00:00 *Musique*
00:03 La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, on commence avec l'état alarmant des comptes de la Sécurité Sociale.
00:08 Oui, même si je sais ce que vous pensez, le trou de la sécu c'est pas nouveau, on est habitué.
00:13 11 milliards de plus, on n'est plus à sa près.
00:16 Des diaphoirus aveugles et démagogues rejetteront tout alarmisme, prédit Rémi Godot à la une de l'opinion.
00:22 Mais ne les croyez pas. Ce que nous a dit la Cour des comptes hier est en fait assez simple, résume-t-il.
00:27 C'est que l'état Providence peut mourir en France.
00:30 Et pas la peine de lire la prose parfois en fatigue.
00:33 Des éditorialistes, pour vous en convaincre, contentez-vous juste de lire les extraits de ce rapport.
00:38 Vous le trouverez dans tous les journaux un peu responsables.
00:41 Les comptes de la Sécurité Sociale sont hors de contrôle.
00:45 Et ce ne serait pas si grave, Pierre Moscovitz qui pourrait même être drôle.
00:49 Il faudrait réaliser des économies nettement plus élevées que ces dernières années a-t-il lâché avant d'ajouter.
00:55 Ce ne sera pas si difficile puisque jusqu'à présent rien n'a été fait.
00:59 Mais le gouvernement s'inquiète ce matin, Olivier.
01:02 Sauf qu'apparemment il s'inquiète moins du niveau des déficits que de la courbe des sondages de Valérie Ayé.
01:07 Panique en Macronie, c'est le gros titre de l'opinion où François-Xavier Bourmeau et Corinne Leïc
01:12 signent un long papier pour tenter d'imaginer ce qui va se passer après le 9 juin.
01:17 Si l'ampleur de la catastrophe est celle qui est annoncée par les sondages,
01:21 la question qui va se poser c'est celle de savoir si Gabriel Attal va rester à Matignon.
01:26 Alors on va y venir, pas d'impatience, mais d'abord petit détour par le Figaro
01:30 qui publie ce matin une interview millimétrée de Nicolas Sarkozy.
01:35 À dix jours du scrutin, que nous dit-il ?
01:37 Eh bien d'abord qu'il ne nous dira pas pour qui il va voter.
01:40 "J'ai beaucoup de sympathie pour Bellamy, mais je ne cache pas les divergences
01:44 que j'ai avec un certain nombre de dirigeants des Républicains."
01:48 Mais le Figaro insiste, "depuis 2022, vous appelez la droite à passer un accord avec Emmanuel Macron."
01:54 Réponse de Sarkozy.
01:56 "Je continue de penser que ma famille politique ferait mieux d'utiliser son influence réelle
02:01 pour que le président soit plus en harmonie avec la matrice politique actuelle de nos concitoyens,
02:07 lui dont la tentation naturelle est d'aller vers le centre-gauche.
02:10 Les Républicains ne se tromperaient pas en faisant le choix de la France."
02:14 Bon, si vous n'avez pas compris, je vous traduis.
02:16 L'ancien président verrait d'un bon oeil un accord entre la Macronie et les LR.
02:21 Et on en revient à ces rumeurs exposées dans l'Opinion.
02:24 D'abord celle d'un remplacement de Gabriel Atal par Gérard Larcher,
02:28 alors celle-là elle tourne déjà depuis quelques jours.
02:30 Mais il y a une autre hypothèse, plus nouvelle, avancée par le journal,
02:33 celle de François Baroin à Matignon.
02:36 Un ministre a rencontré l'intéressé dans le cadre de Choose France, écrit le journal,
02:40 il en retire la conviction que François Baroin ne ferait pas languir son monde s'il devait y aller.
02:46 Parce que faire languir son monde, il faut bien le dire, ça a toujours été un peu sa spécialité.
02:50 Enfin, dernière rumeur et non des moindres,
02:52 Macron après l'exélection pourrait aussi tendre la main à Raphaël Glucksmann.
02:57 Bon, alors voilà pour les rumeurs, comme l'écrit elle-même l'Opinion,
03:01 certains soupçonnent surtout Emmanuel Macron de chercher à semer la zizanie.
03:05 D'autant qu'en cette fin de campagne, Raphaël Glucksmann a un autre problème plus gros que Macron.
03:11 - Oui, lequel ?
03:12 - Eh bien, demandez à Anissa, vous avez vu le temps qu'il fait ?
03:15 Il pleut, ça signifie qu'il est de retour !
03:18 François Hollande, il se bat, que la blague fait beaucoup rire au PS, raconte le Parisien.
03:23 Mais pas du tout Glucksmann qui considère l'ancien président comme un boulet.
03:27 Hollande n'a pas été invité à s'afficher avec le candidat,
03:30 eh bien l'ancien président normal s'est fait inviter ce soir par le service public en prime time,
03:34 en vérité Hollande à la rage, écrit Julien Duffey,
03:38 car c'est le seul qui reste au vestiaire dans cette campagne, jugé un cadre du PS.
03:42 Mais ce n'est pas l'image qu'on veut incarner, Hollande, c'est notre petit troll en chef.
03:48 - Allez, on termine par d'autres noms d'oiseaux dans une ambiance tumultueuse.
03:52 - Et il ne s'agit plus de politique, mais de tennis,
03:54 parce que le public de Roland Garros est de plus en plus indiscipliné,
03:58 s'indigne le Figaro, Axel nous en parlait il y a quelques minutes.
04:01 Les joueurs qui ont le malheur d'affronter les Français s'en plaignent,
04:05 un spectateur a même craché son chouimgum sur le belge Goffin,
04:09 qui avait eu l'outrecuidance de battre un tricolore,
04:12 ce qui n'est apparemment pas très difficile cette année.
04:14 "Ça devient comme au foot, bientôt il y aura des hooligans", a-t-il déclaré.
04:18 Alors, n'exagérons rien, mais c'est vrai qu'il se passe quelque chose,
04:21 reconnaît Mats Wilander sur le site de l'équipe, et ce n'est pas propre à Roland Garros.
04:26 Je pense que la raison principale, c'est le Covid, poursuit l'ancien champion suédois.
04:32 Les nerfs sont plus à vif. Pendant la pandémie, on a donné aux gens
04:36 l'ordre d'agir de telle ou telle façon. Ils n'ont pas aimé,
04:40 ils sont revenus avec l'idée de vivre, et surtout de montrer leurs émotions.
04:45 Bref, ce qui se passe à Roland Garros, ce serait donc finalement
04:49 la victoire du chouimgum sur le QR code.
04:51 - Oh, quelle fable magnifique ! Merci beaucoup Olivier Delacroix.
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