00:00 RTL bonsoir, Julia Selye, Isabelle Choquet et Cyprien Signe.
00:05 Allez RTL bonsoir, on va accueillir maintenant nos invités face à l'événement.
00:09 Première garde à vue dans l'affaire Lina, c'est l'un des dossiers vraiment les plus mystérieux de ces dernières années.
00:15 Avec nous ce soir la voix de l'heure du crime chaque jour 14h30 sur RTL. Bonsoir Jean-Alphonse Richard.
00:20 Bonsoir Julien, bonsoir à tous.
00:21 Et notre correspondant en Alsace qui suit ce fait d'hiver depuis des mois, bonsoir Yannick Hollande.
00:26 Bonsoir.
00:27 On rappelle les faits, Lina a disparu le 23 septembre dernier, cette adolescente de 15 ans venait de quitter sa maison à Plaine en Alsace.
00:33 Elle marchait en direction d'une gare pour prendre le train et rejoindre son petit ami à Strasbourg.
00:38 Alors après 6 mois de mystère, 3 premières gardes à vue, donc depuis ce matin un couple convoqué, un homme interpellé.
00:44 Yannick, grâce à nos infos RTL, est-ce qu'on en sait un peu plus ce soir sur le profil de ces 3 personnes ?
00:49 Alors on sait effectivement qu'il s'agit de 2 hommes et de la compagne de l'un d'entre eux, donc des Alsaciens.
00:55 Un homme qui a été interpellé chez lui tôt ce matin, le couple lui a été convoqué par la gendarmerie aujourd'hui et placé ensuite en garde à vue.
01:04 On sait qu'ils habitent le secteur, on est sur un cercle vraiment local d'après des sources proches de l'enquête.
01:10 On sait aussi que d'autres auditions sont actuellement en cours en ce moment dans les locaux de la gendarmerie.
01:17 Donc il y a des auditions libres par ailleurs en plus de ces 3 gardes à vue qui sont effectivement vraiment les toutes premières dans cette affaire.
01:25 Il n'y en avait pas eu jusque là.
01:26 Pour rester sur les gardes à vue, est-ce qu'on sait pourquoi ces 3 personnes sont entendues ?
01:30 Alors on sait simplement que pour ces 3 personnes, il y a des incohérences dans leurs emplois du temps, le jour de la disparition de Lina.
01:39 Et les gendarmes veulent vraiment clarifier leur déclaration après des recoupements.
01:45 Les enquêteurs sont désormais à peu près certains que ces personnes n'ont pas pu dire la vérité ou se sont trompées.
01:52 Et donc il faut vraiment vérifier tout ça, tirer ces informations au clair.
01:56 A ce stade, on va le repréciser, il n'y a aucun indice qu'ils sont impliqués dans l'enlèvement de Lina.
02:02 Mais ces erreurs dans leur déclaration posent forcément question aux enquêteurs.
02:06 Jean-Alphonse Richard, c'est quoi la stratégie des gendarmes en ce moment ?
02:09 Ils cherchent à refermer des pistes ?
02:11 C'est exactement ça, c'est-à-dire c'est une stratégie d'encerclement.
02:15 Comme procèdent souvent les gendarmes, on avait vu ça dans l'affaire Jonathan Zaval,
02:19 on part de très loin et puis on resserre le filet sur cette vallée de la Bruche,
02:24 là où tout s'est passé avec, encore une fois, ces nouvelles gardes à vue.
02:28 Pourquoi aujourd'hui on est dans un jour critique et un instant critique au moment où nous parlons ?
02:32 C'est que, un, ce sont les toutes premières gardes à vue dans ce dossier, ça c'est pas du tout anodin,
02:36 c'est quelque chose même de très important, même s'il y a des auditions libres par ailleurs,
02:40 c'est-à-dire où les gens répondent librement aux questions, ils ne sont pas en interrogatoire pur.
02:44 Donc ça c'est un premier point.
02:46 Et puis il y a effectivement ce rapprochement, peu à peu, des portes ont été fermées.
02:50 Et aujourd'hui on continue à chercher à travers ces interrogatoires si des portes doivent être ouvertes ou fermées.
02:56 Et je rajoute à ça que j'ai eu un contact il y a quelques minutes,
03:00 qui m'a simplement dit qu'il tirait un bon fil.
03:04 Alors vous pouvez l'interpréter comme vous voulez, mais ça veut dire que c'est important ce qui se passe en ce moment,
03:10 et qu'ils ont l'impression...
03:12 Il y a quelque chose à éclaircir, il y a des incohérences à éclaircir.
03:14 Il y a des incohérences à éclaircir, mais encore une fois, les personnes qui sont en garde à vue,
03:18 ça fait des semaines qu'elles sont surveillées, qu'elles sont écoutées, qu'elles sont regardées de près,
03:24 et ça ne vient pas comme ça par hasard.
03:26 Donc effectivement, je ne sais pas si on brûle, mais en tout cas il se passe quelque chose.
03:30 - Mais alors par exemple Jean-Alphonse, dans cette affaire, il y a eu beaucoup de pistes,
03:33 mais l'INA avait déposé plainte pour viol en Réunion en 2020.
03:36 La procédure a été classée sans suite.
03:38 Finalement le mois dernier, le parquet Strasbourg a repris l'affaire, deux hommes étaient accusés.
03:42 Est-ce que cette piste-là, elle est encore ouverte ?
03:44 - Alors officiellement, elle n'est pas rapprochée au dossier l'INA, cette piste.
03:47 Elle a été rouverte le 5 février exactement par la procureure de Strasbourg.
03:51 Ces deux hommes, effectivement, ils sont toujours dans le champ d'enquête, comme on dit.
03:55 Les gendarmes, ils se sont beaucoup intéressés après à ces deux personnes.
03:59 Pour l'instant, voilà, il y a un regard qui est posé sur cette affaire,
04:04 comme il y a un regard qui est posé sur tout l'entourage de l'INA.
04:07 Et on sait que dans les auditions libres, il y a des jeunes gens qui connaissent très bien l'INA.
04:11 Et qui la connaissent et qui connaissent la famille.
04:15 Donc tout ça est en train d'être vérifié.
04:17 - Juste "audition libre", on explique, c'est en gros, les policiers vous appellent, vous demandent pour le viol.
04:20 - Voilà, vous êtes convoqué comme pour...
04:22 Vous avez vu un accident de la route, vous êtes convoqué en audition libre.
04:26 C'est tout simple, il n'y a pas de mesure coercitive, il n'y a pas de garde à vue à la clé.
04:30 - Vous parliez de l'entourage de l'INA.
04:32 L'autre piste dont on a beaucoup parlé depuis des mois, c'est le petit ami de l'INA, Thao,
04:36 qui d'ailleurs a été menacé, qui a été instauré sur les réseaux sociaux.
04:39 Son alibi semble tenir la route.
04:41 - Alors ça, il a été beaucoup vérifié, l'alibi de Thao.
04:43 Même le premier alibi qui a été vérifié, c'était le "premier suspect",
04:47 ou en tout cas le "témoin numéro 1".
04:49 Donc on a tout fait sur Thao, on sait qu'il est à Strasbourg,
04:53 lorsque l'INA disparaît.
04:55 Donc il a été mis de facto hors de cause.
04:58 Et aujourd'hui, il n'y a pas de suspicion ou de charge de l'IPES sur lui.
05:03 Ça ne veut pas dire que ces personnes-là sont sorties totalement du champ des investigations.
05:07 Attention !
05:08 - Et l'autre piste encore, Jean-Alphonse, c'est celle d'un prédateur sur cette route.
05:11 Les gendarmes ont fait un gros, gros travail sur le timing de la disparition.
05:15 On sait maintenant que l'INA a disparu dans une fourchette de 8 minutes.
05:19 - Et on le sait précisément parce qu'il y a le témoignage de l'ancien maire
05:22 qui a vu l'INA en voiture.
05:25 Alors les horaires sont très clairs.
05:27 Il a vu l'INA à 11h18.
05:31 Quand il est repassé sur la route à 11h23, elle n'était plus là.
05:35 Donc on voit que le timing est très court.
05:36 Et on sait que le téléphone de l'INA s'est coupé à 11h23.
05:40 Elle a disparu du paysage à ce moment-là.
05:42 Donc elle a dû monter dans une voiture de gré ou de force.
05:46 Et là, elle a disparu.
05:47 On le sait grâce à la téléphonie et à la vidéosurveillance.
05:50 - On se souvient aussi de ce témoignage.
05:52 C'était dans l'émission 66 minutes sur M6 il y a quelques semaines.
05:56 Une personne qui n'avait pas encore parlé aux gendarmes
05:59 dit "Mais moi j'ai vu l'INA, elle était dans une voiture bleue avec un conducteur.
06:03 On en est où de cette piste, Jean-Alphonse ?"
06:05 - Alors cette piste, elle a été creusée.
06:06 C'est la piste de Robert, Robbie, 72 ans.
06:10 Il est devant chez lui, il voit cette voiture passer.
06:12 Elle lui fait un petit coucou, l'INA.
06:13 Il croit la reconnaître.
06:15 Cette piste, elle a été creusée.
06:17 On a fait le tour de beaucoup de Renault Clio du secteur.
06:20 Des voitures sombres, on s'en souvient, avec ces perquisitions à la chaîne.
06:23 Ça n'a rien donné.
06:24 Et on s'interroge un petit peu sur la validité,
06:28 aujourd'hui il faut bien le dire, de ce témoignage spontané.
06:31 Encore une fois, probablement de bonne foi, mais on s'interroge.
06:34 - Est-ce qu'on sait, je vous pose la question à tous les deux, Yannick et Jean-Alphonse,
06:37 s'il y a encore des recherches sur le terrain,
06:38 six mois après cette affaire, si la région est encore de temps en temps régulièrement ratissée ?
06:42 - Oui, effectivement.
06:43 J'ai discuté d'ailleurs avec plusieurs témoins de l'affaire aujourd'hui,
06:47 qui me disaient que la semaine dernière, il y avait encore eu une fouille dans une maison
06:51 qui avait duré toute la journée par les gendarmes.
06:53 Hier, j'ai pu assister à la fouille d'un étang avec des plongeurs de la gendarmerie.
06:58 Ils sont revenus aujourd'hui, ce matin, à côté de cet étang,
07:01 pour fouiller un puits, là aussi sans résultat.
07:04 Donc, on voit qu'il y a encore des fouilles chez les particuliers, dans la nature,
07:09 pour essayer de trouver un indice ou une trace de Lina, quelque part.
07:13 - La maman de Lina dit qu'elle est tenue à l'écart des avancées de l'enquête.
07:17 Est-ce que c'est classique ou est-ce que ça vous étonne tous les deux ?
07:20 - Alors, moi, je peux répondre. C'est un grand classique.
07:22 C'est-à-dire que les juges d'instruction, ils n'ont pas l'habitude de donner comme ça,
07:25 spontanément, le dossier au parti civil.
07:27 Ils se méfient d'ailleurs un petit peu des partis civils, il faut bien le dire.
07:30 Ils leur en donnent par petits bouts.
07:32 Là, elle a accès au dossier, aujourd'hui, officiellement.
07:34 En tout cas, son avocat a accès au dossier, la maman de Lina.
07:37 Mais, effectivement, il y a toujours des suspicions.
07:39 Parce qu'on se dit, ses parents vont parler,
07:41 ils sont peut-être en contact de personnes qui ont fait du mal à Lina.
07:44 Donc, c'est très compliqué à gérer.
07:46 Et on comprend les deux, les juges d'instruction, qui travaillent de manière collégiale,
07:51 elles n'ont pas très envie que, effectivement, tout soit ébruté.
07:54 - Merci Jean-Alphonse Richard. Merci Yannick Collant.
07:56 En Alsace, vous étiez ce soir nos invités face à l'événement,
07:59 c'est toute première garde à vue dans la mystérieuse affaire Lina.
08:03 Merci à tous les deux. Vous ne bougez pas.
08:05 RTL, bonsoir. Continue. RTL Inside arrive.
08:08 - RTL a assisté à la vente aux enchères du gigantesque appart parisien de Karl Lagerfeld.
08:12 Le prix atteint plusieurs millions d'euros.
08:15 - C'est vous l'acheteur, l'acquéreur Jean-Alphonse ?
08:17 - Je ne peux pas le dire encore, mais je confirmerai par communiqué.
08:20 - Très bien. La visoconférence avec Alex Vizorek également est en gestation.
08:25 Quel est le programme ce soir, cher Alex ?
08:27 - C'est pas moi non plus, c'est trop grand pour moi.
08:29 Je n'ai pas de famille, ça ne sert à rien, je suis très bien dans mes 50 mètres carrés.
08:33 Qu'est-ce que j'allais vous dire ? Oui, Bruno Le Maire, le pauvre.
08:36 - Pas sa journée. - Pas sa journée, effectivement.
08:38 - A tout de suite.
08:40 RTL Bonsoir jusqu'à 20h
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