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Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État en charge de la Citoyenneté, répond aux questions de Laurence Ferrari au sujet des intentions de vote pour les élections législatives, de l'union de la gauche à travers le Front populaire, de la crise chez LR avec l'éviction d'Éric Ciotti, du choix d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale et du programme de la Macronie.

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Transcription
00:00Et c'est votre grand interview sur CNews et Europe 1. Bonjour Sabrina Agresti-Robach,
00:11secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté et de la Ville. On va parler évidemment de
00:15cette campagne des législatives. Y a-t-il un accord avec la droite dite républicaine et votre parti
00:21Renaissance, puisqu'il y a une soixantaine de circonscriptions dans lesquelles il n'y aura pas
00:24de concurrence entre vous ? C'est un accord qui a été passé au niveau national ? Alors c'est un
00:27accord local. Ce sont des accords locaux. Si on doit parler de ma circonscription...
00:33Vous-même, vous n'aurez pas de candidats, vous n'aurez pas de candidats à LR. Vous avez négocié
00:37avec eux ? Non, ce qui se passe c'est que je suis la candidate du rassemblement, la seule en mesure
00:43de battre l'extrême droite dans ma circonscription. Donc localement, et Martine Vassal que je salue
00:49ce matin, la présidente de la métropole et du département a beaucoup aussi oeuvré dans ce sens,
00:55parce que je suis la candidate qui va pouvoir battre, comme la dernière fois, et la seule en
01:00mesure de battre l'extrême droite. Et aussi autre chose, quand j'ai gagné, que j'ai été élue
01:04députée, et quand je suis montée au gouvernement, je n'ai pas trié mes électeurs. J'ai travaillé avec
01:10tout le monde et considéré tout le monde de la même manière. Vous ne parlez que de la concurrence
01:14avec le rassemblement national, il n'y a pas de concurrence de front populaire sur votre
01:18circonscription ? Dans ma circonscription, la liste LFI a fini deuxième, et c'est justement où je suis
01:25la candidate. Et la dernière fois, c'était pareil, j'avais aussi une extrême gauche élevée, et en
01:31faisant le rassemblement, nous permettons aux candidats républicains avec un grand R de pouvoir
01:37battre et l'extrême gauche et l'extrême droite. Pour vous, il y a une équivalence entre le vote
01:41rassemblement national et le vote front populaire ou pas ? Alors, est-ce qu'il y a une équivalence ?
01:46Je ne sais pas. Est-ce que je renvoie dos à dos ? Par contre, les deux parties, c'est une évidence,
01:51je l'ai dit dix fois. LFI et l'extrême droite. D'un côté, l'extrême droite populiste,
01:58nationaliste, et qui, en réalité, vend des choses qui n'existent pas. Moi, il m'a fallu 30 secondes
02:04pour comprendre. Quand je vois que Jordan Bardella, qui voit son parti, et c'est vrai, aux portes du
02:09pouvoir, renoncer à tout leur programme de 2022, l'exercice du pouvoir va être difficile. C'est
02:16beaucoup plus compliqué que faire des TikTok. De l'autre côté, vous avez des gens qui jouent
02:20sur le communautarisme, et je vous invite, Laurence Ferrari, à aller regarder la diversité sur leur
02:25liste. On utilise les voix, mais par contre, on n'envoie pas les candidats là où ils peuvent se
02:31faire élire. Donc, attention, c'est la même chose. La diversité, ça ne leur parle pas,
02:38c'est la seule chose qui les intéresse. Et vous savez, justement, sur Jean-Luc Mélenchon et de
02:42LFI, je dis et je lance un appel à nos habitants des quartiers populaires dont je suis issue. Je
02:49suis née dans le quartier le plus pauvre d'Europe, vous le savez. Jean-Luc Mélenchon n'est pas
02:54un moudjaïdine, il n'est pas allé faire la guerre en Palestine. C'est un multimillionnaire de la
02:59politique, qui n'a vécu que de la politique et qui va expliquer aux jeunes des quartiers comment
03:02il faut faire. Alors, je leur dis, regardez bien à qui vous avez affaire. Regardez bien comment ils
03:08instrumentalisent et ils manipulent le fameux vote communautaire et comment ils instrumentalisent
03:15cette religion qui est l'islam. Donc, de bien regarder à ce que demain, si la cause palestinienne
03:22ne leur apporte plus une voix dans les urnes, ils passeront à un autre combat et ils lâcheront le
03:27combat précédent et ils le jetteront à la poubelle. Sabrina Agresti-Roubach, en cas de second tour entre
03:32le Rassemblement national et le Front populaire que vous venez d'étrier à l'instant, quelle est la
03:38consigne de vote que vous donneriez ? Qu'est-ce que vous, vous voteriez ? Moi, ce que je ferai, je ferai
03:43plusieurs choses. Tout le monde me connaît et tout le monde, quand je dis tout le monde me connaît, à Marseille,
03:49je veux dire chez moi et sur mes convictions. Ce que je sais, c'est qu'il va falloir pour moi, pour nous, nous
03:55battre tout de suite pour être au second tour. Puisqu'on parlait tout à l'heure, il faut être au
03:59second tour pour avoir une chance de battre les deux extrêmes. Et la réalité, c'est que je n'appellerai
04:05jamais à voter pour un candidat LFI ou un candidat RN. Donc, ce sera l'abstention pour vous ?
04:11Ça sera si un candidat LFI, moi, je peux vous garantir, je n'appellerai jamais à voter pour un
04:15candidat LFI, au regard de ce qu'ils font. Et je leur en veux énormément de réduire, justement,
04:20la jeunesse de nos quartiers prioritaires. Vous savez, il me semble que c'est Rachida Dati qui
04:25avait dit ça et c'est une formule très juste. Rachida Dati avec des parcours, on va dire, un peu
04:29communs avec le mien. Mais ils ne cherchent pas des électeurs, ils cherchent des victimes. Vous savez,
04:33eux, c'est touche pas à mon pauvre. Plus les gens sont maintenus dans une certaine misère, plus ça
04:38les arrange. Eux, ce qu'ils veulent, ce n'est pas que les gens aillent mieux et s'en sortent. Moi,
04:42je viens des quartiers populaires, je n'ai jamais tendu la main, je ne fais pas la manche. J'ai
04:46travaillé, j'ai bossé, j'ai été éduquée, je suis allée à l'école et je dis merci à la France,
04:53à la République de donner autant à ses enfants. Et je ne cherche pas à ce qu'on me prenne pour une
04:57miséreuse. Arrêtez de prendre les gens des quartiers populaires pour des gens assistés
05:03qui n'ont que ça à faire et voter pour la LFI. Et je leur dis, quand je vois un député,
05:08à Marseille, qui fait des concours de kebab pour nos jeunes, j'espère qu'il donne à manger autre
05:12chose à ses enfants. Parce que ça, c'est la dégratation totale, mais totale, de ce que nous
05:18pouvons être, nous, dans les quartiers populaires. Quand je dis nous, parce que je viens de là. Et
05:23qu'à un moment donné, si on n'ose pas leur dire... Et je rappelle aussi à nos jeunes des quartiers
05:27populaires, vous savez combien gagne un député qui vous dit je vais vous offrir un kebab si vous
05:31m'envoyez une voix ? 7500 euros bruts. D'accord ? Donc remettre les choses aussi à leur niveau. La
05:38misère, c'est bien pour les autres, tant que ça nous ramène des voix. Et quand je vois chez moi
05:43que dans ce qui se passe à Marseille, la gauche traditionnelle, la gauche... Vous savez, il y a
05:51une gauche qu'on aime. Quand je vois le combat de Jérôme Guedj et que je vois chez moi le maire de
05:56Marseille qui s'est aplati devant LFI. Mais enfin, je suis sidérée outrée. Et regardez que c'est
06:03possible. Pourquoi Jérôme Guedj a moins d'enjeux et il est sorti du front populaire ? De la honte.
06:09À Marseille, il y a notamment le député de l'Augu, le député de France Insoumise, qui a
06:15brandi le drapeau palestinien. C'est une alliance contre nature pour vous ? Complètement contre
06:19nature. Je ne sais plus où est ma gauche, où est ma droite. Je ne suis pas socialiste, je ne suis pas
06:26les républicains. Moi, je suis une sociodémocrate républicaine. Mais enfin, comment est-ce qu'on peut
06:32imaginer que la gauche... Mais regardez ce qu'a fait Guzman. Moi, je suis sidérée, effarée. Il fait 14 %.
06:38Il fait un bon score aux Européennes. La preuve, vous voyez, presque 14 %. Et c'était son moment historique.
06:45Il aurait pu dire, je suis cette gauche qu'il nous a expliqué, qu'il nous a vendu pendant les
06:51Européennes. Et au premier accord, vous savez comment on appelle ça ? De la tambouille. Et ce
06:55qu'on appelle aussi, on appelle ça le manque de courage. Parce que pour une place, on vend son
07:00âme au diable. Même chose pour François Hollande, qui va être candidat et qui va accepter la bannière
07:05pour populaire. Je l'ai dit. Vous le savez, je n'aime pas les réseaux sociaux, mais là, je me suis
07:10quand même fendue d'un tweet. Le déshonneur. Et qu'à un moment donné... Le déshonneur pour François Hollande.
07:14Je l'ai écrit. Je l'ai écrit et je le pense. Quand on a été président de la République, et vous me
07:19direz, nous n'avons pas mis de candidats en face de lui. Mais ce que j'ai lu hier, c'est moi qui
07:26vous le dis. Hier, j'entendais que c'était Uégard à sa fonction. C'est lui qui aurait dû, Uégard à
07:33sa fonction, ne pas s'aplatir devant LFI, NPA, La Jeune Garde. Nous n'avons pas mis de candidats en
07:39face parce que le vote utile, notamment en face à François Hollande, où on peut parler de Cahuzac
07:45aussi, il y a un candidat, les Républicains. On a pensé que les meilleures chances pour battre les
07:49deux extrêmes étaient, on va dire, le candidat le mieux placé, les mieux placés, et pour ne pas aller
07:55diviser des voix, des Républicains avec un grand R. Hier, Adrien Quatennens a annoncé qu'il ne serait
07:59pas candidat. C'est une chose importante pour vous ? Je pense que la pression de son parti, la pression
08:07populaire, on va dire, mais populaire dans le sens noble du terme, et la décence. Il y a eu la décence
08:15de se retirer, oui. Et moi, vous savez, quand il a été conspué et insulté dans l'hémicycle, je ne me
08:22suis pas levée, ni pour l'insulter, ni pour le conspuer. Pourquoi ? Parce que c'est pas ma manière de faire.
08:27Si j'ai un truc à dire à quelqu'un, je lui dis en face. La dissolution, vous n'étiez évidemment pas au
08:31courant, comme l'immense majorité... Et peu peuvent vous dire qu'ils l'ont fait, si vous le disent, ce n'est pas vrai.
08:36Est-ce que vous entendez le discours, notamment de Nicolas Sarkozy, qui dit qu'elle
08:40constitue un risque majeur pour le pays. Il dit que le pays déjà fracturé peut plonger dans un chaos
08:45dont nous aurons les plus grandes difficultés à sortir. Je comprends la position, et bien sûr ce que
08:52dit le président Nicolas Sarkozy. Ce que je pense, moi, c'est que le fait que le président puisse
08:59arriver à la dissolution de l'Assemblée... Il ne faut pas avoir mis un jour son pied dans l'hémicycle,
09:05ni en tant que député, ni en tant que membre du gouvernement, pour ne pas comprendre ce qui était
09:09en train de se jouer. Et que le président... Vous savez, j'ai dit, on ne peut pas
09:13gouverner dans le brasier. J'y ai été dans ce brasier. Et l'autre chose, vous me direz...
09:17Ça aurait pu durer quelques mois encore. Et vous le savez.
09:20Parfaitement. Parfaitement. Mais il n'y a jamais, en réalité, de bons moments pour prendre une grande décision, une décision grave.
09:28Les Français ont envoyé un message au président de la République. Mais le message, c'est un message de colère.
09:33On sait très bien que les Européennes sont un scrutin des fouloirs. Et de l'autre côté, je rappelle que les législatives
09:39sont un scrutin local. Comme je vous parlais, pas de candidats LR face à moi. J'ai été la députée et la ministre de tout le monde.
09:46Et rappelez quand même que ça va se jouer localement, et que l'incarnation locale, et que le travail que vous avez fait localement...
09:53Et aussi, et aussi, les Français, le 30 juin, seront face à leur responsabilité.
09:59Puisque beaucoup ont dit que le président était trop autoritaire, on renvoie tout le monde devant les urnes.
10:04Sur quel programme allez-vous tous, les candidats d'Ensemble pour la République, faire campagne ?
10:08Gabriel Attal a notamment évoqué le volet autorité. Il a annoncé qu'un mineur, responsable de violences aggravées, de plus de 16 ans et en récidive, devrait pouvoir être jugé comme un majeur.
10:18Mais en fait, pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ?
10:21Mais on a fait comment ça, le dire ? Vous savez ? Ah non !
10:23Vous allez laisser la majorité pénale ?
10:25Non, non, non. Ça, le garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, hier l'a rappelé, c'est inconstitutionnel. Donc on sait très bien qu'on ne peut pas le faire.
10:33C'est ce que je crois, et vous connaissez mes positions, rappelez-vous le procès qu'on m'avait fait.
10:38Dès que vous dites quelque chose d'à peu près normal, qui est sévère, vous savez, dure à l'aise.
10:43Non, mais ils ont mis sept ans à réaliser tout ce qui se passe dans notre pays, en fait.
10:46Non, pas du tout, pas du tout. Je pense que nous avons pensé, et je fais partie, vous savez, je suis dans cette majorité,
10:52la première fois que je m'engage en politique, c'était auprès du président de la République.
10:56Et je l'avais dit, je serai avec lui jusqu'au dernier quart d'heure.
10:59Quand j'avais dit qu'il fallait faciliter les mesures d'expulsion de familles de délinquants qui vivent dans des logements sociaux,
11:06est-ce que vous vous rappelez les menaces que j'avais reçues, les insultes que j'avais reçues ?
11:10Il ne faut jamais, pareil, avoir mis son pied dans un quartier, un quartier prioritaire,
11:16et avoir vécu à côté de familles de délinquants pour savoir ce que ça provoque chez les gens.
11:20Et cette colère, cette colère des gens qui disent...
11:23Mais on voit à côté des gens qui font n'importe quoi, et de l'autre côté, pas de sanctions.
11:28Et j'avais parlé avant tout le monde, pas que du sentiment d'insécurité, j'avais parlé du sentiment d'impunité.
11:34Les Français, là, nous envoient le message de... On ne supporte plus le sentiment d'impunité.
11:40Et ce que je crois, c'est que sur le plan économique, on ne peut pas nous renier notre bilan économique.
11:45Deux millions d'emplois, nous sommes à deux points du plein emploi.
11:50Nous avons combattu et réussi à régler le chômage de masse.
11:54Mais ça ne suffit pas. Il faut travailler sur les valeurs, sur ce que nous sommes.
11:59Qu'est-ce qui fait que nous sommes Français ? Qu'est-ce qui fait que nous faisons nation ?
12:02Et ça, par exemple... Et je parle toujours pour les plus fragiles d'entre nous.
12:06Les plus fragiles d'entre nous sont les plus exposés.
12:09Et quand on vous dit des choses... Juste, mais on vous dit les choses les plus basiques.
12:14On vous traite d'extrême droite.
12:16Mais moi, je dis que je suis une enfant d'immigré née dans le quartier le plus pauvre d'Europe.
12:20Non, je suis quelqu'un de normal, de pragmatique.
12:22Et parce que j'ai connu, je voudrais, et c'est l'histoire de ma vie,
12:27je voudrais me battre pour que les jeunes maintenant...
12:31Les jeunes maintenant aient ce que moi, j'ai pas eu à mon époque.
12:34Un tout petit mot des joueurs de football qui, désormais aussi, prennent des positions politiques.
12:38Kylian Mbappé appelle les jeunes à se mobiliser contre les extrêmes aux portes du pouvoir,
12:43tout comme Marcus Thuram.
12:45J'espère qu'on sera encore fiers de porter le maillot bleu le 7 juillet, dit Kylian Mbappé.
12:49Qu'est-ce que vous en pensez ?
12:50Déjà, je pense qu'hier, on me posait la même question.
12:54Quand un sportif ou des acteurs de la culture ne prennent pas position...
12:58Rappelez-vous l'élection de 2022.
13:01Nous étions bien face à l'extrême droite.
13:03Il me semble bien que c'était face à Marine Le Pen.
13:05Personne n'avait pris position, ni pour le président, ni contre Marine Le Pen, ni quoi que ce soit.
13:11Quand on a la chance d'avoir...
13:13C'est un jeune, je voudrais être sa maman.
13:16C'est un jeune sportif, brillant, que les jeunes admirent.
13:21Et qu'il dit qu'il faut...
13:23Regardez, c'est un moment important pour notre pays.
13:25Il faut aller voter et battre et combattre les extrêmes.
13:29Les extrêmes, c'est-à-dire qu'il en gomme les deux, pour vous.
13:32Quand tu dis les extrêmes, moi, j'en connais pas 50.
13:35Je connais l'extrême droite et je connais l'extrême gauche.
13:38Il a raison.
13:40Et je me réjouis d'une chose.
13:42Il me semble que c'est Jacques Vandrou tout à l'heure qui parlait de Rocheteau.
13:44Les politiques, les artistes, c'est culturel.
13:47Et il me manquait ça, de voir des acteurs de la vie culturelle,
13:52de la vie sportive et de grands sportifs et de grands comédiens,
13:56quel que soit ce qu'ils disent, s'engager pour dire
13:58que c'est un moment important pour notre pays.
14:00Allez voter.
14:01Un dernier mot, Sabrina Agresti-Robach.
14:03Est-ce que le risque de ces législatives, c'est qu'elles signent la fin du macronisme ?
14:07Non, ce qu'elles signent, c'est que le macronisme n'a pas peur de revenir devant les urnes.
14:13Voilà ce que ça signe.
14:14Ça signe, vous savez, il faut avoir beaucoup de courage
14:17pour, dans ce moment-là, repartir au combat, se dire on ne va pas lâcher l'affaire.
14:22On exercise, vous savez, je ne vous apprends rien.
14:26Tout le monde a été très surpris, bien sûr, de cette fin de dimanche soir.
14:30Je ne peux pas imaginer que vous ayez un ministre ou un député
14:34de la majorité présidentielle venir vous dire que c'était attendu
14:38et que nous allions le faire.
14:39Passez les cinq minutes de surprise.
14:41Dimanche soir, j'étais en campagne et qu'on ne peut pas nous enlever.
14:47Au moins ça, tout le monde est reparti.
14:49Regardez les membres du gouvernement.
14:50Tout le monde est reparti au combat et regardez les députés majorités.
14:53Presque tout le monde, mais on va dire que très, très globalement,
14:57tout le monde est reparti au combat pour gagner ces législatives.
15:00Merci beaucoup, Sabrina Agresti-Robach.
15:02C'était votre grande interview sur CNews et sur Europe 1.
15:04Merci, Laurence Ferrari. Merci, Sabrina Agresti-Robach.
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