00:00 - Europe 1 Culture Média - 9h30 - 11h
00:03 - Thomas Hill - Merci beaucoup d'être là pour la suite de Culture Média, nos deux indispensables du jour nous ont rejoints Héloïse Gois pour les séries.
00:11 - Salut Héloïse - Salut Thomas, bon retour, bonne rentrée.
00:14 - Merci beaucoup, mais je suis moins bronzé que vous Héloïse.
00:17 - Je me sens pas le ski quand même.
00:22 - Ca y est, une équipe de bronzés là.
00:24 - Sébastien Bordenave aussi.
00:26 - Il pèle.
00:27 - Il pèle.
00:29 - Il le pèle et il nous parlera de bande dessinée tout à l'heure, on le précise quand même, merci.
00:33 - Et puis j'ai la chance de recevoir ce matin une grande comédienne Virginie Ledoyen, bonjour.
00:39 - Bonjour.
00:40 - Ainsi qu'un grand auteur de polar Alexis Lepsker, bonjour.
00:43 - Bonjour.
00:44 - Et bienvenue, votre roman Alexis le mangeur d'âme a été adapté en film avec Virginie Ledoyen dans le rôle titre, on va en parler dans un instant.
00:52 - Mais d'abord les présentations, c'est la tradition ici des petits sons pour mieux vous connaître.
00:56 - Voici le premier.
00:57 - Vivre sa vie, perdre sa vie, crever d'envie, un petit tour est fini, ça fait trop mal, c'est pas normal.
01:08 - C'est pas moi qui le fais.
01:10 - C'est Frédéric Goldman-Jones, vivre sans vie, parce que c'est un peu votre point commun finalement à tous les deux, on s'est dit vous vivez sans vie.
01:18 - Alexis Lepsker, vous venez en tant qu'écrivain aujourd'hui, mais vous êtes aussi directeur d'hôtel, directeur de casino, joueur de poker, journaliste, communicant, animateur télé, scénariste, j'ai oublié un truc.
01:28 - Tout ça, tout ça, c'est impressionnant.
01:30 - Vous vous ennuyez vite dans la vie ?
01:32 - Oui c'est vrai en plus, je m'ennuie vite, il faut que je remplisse le vide absolument.
01:35 - Donc c'est fou toutes ces casquettes quand même.
01:37 - C'est ce qui m'a permis d'écrire notamment.
01:39 - Ah oui, de vivre toutes ces vies là.
01:41 - Oui exactement.
01:42 - Et puis vous Virginie Ledoyen, c'est une banalité de le dire, mais être actrice ça permet aussi de vivre pas mal de vies différentes.
01:48 Il parait que vous aimez mentir aussi dans les interviews, j'ai vu ça.
01:52 Pour embellir un peu les histoires.
01:54 - Je ne sais pas si j'aime mentir, mais en fait oui, c'est-à-dire qu'il faut bien un petit peu réinventer de temps en temps, donner un petit peu de gammeux,
02:03 parce que moi je ne dirige pas de casino, je ne suis pas joueur de poker, je ne suis pas communicant.
02:09 - On va essayer de ne pas se faire avoir aujourd'hui. En tout cas vous avez commencé ce métier très jeune.
02:14 - À l'âge de 10 ans, Virginie Ledoyen, vous étiez dans ce clip, "Sauvez l'amour" de Daniel Balavoine.
02:26 - Ah bon ?
02:27 - Je crois que c'est un clip qui a été... Oui, oui.
02:29 - Ah mais incroyable ! On va aller le revoir.
02:31 - Je suis allé le revoir d'ailleurs, c'est à titre posthume, donc pas Daniel Balavoine, vous ne l'avez jamais rencontré ?
02:36 - Je ne l'ai jamais rencontré, j'étais tellement heureuse, j'adorais Daniel Balavoine quand j'étais enfant,
02:41 et puis en plus il avait une valeur, enfin voilà, il organisait plein plein de choses dans les écoles, on collectait de la nourriture,
02:49 enfin c'était... Voilà, il avait... Symboliquement il était important, et donc quand on a tourné ce clip dans une décharge à la Courneuve,
02:58 qui faisait un petit peu hommage à Mad Max, c'était quand même... Au-delà du plaisir de jouer dans un clip, c'était Daniel Balavoine.
03:04 - Et on vous reconnaît dans le clip, moi je suis allé le revoir, alors c'est furtif !
03:08 - C'est furtif, oui.
03:10 - Première photo, j'ai vu ça pour une pub à l'âge de 16 jours.
03:14 - Je me souviens très bien ! Comme si c'était hier !
03:17 - C'était pour une banque, pour des pré-bancaires.
03:19 - Absolument, voilà.
03:21 - Et puis à 3 ans vous jouez dans des pubs, au départ il paraît que c'est un peu le fruit du hasard,
03:25 j'ai l'impression que tout le monde dit ça à chaque fois, "ah j'ai commencé à jouer mais c'était pas vraiment prévu".
03:29 - Pour le coup c'est vraiment le fruit du hasard.
03:30 - Bon à 3 ans en même temps on décide pas trop.
03:32 - 3 jours encore moins.
03:34 Non mais c'était mes parents qui font absolument pas ce métier, ma mère avait une copine dont les enfants faisaient des photos,
03:39 et puis elle m'a amenée sur un plateau pour me présenter bébé, il manquait un bébé ce jour-là,
03:44 et le photographe m'a photographié, puis ensuite il appelait de temps en temps ma mère pour des séances,
03:48 ça amusait ma mère, et puis de casting en casting les choses se sont faites comme ça.
03:53 - Et quand est-ce que vous vous êtes dit "je veux devenir actrice" ?
03:56 - A 16 jours !
03:58 - 17 !
04:00 - En fait, petite fille, je trouvais ça très rigolo, très récréatif, j'avais très très envie d'être actrice,
04:08 mais je pensais que c'était pas du tout un métier.
04:10 Parce que j'adorais, parce que je voyais plein de monde tout le temps,
04:15 parce que j'avais des costumes, du maquillage, des choses à dire, des choses à faire, et tout ça.
04:19 Et donc ça me semblait totalement impossible que ce soit un travail.
04:23 Pour moi le travail c'était vraiment dur, laborieux, compliqué, un truc d'adulte.
04:28 Et donc je le mettais vraiment de côté.
04:32 Et puis je crois que vers plus tard, donc vers 16-17 ans,
04:36 - Vous vous êtes dit "ça peut être pas mal".
04:39 - Je me suis dit "en fait, je vais arrêter de dire que je ne vais pas être actrice,
04:43 je ne sais pas si ça marchera, mais c'est ce que je veux faire".
04:45 - Et ça a plutôt pas mal marché !
04:47 - Extrait suivant, écoutez ça !
04:49 - Est-ce que vous vous souvenez de ce générique Alexi Lepsker ?
04:57 - Non.
04:58 - Non ? C'est la maison du bluff !
05:00 Téléréalité sur le poker d'Energy 12, que vous co-présentiez,
05:04 parce que parmi toutes vos casquettes, vous êtes l'un des plus grands spécialistes du poker en France.
05:09 Ça a été le cœur de votre métier même pendant longtemps le poker.
05:12 - Celle de toujours, puisque je dirige un club de jeux à Paris, le club Circus.
05:15 - Et comment le poker vous a conduit un jour au polar ?
05:18 - Je crois que c'est le goût, ça remonte à plus loin que ça,
05:22 c'est le goût de la manipulation, du mensonge,
05:24 de présenter des personnages qui sont beaucoup plus complexes, et voire faux,
05:28 beaucoup plus complexes que ce que je décris au début.
05:31 Oui, mentir, bluffer, c'est le cœur de mon intérêt.
05:36 - Vous qui êtes l'un des plus grands spécialistes du poker en France,
05:39 est-ce que c'est vrai que la plus mauvaise main c'est juste 7 et le 2 ?
05:41 Quand on part avec ça, c'est impossible de gagner.
05:44 - C'est pour une amie !
05:46 - C'est pas terrible, c'est confirmé.
05:51 Allez, un dernier petit extrait !
05:53 - C'est de toi mon amour, mon ami, quand je rêve c'est de toi mon amour, mon ami,
05:58 quand je chante c'est pour toi mon amour, mon ami, je ne peux vivre sans toi mon amour, mon ami.
06:05 - 8 femmes, Virginie Ledoyen, c'est vraiment votre voix qu'on entend,
06:08 parce que je crois que dans Jeannet et le Garçon Formidable vous étiez doublées.
06:11 - Absolument.
06:12 - Et là c'est vraiment votre voix, très jolie d'ailleurs,
06:14 c'est un mélange des genres un peu ce film de François Ozan,
06:17 je crois qu'il a beaucoup compté pour vous ce film.
06:20 - Oui, c'est un film, c'est une pièce de boulevard en fait, au départ 8 femmes,
06:27 il en a fait une comédie musicale, un lieu unique,
06:32 tout est tourné en studio, 8 femmes, pas un homme, un précurseur.
06:36 - Ça faisait du bien ?
06:38 - C'était chouette, je sais pas, non non non,
06:41 il y avait des hommes parmi l'équipe technique,
06:44 c'est pas que ça faisait du bien, mais c'est vrai que c'est d'autres rapports
06:48 qui sont décrits quand soudain il n'y a pas...
06:51 même si l'homme est au cœur du projet, puisque c'est le père.
06:55 - C'est vrai que c'est un grand film de femmes.
06:57 - C'est un grand film de femmes, avec des immenses actrices,
07:02 avec une imagerie super belle,
07:06 donc oui c'est un souvenir que j'aime, et c'est un film que j'aime.
07:12 - Et c'est jusque là je crois votre plus grand succès au cinéma,
07:16 on vous souhaite le même succès avec ce film,
07:19 Le mangeur d'âme, dont on va parler dans un instant,
07:22 on revient dans deux minutes.
Commentaires