00:00 - Et alors on a la chance de recevoir ce matin deux humoristes, deux acteurs, mais surtout deux belles personnes qui...
00:07 - De pelles !
00:09 - C'est à ça qu'on ressent en Bel-Air.
00:11 - Des coups de pelle !
00:13 - Deux personnes qui chantent la vie, qui dansent la vie, qui sont la vie.
00:17 - Qui creusent en criant.
00:19 - Virginie. Ok, Jonathan Lambert. Bonjour à tous les deux.
00:23 - Bien le bonjour ! Moi j'ai la patate aussi.
00:25 - Merci d'être là, on est très heureux que vous soyez là. Vous êtes à l'affiche du prestigieux théâtre Edouard Cet pour la pièce "L'amour chez les autres".
00:31 - Ça démarre samedi, on va en parler mais d'abord on va dresser votre portrait sonore.
00:36 - Des petits sons pour mieux vous connaître. Voici le premier.
00:38 - Merci Bernard.
00:48 - C'est beau, je suis très heureux de l'entendre.
00:51 - C'est une émission fondatrice pour moi.
00:55 - Pourquoi ?
00:57 - Parce que je trouvais que c'était tellement inhabituel, tellement singulier, un peu surréaliste.
01:01 - Pour ceux qui n'ont pas connu, c'était Jean-Michel Rigues qui avait regroupé autour de lui toute une troupe de comédiens.
01:09 - C'est au début des années 80, entre 82 et 84.
01:13 - Je suis ici !
01:15 - Mais tu regardes tôt la télé !
01:17 - Parce que la musique du générique on dirait pas.
01:19 - C'est ça, on pouvait croiser Philippe Corsante, Claude Pieds-Plus, Tony Marshall, plein d'Evan Harland.
01:29 - C'était un peu barré.
01:31 - C'était complètement barré, très surréaliste et c'était absolument génial.
01:35 - En fait, c'est ce que je voulais faire, c'était ça, c'était des sketchs, faire rire les gens.
01:39 - Mais tu regardais ça en famille ?
01:41 - D'absurdité, de liberté. Oui, mes parents aimaient beaucoup, c'était sur FR3.
01:45 - C'était de la fiction ou c'était vraiment du sketch ?
01:48 - Non, non, non, c'était du sketch.
01:50 - Il y avait du costume.
01:52 - Parfois des anticipations, c'était la chasse aux nudistes.
01:54 - Donc on se rendait compte qu'il y avait des gens qui...
01:57 - Ou la châteuse, je me souviens, les gens se transformaient en chats.
02:00 - J'ai eu un essai...
02:02 - Je crois que c'était une maladie.
02:04 - Ils dormaient sur des gouttières.
02:06 - C'est marrant parce que c'est assez proche de votre univers, à vous, Jonathan Landefort.
02:08 - Non mais je me souviens un jour avoir eu Jean-Michel Ribes au téléphone
02:10 - qui m'avait appelé pour peut-être un projet ensemble.
02:14 - Je n'y croyais pas parce que c'était vraiment...
02:16 - Je me suis dit "Vous ne savez pas ce que c'est Merci Bernard"
02:18 - Pour moi c'est un truc qui m'a complètement...
02:20 - A revoir, merci Bernard.
02:22 - C'est un vrai cadeau.
02:24 - Alors pourquoi cette musique de cirque ?
02:30 - Parce que c'était à 8 ans.
02:32 - Faut que le cafard.
02:34 - Un peu du dos, chacun son truc.
02:36 - Merci Bernard, le cirque, on n'est pas loin.
02:38 - Vous, c'est un peu en voyant un clown à 8 ans
02:40 - que vous avez eu envie de faire ce métier, paraît-il ?
02:42 - C'est en en donnant un interprétant, ça.
02:44 - C'était le spectacle de l'école et on m'a donné le rôle d'un clown lunaire.
02:47 - C'est les premiers pas sur scène où je me suis dit
02:49 - "Tiens, cet impact et ce rire que ça procure en étant si petit"
02:53 - J'ai savouré.
02:55 - Et puis les vieilles madames qui viennent te pincer la joue en disant
02:57 - "Oh, c'était génial ! Vous me faites mal, madame !"
02:59 - Et ben voilà, j'y ai pris goût à être pincée, peut-être.
03:01 - Vous le faisiez avec le nez rouge, les grandes chaussures ?
03:03 - J'avais ça, j'avais des longs cheveux, on m'avait mis des fils de fer dans les traits.
03:07 - Voilà, mes parents étaient là, c'était la première fois qu'on faisait ça.
03:11 - Oui, mais je crois que j'aimais surtout l'idée de la répétition.
03:14 - Et quand ce monsieur venait nous apprendre les textes, on devait faire un petit peu d'impro.
03:17 - J'ai découvert ça là et j'ai adoré.
03:19 - Et puis après, en grandissant, à 18 ans, vous intégrez le Conservatoire Royal de Bruxelles.
03:23 - Où vous êtes une élève sérieuse, assidue.
03:25 - Oui, très malheureuse.
03:26 - Vous décrochez même le premier prix d'art dramatique. Très malheureuse, pourquoi ?
03:29 - Oui, parce que c'est une structure, le conservatoire.
03:31 - Toutes les écoles sont des structures et la vie se passe après.
03:34 - Donc il y a toutes ces nourritures qu'on devrait prendre et qu'on n'ose pas
03:37 parce qu'on est dans quelque chose qui est fermé.
03:39 - Donc j'ai appris de bonnes fondations, j'ai les bases,
03:42 mais je ne me permettais pas la folie ou ce qui pouvait me nourrir.
03:45 - Parce que, par exemple, je ne connaissais pas le sol en scène, je ne connaissais pas l'impro.
03:48 - Et heureusement, j'ai été curieuse et j'ai testé tout ça.
03:51 - Je pense que quand on est élève dans une école, il faut être curieux de tout
03:55 - et oser se nourrir de plein de choses différentes.
03:58 - Extrait suivant, est-ce que ce générique télé vous dit quelque chose ?
04:06 - C'est sûrement pour Jonathan.
04:08 - Je suis content de le piser.
04:10 - Ça me dit quelque chose, mais je n'y arrive pas.
04:13 - Si je vous dis Véronique Halloubry.
04:16 - Ah oui, c'était la mini-Führer.
04:20 - La mini-Führer. Vous avez animé la mini-Führer.
04:24 - Oui, c'est ça, 10 jours.
04:27 - C'était pas un échec.
04:30 - C'était prévu pour être à l'époque où la Führer cartonnait.
04:34 - La Führer d'Arthur.
04:37 - Ils avaient eu l'idée de faire la mini-Führer pour les enfants.
04:41 - C'était un programme qui passait à 17h.
04:45 - Et à l'époque, vous pensiez devenir animateur télé ?
04:48 - C'était ça votre objectif ?
04:50 - Non, non, non.
04:52 - Parce que vous aviez fait des choses avec Jean-Pierre Corbe.
04:55 - Non, non, non. Il se trouve que je travaillais dans la société Caz Production,
04:58 - qui était la société d'Arthur et de Stéphane Courbic.
05:01 - C'était un truc qui s'est fait en dernière minute.
05:04 - Ils savaient que j'avais déjà un peu animé,
05:07 - donc ils m'ont proposé parce que c'était un truc très...
05:10 - Comme il n'y avait que 10 numéros, ils se sont dit que ce n'était pas la peine d'engager.
05:13 - De vestir !
05:15 - De trop parler !
05:17 - Pour le nostalgière, plutôt.
05:19 - Et je me suis dit "bah ouais, pourquoi pas".
05:22 - Et alors, autre souvenir, ça c'est pour vous cette fois-ci Virginie.
05:25 - Mange des...
05:27 - Amazonie Cordie !
05:29 - Chocolat !
05:31 - Ah, vous connaissez !
05:33 - Si tu veux t'amener un coco, moi je donnerai des ananas !
05:36 - Oui !
05:38 - Vous êtes une grande admiratrice d'Annie Cordie, vous rêviez qu'elle vous mette en scène.
05:41 - Bah oui, oui, oui, mais j'avais la chance de la connaître en dehors de la scène.
05:44 - Et puis c'était quelqu'un qui...
05:47 - Avec sa nièce Mimi, je savais que quand elle me téléphonait
05:50 - pour me donner un avis sur quelque chose qu'elle avait vu,
05:53 - c'était toujours franc et honnête. Quand c'était bien, je savais que c'était vraiment bien.
05:56 - Et quand c'était pas bien, ça elle se gênait pas pour me le dire.
05:58 - Donc c'est quelqu'un que j'ai connu, et sa rigueur dans son travail,
06:01 - parce qu'évidemment on connaît Chocacao, mais tout ce qu'elle a fait,
06:04 - les films, elle avait toute cette palette de comédiennes que je trouvais admirable.
06:07 - Et au niveau du corps aussi, elle m'impressionnait,
06:10 - et je crois que c'est un modèle que j'ai envie de garder,
06:13 - parce que corps vieillissant, j'aurais envie d'être mobile le plus longtemps possible,
06:16 - comme l'a été Annie.
06:18 - Oh, c'est une belle phrase. Allez, on parle dans un instant de votre pièce,
06:21 - les amis, "L'amour chez les autres".
06:24 - C'est à partir du 20 janvier au Théâtre Édouard VII.
06:27 et c'est très étirant en fait.
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