00:00 Je n'ai pas changé d'avis depuis le début sur cette histoire. J'ai évidemment condamné la violation du droit international et l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
00:07 J'ai émis le souhait qu'il puisse y avoir un soutien logistique et humanitaire ou financier à l'Ukraine pour l'aider à résister.
00:14 Mais je considère qu'aujourd'hui, la France ne doit pas participer de l'escalade derrière et devenir co-belligérante, en particulier, évidemment, en envoyant des troupes,
00:22 parce que c'est le risque d'une escalade qui pourrait nous conduire potentiellement vers une troisième guerre mondiale. Et je le dis aussi clairement que je peux le faire,
00:29 c'est-à-dire que vouloir aujourd'hui soutenir l'Ukraine ne doit pas signifier faire la guerre à sa place, encore moins, permettez-moi de le dire, et je le rappelle,
00:35 et vous avez repris ça dans l'extrait, qu'aujourd'hui, envoyer des armes, c'est affaiblir encore davantage l'armée qui est la nôtre, qui est une armée,
00:42 du fait des sous-investissements depuis des années. Bah si, je suis désolée, parce que déjà, ça a commencé sous François Hollande.
00:47 Si on a l'armée qu'on a aujourd'hui, si aujourd'hui, les Français ne sont pas en mesure de se protéger, c'est parce qu'il y a eu des choix de sous-investissements
00:52 et de baisses d'effectifs qui ont commencé, d'ailleurs pas seulement sous François Hollande, sous Nicolas Sarkozy, puis François Hollande, et puis qui a commencé
00:57 sous le mandat d'Emmanuel Macron, avant qu'une fois de plus, il se réveille tardivement et très partiellement. Et donc, je suis désolée de vous le rappeler,
01:03 moi, je veux bien qu'on aille faire la guerre au monde entier. Aujourd'hui, la France est capable de tenir un front de haute intensité de 100 km. L'Ukraine, c'est 1000.
01:09 On consomme en Ukraine en un mois l'équivalent de ce qu'on produit en termes de but en un an en France. On a 200 chars, il y en a 20 qui sont détruits par jour en Ukraine.
01:17 Donc à un moment donné, soyons lucides. Et je vous le dis, j'embraille sur ce sujet, je vois beaucoup aujourd'hui parler d'armée européenne, voilà, c'est très, très,
01:25 très vendeur, très séduisant. – Et on va en parler, évidemment. – Pour nous défendre. Mais, excusez-moi, j'ai quand même du mal à ce qu'on aille sur ce sujet,
01:32 alors qu'aujourd'hui, nous ne sommes même pas capables de faire respecter l'autorité de l'État et la sécurité sur le sol français.
01:39 On a un territoire français aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie qui est au bord de la guerre civile, on n'est pas capable de ramener la paix.
01:44 Aujourd'hui, j'étais dans les cités de Marseille il y a deux jours, j'étais en voiture à l'entrée de ces cités, il y a les dealers qui font le contrôle,
01:51 qui font le contrôle, voilà, avec les chouffes qui vous tombent dessus et qui vous tapent dessus. Voilà, c'est ça aujourd'hui l'état du narcotrafic
01:56 dans notre pays. Cette semaine, on a encore des viols et des agressions de migrants sous autocutf parce qu'on n'est même pas capables de faire respecter
02:04 l'obligation de quitter le territoire français. Et on nous explique, tous ces gens, qu'on va aller faire la guerre européenne, la défense européenne, l'armée européenne.
02:11 Pitié, s'il vous plaît, commençons déjà par faire en sorte d'avoir une armée digne de son qui puisse protéger les Français. Consacrons 3% du PIB à l'armée,
02:18 relocalisons la production de munitions, faisons des commandes publiques et surtout assurons l'autorité de l'État avec des moyens sécuritaires,
02:26 des cents, une police et une justice pénales à la hauteur et après, on pourra peut-être commencer à essayer de fantasmer sur des grands projets.
02:32 Mais croyez-moi, je ne crois pas qu'aujourd'hui, ce soit une bonne chose que de vouloir déléguer et notre défense et notre diplomatie à l'Union européenne.
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