00:00Djamil Lechlague !
00:02Applaudissements
00:04Merci, merci Charline !
00:06Applaudissements
00:08Ouais, les gars, c'est incroyable !
00:10En ce moment, il y a des manifs pro-palestinienne
00:12à Sciences Po, et certains
00:14sont outrés. Quoi ?
00:16Ils ont une conscience politique à Sciences
00:18Politiques ? Mais ce n'est pas
00:20l'information principale de la semaine.
00:22Guillaume Meurice, mise à pied en vue
00:24de sanctions disciplinaires. Mais on est où ?
00:26Au collège Jules Ferry ou quoi ?
00:28A ce qui paraît, la CPE
00:30à Delvanerite l'a chopée dans les
00:32couloirs. Meurice, ton carnet
00:34de liaison, 15 jours de compte,
00:36t'entends ? La justice
00:38a classé sans suite la blague de Guillaume.
00:40Mais la direction l'a quand même punie.
00:42C'est le contraire d'Eric
00:44Zemmour. Lui, il est
00:46multirécidiviste, condamné,
00:48mais sa chaîne le soutenait.
00:50En fait, attends !
00:52Applaudissements
00:54En fait, il y a plus de liberté d'expression
00:56sur CNews que sur France Inter.
00:58Applaudissements
01:00Non, mais les gars !
01:02Hé ! Je vais envoyer
01:04mon CV à Pascal Praud.
01:06Et tout de suite, dans l'heure des pros, on accueille
01:08Djamil Lechlag. Hé les gars, c'est
01:10incroyable. Vous avez vu ? Il y a
01:12trop d'arabes. Ouh ! Je m'adapte
01:14man, bordel !
01:16Hé, France Inter, ils font trop rire.
01:18Oh, le double discours.
01:20Vraiment, t'sais, des macronistes.
01:22Moi, je suis à deux doigts de voter Marine.
01:24La direction, ils sont là.
01:26Oui, nous, tu comprends, c'est l'esprit Charlie.
01:28On va titiller les interdits,
01:30mais on va rien titiller
01:32du tout. Même quand c'est autorisé,
01:34tu fais une vanne, on veut te virer.
01:36C'est pas l'esprit Charlie, c'est
01:38l'esprit Charles. Passe quoi ?
01:40On va terroriser les humoristes.
01:42Wouh ! Vannes publiques,
01:44c'est dingue.
01:46Non, mais perso, pardon.
01:48J'ai pas le temps, les amis, parce qu'on a que
01:50trois minutes. Je vois pas ce qui est
01:52choquant à comparer Netanyahou
01:54à une sorte de nazi sans prépuce.
01:56Parce que cette phrase, hein, je mets
01:58des guillemets, sorte de nazi
02:00sans prépuce.
02:02C'est ma dernière chronique, en fait.
02:04Non, mais attends.
02:06Cette phrase.
02:08Pardonnez-moi.
02:14Non, mais, vous voulez du sang,
02:16t'sais. Cette phrase
02:18n'est pas au fond sainte. Et je sais
02:20de quoi je parle. Moi-même, j'ai pas de prépuce.
02:22En tout cas,
02:24ce qui est terrible dans cette histoire, c'est que
02:26Meurice, cet homme sans gluten,
02:28passe pour le
02:30méchant. Et Netanyahou, pour le gentil.
02:32T'sais, pour la victime. Parce qu'avec
02:34ou sans prépuce, Netanyahou,
02:36c'est quand même le bad boy dans cette affaire.
02:38Le bad boy d'Israël.
02:40Canaille. Canaille. I'm a bad guy.
02:42Bon, après, faut avoir les références
02:44d'IAM. Mais,
02:46ils sont tous
02:48sur ses côtes. Les ONG,
02:50la CPI, l'ONU, le FBI.
02:52Et lui, il est là. Eh, je m'en bats les couilles.
02:54De toute façon, vous êtes tous des antisémites.
02:56On dirait moi
02:58en primaire quand on m'accusait de vol de goûter.
03:00Alors que c'était vrai.
03:02Ma ligne de défense
03:04était simple. Ah, vous êtes tous
03:06des racistes homophobes.
03:08Contre Kem. C'est oui, Bibi.
03:10Tu crois que c'est toi qui as inventé cette
03:12technique ? Bordel.
03:14Netanyahou, c'est un gangster. T'sais, il voulait
03:16éliminer un cadre du Hamas.
03:18Il n'a pas réussi. Du coup, il a fait tuer
03:20ses petits-enfants. Putain.
03:22Même Pablo Escobar, il était
03:24choqué. Hola, Bibi.
03:26Tu dépasses les limites. Despacito.
03:28Calmate. Suaremente.
03:30Besame.
03:32Que quiero sentir tus labios.
03:34Eh oui. Un peu
03:36de douceur Latina dans ce monde
03:38de brutes, ça ne fait pas de mal. Bref.
03:40Je reviens sur la direction de France Inter.
03:42Je n'ai pas fini avec vous.
03:44Vous pensez faire peur à qui
03:46avec vos menaces de mise à pied ?
03:48Perso, je suis un arabe en France.
03:50J'ai toujours été menacé d'être
03:52viré. Et ça,
03:54et ça,
03:56depuis ma naissance.
03:58J'ai une cuire solide, bordel.
04:00J'attends pas de me faire licencier.
04:02Je vais faire une Lionel Jospin 2002.
04:04Une Jospinade, comme on dit dans le milieu.
04:06J'en tire les conclusions
04:08en me retirant du service
04:10public. Après,
04:12la fin de l'émission
04:14de ce soir. Voilà. C'était ma
04:16dernière chronique. On s'est quand même bien
04:18marrés pendant toutes ces années.
04:20Alors, je voulais dire merci, bien sûr, à toute
04:22l'équipe pour l'ambiance incroyable durant ces
04:24trois ans. Mais maintenant, dans cette station,
04:26je me sens plus dans mon safe space.
04:28T'sais, j'ai pris ma décision
04:30il y a une heure. Je suis passé devant le bureau de la
04:32directrice de Radio France. J'ai vu un poster.
04:34Macron 2027 ? J'ai dit
04:36non, Wallah, Jamil.
04:38Et il tente de se barrer. Alors, merci aussi aux auditeurs.
04:40Je continue, bien sûr, mon parcours
04:42de troubadour. Vous pouvez
04:44me suivre sur Youtube, Instagram, Facebook,
04:46TikTok, LinkedIn, MySpace.
04:48Je suis partout, sa mère !
04:50Alors, merci à tous. Et surtout,
04:52surtout, n'oubliez pas
04:54que vous aurez toujours
04:56la liberté de prendre vos places pour venir voir
04:58mon spectacle partout en France.
05:00Autopromo ! Autopromo !
05:02Merci, les gars.
05:04Une précision, s'il vous plaît, sur vos auditoires,
05:06c'est que la sanction de Guillaume Meurice
05:08est de la présidence de Radio France
05:10et non pas de la direction de France Inter. Voici le journal.
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