14et puis d'autres encore, qui disent, après tout,
43:16LR pourrait revendiquer Matignon, Édouard Philippe plaide lui,
43:20alors qu'il n'est pas LR, mais il est issu de cette culture-là.
43:23Finalement, on pourrait avoir un accord technique avec eux,
43:25puis faire la démonstration arithmétique
43:27que le nombre d'ensembles plus les LR, ça serait plus que le Front populaire,
43:34et donc, finalement, on pourrait prétendre aller à Matignon.
43:36Enfin, quelle est la cohérence, alors que ce n'est pas du tout
43:38dans la tradition de la Ve République ?
43:40Les discussions, elles doivent avoir lieu avant l'élection, pas après.
43:43– Oui, mais là, tout le monde a été surpris par le résultat de l'élection.
43:46Donc, moi, je plaidais pour un accord LR en marche, à l'époque Renaissance-Horizon,
43:51en 2022, quand il n'y a pas eu de majorité relative.
43:54On n'en serait pas là aujourd'hui.
43:56Le Président ne l'a pas voulu parce qu'il voulait…
43:58– Quand il n'y a pas eu de majorité absolue, vous voulez dire ?
44:00– Oui, quand il y a une majorité relative en 2022.
44:02– Oui, absolument.
44:03– Mais plus confortable pour Bonn qu'aujourd'hui.
44:05– Si on avait eu l'appoint de LR, effectivement, on n'en serait pas là.
44:07Bon, le Président ne l'a pas voulu, il préférait des débauchages individuels.
44:11LR ne l'a pas voulu non plus parce qu'il ne savait pas sur quel pied danser,
44:14entre, on l'a vu, une alliance factice avec le Rassemblement national
44:19ou une alliance en bonne et due forme sur des vraies valeurs et un pacte de gouvernement
44:24avec la majorité présidentielle.
44:26Bon, ça ne s'est pas fait.
44:28Maintenant, ce n'est peut-être pas trop tard.
44:30À 230 députés, je suis désolé, voire peut-être un peu plus,
44:32on peut y arriver ponctuellement, on peut y arriver ponctuellement.
44:35– Je vais être d'accord avec lui.
44:37– Pourquoi essayer de bâtir des trucs qui n'ont aucun sens, en fait ?
44:44Si LR avait voulu…
44:45– Parce qu'on a une situation nouvelle, je viens de dire, on a trois minorités.
44:48– Non mais on est d'accord.
44:49Moi, je pense qu'il faut revenir aux usages, en fait.
44:51Il y a des usages de la Ve République.
44:53Il y a une coalition majoritaire.
44:54Il faut que cette coalition ait un Premier ministre.
44:56– Elle n'est pas majoritaire, c'est bien le sujet.
44:58– Elle a une majorité relative.
45:00Elle est arrivée en tête.
45:02– C'est une façon rhétorique de dire les choses quand même différemment.
45:05– Elle a une majorité relative.
45:07– Très relative.
45:08– Mais ça serait également une majorité relative.
45:10– Un petit peu plus.
45:11– Un petit peu plus.
45:12– Plus cohérent sur le fond.
45:14– À la condition que dans ce cas-là, ensemble, reste uni.
45:17Ce qui n'est pas complètement gagné si…
45:21– Vous vous compliquez encore plus.
45:23– Je suis d'accord.
45:25– La logique institutionnelle, vous tendrez quand même
45:32à ce que le Président de la République nomme un Premier ministre
45:35issu de la coalition qui est arrivée en tête à cette élection législative.
45:39– En tout cas, il interrogerait le Premier comme ça se fait en Italie.
45:41– Exactement.
45:42Que ce soit Olivier Faure, par exemple,
45:46qui est plus modéré que beaucoup d'autres
45:49et donc peut-être serait davantage acceptable.
45:53Avec lequel une cohabitation avec Emmanuel Macron
45:57serait peut-être moins compliquée intellectuellement et imaginée.
46:02Et puis ensuite, on voit ce qui se passe à l'Assemblée nationale.
46:06Ensuite, puisqu'il n'a pas de majorité absolue,
46:10il est potentiellement renversé.
46:12Mais donnons quand même une chance aux institutions
46:16de fonctionner en arrêtant d'imaginer d'autres scénarii
46:21qui aujourd'hui ne tiennent pas davantage la route que celui-là.
46:24– Je suis d'accord.
46:25Je vais être d'accord avec vous dans le sens où,
46:28oui, il est possible qu'il y ait d'autres coalitions qui émergent.
46:32Ça, personne ne le met en question.
46:34Moi, si demain, LR et Macronisme mettent d'accord, d'accord.
46:37Mais ce qu'il faut, et là c'est là où je tourne de votre côté,
46:39c'est qu'il y a l'usage.
46:41On fait d'abord, c'est une question d'ordre de priorité d'arrivée,
46:44et il est possible que la gauche ne mette pas d'accord.
46:47Et dans ce cas-là, il y a une autre coalition qui peut se créer.
46:49Mais ça, c'est comme ça dans tous les pays,
46:51dans toutes les démocraties matures.
46:52Donc, keep calm, on se calme un petit peu.
46:56– On est très calmes.
46:57– Dites-le à vos amis.
46:58– Oui, oui.
46:59– Francis Lemaitre qui veut le marcher sur Matignon.
47:02– Dites-le à vos amis qui veulent marcher sur Matignon.
47:04– Moi, j'ai trouvé Jean-Luc Mélenchon très calme ces derniers jours.
47:07– Moi, je l'ai trouvé pas du tout calme.
47:09– Ça, c'est antinomique.
47:10– Jérôme Dubus, s'il vous plaît arrêtez.
47:13– Ce qu'il veut marcher sur Matignon, formidable.
47:15Ça commence bien.
47:16– Jérôme Dubus, vous permettez que je vous interroge ?
47:18– Ah mais avec plaisir.
47:19– Tout de même, j'ai une question.
47:21Parce que pour vous, qui êtes au courant de ce qui se trame
47:26ou ce qui se propose du côté d'Horizon par exemple.
47:28– Au courant des dîners.
47:29– Et de Renaissance.
47:30– C'est vous qui revenez là.
47:32– Eh bien, tout de même, les Français ont une culture politique.
47:35Et là, on leur dit, il faut changer de culture,
47:37il faut s'adapter au parlementarisme
47:39qui n'existait plus depuis les 80 ans.
47:41Et vous n'êtes pas le premier à considérer tout de même
47:43que les Français pourraient s'interroger et se dire
47:46mais on est trahi si finalement la tradition
47:49qui veut qu'on appelle d'abord quelqu'un du groupe arrivé devant
47:52n'est pas respectée ?
47:54– Mais cette tradition, elle a eu lieu...
47:56– Vous êtes pas d'accord avec ça ?
47:57– Mais non, parce que cette tradition, elle a eu lieu
47:59lorsque l'opposant ou la majorité avait une majorité absolue.
48:04Même une majorité relative en 2022.
48:06C'était la première fois qu'il y avait une majorité relative depuis Rocard.
48:09Rocard a été appelé par Mitterrand
48:11parce qu'il était le prétendant numéro 1
48:14avec une majorité relative du Parti Socialiste.
48:16– De quelques sièges, de quelques sièges.
48:18– Il a agrégé un certain nombre de centristes
48:20qui sont rentrés dans le gouvernement
48:22et qui sont venus faire l'appoint du Parti Socialiste
48:25et du Parti Communiste d'ailleurs, puisqu'à l'époque,
48:27LFI n'existait pas, pour avoir des majorités absolues.
48:30Bon, mais c'est comme ça que ça marche.
48:32Mais là, les Français nous ont envoyé une majorité ingouvernable.
48:36– D'abord, celui qui est arrivé le premier sur le fil.
48:38– Mais attendez, le premier sur le fil, je suis désolé.
48:41Quand vous faites l'addition d'Ensemble plus LR si ça marche,
48:46moi je ne sais pas si ça va marcher.
48:48C'est une hypothèse.
48:50– Laurent Wauquiez, qui prétend être le candidat en 2027 de LR…
48:53– Mais c'est à LR de nous dire si ça peut marcher ou pas.
48:55– Et Monsieur Ciotti, il est parti déjà avec…
48:57– Non mais Ciotti, je l'écarte, il est dans l'ORL.
48:59– Il est au Rassemblement National.
49:01– Il est avec ses 15 députés ORL.
49:03– Il est président de LR.
49:05– Pour moi, Monsieur Ciotti est hors-jeu.
49:07Je parle des 60 députés LR d'hiver droite qui sont élus depuis dimanche soir,
49:17et je parle des 165 députés Ensemble qui sont élus depuis dimanche soir.
49:25165 plus 60, excusez-moi, ça fait plus que 182.
49:30Même si je monte Édivière-Gouche à 200.
49:32Voilà, c'est tout.
49:34– J'ai deux observations, si vous m'y autorisez.
49:36D'abord, pourquoi cette coalition ne s'est-elle-t-elle pas faite depuis 2022 ?
49:41Emmanuel Macron était en nombre…
49:43Enfin, sa majorité relative était plus importante à l'époque,
49:46et il semblerait que…
49:48– Parce que les LR ne sont pas d'accord entre eux.
49:50– Non mais, et qu'Ensemble n'était pas non plus pas d'accord.
49:52Pardon, Emmanuel Macron n'a eu de cesse que de dépecer LR.
49:55– Oui, mais parce qu'il a conféré le débauchage à l'accord gouvernemental.
49:58– Je vais jusqu'au bout de mon raisonnement, si vous m'y autorisez.
50:01– Pardon.
50:02– Et alors, il me semble que monter cette coalition,
50:04alors qu'elle aurait pu se monter depuis deux ans,
50:06maintenant, de façon, j'allais dire…
50:09– Un peu subrectice après coup.
50:11– Post-résultat me semble un peu particulier.
50:13– Mais c'est pas ça le changement de culture, alors ?
50:15– Le changement de culture, il n'est pas là, à mon avis.
50:17Le changement de culture, il est même du côté du Nouveau Front Populaire.
50:19Tout le monde gagnerait à se dire, les résultats sont assez équilibrés,
50:23les trois groupes sont assez proches les uns des autres,
50:26eh bien, ouvrons un peu l'affaire.
50:28– C'est ce que Carole Degas, la présidente socialiste de l'Occitanie, propose.
50:31– Eh bien, là, je trouve que le dépassement a un vrai sens,
50:33et pour l'instant, personne ne donne le signal de ce dépassement.
50:35Chacun dit, c'est moi, donc c'est à moi que ça revient.
50:38Et j'en termine, quelle serait la réaction de l'électorat de droite
50:42et de l'électorat du Rassemblement National,
50:44s'il devait y avoir un gouvernement de gauche,
50:46après ce qui s'est dit dans les urnes ?
50:48Pardon, c'est un tiers, un tiers, un tiers.
50:50Un tiers, ça ne fait pas de majorité, quel que soit le côté.
50:53Et donc, il y aurait une orientation à gauche,
50:55au nom d'un programme qui aurait été accepté par qui ?
50:58Par combien de Français ? Je trouve ça, moi, personnellement…
51:01– C'est grave ce que vous dites.
51:03– Non, mais écoutez ce que je dis, simplement.
51:05– Oui, oui, je trouve que c'est grave.
51:07– Mais non, pesez vos mots, écoutez ce que je dis.
51:09– Oui, je vous écoute, je vous entends, je vous comprends,
51:11et je trouve que c'est grave.
51:13– À 30%, on dit, c'est mon programme et rien d'autre.
51:15Mais non, pardon, non.
51:17Les 30%, ils sont arrivés en tête aussi,
51:21parce que les électeurs voulaient faire barrage
51:23au Rassemblement National.
51:25– Il y aurait une orientation à gauche,
51:27moi, je pense que ça ne tiendrait pas, de toute façon.
51:29– Il y aurait quoi ?
51:30– Vous dites qu'il y aurait une orientation à gauche,
51:32je pense que, de toute façon, ça ne tiendrait pas.
51:34Je pense que ce gouvernement serait renversé
51:36extrêmement rapidement, de toute façon.
51:38Mais en revanche, il est dans la logique institutionnelle,
51:41dans la coutume, dans les traditions,
51:43de nommer, effectivement, un Premier ministre
51:46issu du groupe le plus important,
51:48ou de l'alliance la plus importante.
51:50Et puis après, on voit.
51:52Et après, c'est évident que ça ne peut pas fonctionner.
51:54On est bien d'accord, ça ne peut pas fonctionner.
51:56– Donc on ne peut pas dire ça, alors.
51:58Parce que si on est sûr que ça ne peut pas fonctionner,
52:00autant l'éviter.
52:01– Alors moi, par contre, je vous réponds…
52:03– Non, non, il faut faire cette démonstration-là.
52:05– Il faut faire cette démonstration.
52:07– Il faut respecter les esprits.
52:09– Il y a quelque chose qui, moi, me semble important.
52:13C'est que là, on est dans une situation où,
52:15et on est tous d'accord, il y a eu des votes,
52:17on va dire, répartis à peu près…
52:19– En trois tiers.
52:20– En trois tiers, avec un tiers qui est un peu plus devant,
52:22un qui est un peu plus derrière.
52:23Il était censé être majoritaire, il ne l'est pas.
52:25Je parle du Rassemblement National.
52:26Voilà, c'est les résultats.
52:27Il y a quelque chose qui est sûr.
52:28C'est que moi, ce que je vois, sur le terrain,
52:31chez les gens, chez les Français,
52:32on est comme dans un bâtiment en feu,
52:34et tout le monde veut sortir.
52:35Il y a une porte à droite, il y a une porte à gauche.
52:37Ce que je sais, c'est que si, là, la porte à gauche ouvre,
52:39vous avez un paquet de gens qui ont peut-être fait un choix,
52:41qui changeront d'avis.
52:42Moi, c'est mon opinion, c'est ce que je pense.
52:44– Ce n'est pas du tout ce que je ressens sur le terrain.
52:46– Moi non plus, je ne ressens pas ça.
52:48– Vous savez ce que vous allez faire ?
52:49– Non, non, je ne ressens pas ça non plus.
52:51– Les jours qui viennent, les uns et les autres.
52:54Merci d'avoir débattu librement ici, avec nos tons respectifs.
52:58Ce sera Philippe David, dans quelques instants,
53:00Sud Radio, dans tous ses états.
53:02Et je vous promets encore du débat sur Sud Radio.
53:04Et on se retrouve demain, jeudi.
53:07Demain matin, jeudi.
53:09Allez, bonne journée à tous et restez avec nous.
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