00:00Ce soir, vous nous dites, oui, il va falloir, contrairement à ce que l'on vient d'entendre avec Jean-Denis Bardella,
00:05par exemple, régulariser massivement en Europe.
00:08— Il va falloir surtout avoir des voies légales de migration et régulariser. Mais votre concept...
00:14— Irrégulariser. — Irrégulariser. — Mais oui. Mais votre concept de double frontière, c'est... Mais désolé.
00:22Le chaos en Europe, votre concept de double frontière, c'est la fin de la libre circulation en Europe.
00:29C'est aller parler de cela à des transfrontaliers, à des travailleurs.
00:34— Vous m'avez assimilé à des clandestins, les travailleurs transfrontaliers.
00:36— Mais non. Mais vous voulez rétablir les frontières à l'intérieur de l'UE. Votre phobie, votre phobie, votre phobie, votre phobie...
00:47— Valérie Ayé. Laissez-les s'exprimer, parce que là, c'est pour vous. J'ai la même question.
00:53— S'il vous plaît, Raphaël Gluck, s'il vous plaît. — Vous êtes d'accord avec Raphaël Gluck,
00:55Raphaël Gluckman et Valérie Ayé ? Vous êtes d'accord ? — Nous avons là des slogans d'Estrade.
00:59— Allez-y. Rappelle-nous. — Il faut être réaliste. Tous ces slogans d'Estrade sur l'immigration zéro, eh bien sont profondément irréalistes.
01:08La vérité, c'est que votre alliée, Mme Mélenchon, a fait campagne en expliquant qu'elle allait faire un blocus naval,
01:17qu'elle allait tirer quasiment sur les bateaux. — Attendez, Marion Maréchal.
01:22— Attendez, vous allez pouvoir répondre dans un instant. — Non, Mme Maréchal. Non, Mme Maréchal. Non.
01:28Et une fois arrivée au pouvoir, qu'est-ce qu'elle fait ? Mme Mélenchon, elle invite 450 000 travailleurs
01:34parce que l'Italie a besoin. Et donc moi, je veux qu'on mette fin à l'hypocrisie. Nos sociétés...
01:39Non mais vous me parlez de quoi ? — Vous n'avez pas posé votre question dans un instant, Marion Maréchal.
01:42Non mais je veux dire, moi, j'ai... — Je ne... Laissez-moi parler. Donc Mme Mélenchon invite les travailleurs... Pourquoi ?
01:48Pourquoi ? Mais posez-vous la question. Tout le monde doit se poser la question. Pourquoi ? Parce que l'Italie en avait besoin.
01:54Et la même chose se passe dans les autres sociétés européennes. Donc mettons fin à l'hypocrisie et développons des lois légales.
02:01Et ça donnera lieu à un contrat... — Mme Mélenchon, vous êtes d'ailleurs pour 100 000 visas prioritaires.
02:05— Laissez-moi finir. Ça donnera lieu à un contrat avec les pays de provenance. Ce contrat, il est simple.
02:11On distribue des visas multi-entrées pour les travailleurs en échange des laissés-passer consulaires que les pays de provenance
02:22refusent de délivrer et qui font que nous ne maîtrisons pas les flux, puisque nous ne parvenons pas à raccompagner ceux qui n'ont pas vocation à rester.
02:30— Marion Maréchal. Marion Maréchal. — Je viens de répondre. — Quelqu'un arrive clandestinement sur le sol européen.
02:36Qu'est-ce qui se passe ? On lui donne des papiers. On le régularise. On lui donne la nationalité française.
02:39— L'asile, on examine s'il a le droit à l'asile. Ça s'appelle un processus. Ça respecte les conventions internationales.
02:45Ensuite, s'il n'a pas le droit à l'asile et qu'il n'a pas le droit à un titre de séjour pour un autre titre, c'est-à-dire par exemple pour le travail,
02:54et on va régulariser ceux qui travaillent, eh bien il sera raccompagné à la frontière, parce que moi, je propose une position profondément réaliste.
03:03Mais si, jusqu'ici, en fait, le problème, c'est que les pays de provenance ne délivrent pas ces laissés-passer consulaires.
03:09Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont rien à gagner, parce que nous sommes profondément hypocrites dans notre relation avec eux.
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