00:00 On vient je crois d'assister à une forme de commerce des peurs sur lesquels joue l'extrême droite.
00:08 C'est leur fonds de commerce électoral.
00:10 Et je vais vous dire, Madame Maréchal, Monsieur Bardella, je vous ai laissé parler, Madame Maréchal.
00:16 Je vais vous dire, j'en ai marre que vous serviez des immigrés et de tous leurs descendants
00:23 comme de la chair à canon électorale.
00:25 J'en ai marre que vous désignez et pointiez du doigt nos concitoyens de confession musulmane.
00:30 J'en ai marre que vous pointiez du doigt, moi je m'appelle Madame Aubry,
00:34 j'en ai marre que vous pointiez du doigt des millions de Françaises et Français qui sont Français comme vous.
00:40 Qui sont Français comme vous, Madame Maréchal.
00:43 Qui sont Français comme vous. Je vous ai laissé parler, Madame Maréchal.
00:46 Au bout d'un moment, vous savez, des fois j'ai les poils qui se dressent dans cette campagne électorale.
00:51 Parce qu'on a le sentiment que c'est un peu, combien de migrants en plus on va remettre sur les bateaux,
00:55 combien de destinés, combien de vies on va détruire.
00:57 - Combien de vies françaises on va sauver. - Et j'ai envie, je vous ai laissé parler, Madame Maréchal, maintenant ça suffit.
01:01 - Combien de vies on va éviter. - J'ai envie de remettre un peu d'humanité et de dignité.
01:03 De quoi on parle ? De la politique migratoire européenne.
01:06 On parle d'une politique qui a transformé notre mer Méditerranée en cimetière.
01:10 On parle de plus de 30 000 personnes qui sont mortes en mer Méditerranée.
01:13 On parle d'indignité. On parle aussi d'une responsabilité d'une agence européenne
01:17 qui a transformé nos frontières en immenses murs.
01:22 Et je vous le dis, vous pourrez mettre tous les murs que vous voulez aux frontières de l'Union européenne.
01:27 Mais si les gens ont des raisons de fuir leur territoire, s'ils fuient la guerre, s'ils fuient le changement climatique,
01:33 s'ils fuient les catastrophes, oui ils fuiront et c'est notre devoir d'honorer le droit d'asile.
01:39 - Mais si vous voulez, si vous êtes si sensible que ça... - François Lefebvre est jeté dans les bateaux.
01:44 - Et je termine là-dessus, je vous ai laissé parler. Si vous êtes si sensible que ça au sort des immigrés en mer Méditerranée,
01:49 alors agissez aussi sur les causes. Agissez sur le réchauffement climatique qui pousse les gens à quitter les catastrophes climatiques.
01:56 Agissez sur les accords économiques qui sont inégaux. Vous voyez, il y a une forme d'hypocrisie.
02:00 Et à la fin, moi je ne laisserai pas se faire capturer le débat des élections européennes
02:05 dans un débat d'une course à l'échalote de la xénophobie auquel on a encore assisté ce soir.
02:09 Donc désolé pour ce coup de gueule, mais j'en ai marre et vous ne le referez pas dans les prochains débats.
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