00:00 Dans le contexte de crise de l'élevage,
00:02 en transformant son exploitation en agriculture biologique,
00:05 Vincent Collineau pensait que les aides publiques à la conversion
00:08 lui permettraient de souffler un peu.
00:09 Nous on s'est engagé à faire une certaine chose
00:11 en contrepartie d'une rémunération.
00:14 Et cette rémunération n'arrive pas.
00:16 Le boulot, nous on l'a fait.
00:18 Maintenant c'est le salaire qui ne tombe pas.
00:20 Les services de l'État leur répondent
00:21 que ce sont des blocages administratifs.
00:24 Cet éleveur dénonce ce qu'il appelle du cynisme.
00:26 Pour lui comme pour ses confrères dans la même situation,
00:29 la seule solution c'est l'endettement.
00:31 De l'argent il y en a, il n'y a qu'à voir pour le contexte international.
00:37 L'argent ils l'ont, par contre c'est géré comme...
00:39 Voilà, les fonctionnaires ils se mettent au boulot là aussi.
00:42 Vincent Collineau a choisi ce métier par passion.
00:45 Et il pensait que sa voix avait été entendue
00:47 pendant les grandes manifestations d'agriculteurs.
00:49 Mais il est aujourd'hui déçu.
00:50 Pour régler le problème ce ne serait pas compliqué.
00:52 Il y a des choses toutes bêtes.
00:53 Le problème c'est qu'ils ne veulent pas les mettre en place.
00:56 Vous remettez des droits douaniers à toutes les frontières.
00:59 La production agricole française, vous n'avez pas besoin de l'aider.
01:02 Forcément vous allez être obligé de consommer des produits français.
01:04 Donc forcément il y a un coût.
01:06 Mais ça il n'y a pas un politique qui est capable de le faire.
01:08 Sans un vrai plan de sauvetage de l'agriculture française
01:10 comme de nombreux autres producteurs de sa région,
01:13 Vincent Collineau est prêt à repartir manifester.
01:15 Les syndicats agricoles ici affirment que le printemps social sera très chaud.
01:21 [Musique]
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