00:00C'est une colère froide qui anime Arnaud Dalliès.
00:03Une colère contre son époque et contre les politiques
00:06qui lui ont promis que les choses changeraient.
00:08Mais les dossiers agricoles sont complètement à l'arrêt
00:10avec la crise gouvernementale actuelle.
00:12Et les pluies incessantes au printemps ont empêché les maïs de mûrir.
00:15C'est très en retard.
00:16À l'époque où on est, ils devraient commencer à être pâteux.
00:20Là, on est au stade laiteux à peine.
00:23Ça va se sécher, ça. Cette partie-là va se sécher.
00:26Ça va faire comme si elle tombait.
00:28Tout ça, ça va être mort.
00:29On va récolter humide, donc ça veut dire qu'on va avoir
00:32un coût de 40 euros supplémentaires à la tonne.
00:36Donc 170 moins 40, ça ne va pas faire un chipette.
00:41Ce qui reste, c'est le prix de revient.
00:43La marge de cet agriculteur a complètement disparu.
00:46Après les grandes manifestations de l'hiver dernier,
00:48l'espoir était revenu un peu.
00:50Mais les prix n'ont toujours pas changé.
00:51La concurrence des céréales d'Europe de l'Est, beaucoup moins chère,
00:54est toujours un fardeau pour les paysans français.
00:56C'est les nerfs qui parlent.
00:58C'est les nerfs, ce n'est plus le type, c'est les nerfs.
01:00Et ça, c'est très mauvais.
01:01Là, on a un gouvernement, on ne sait pas où on va.
01:03Là, on va avoir une France morte, point mort, à l'arrêt.
01:06Et en attendant, il va falloir subir et ça va être très dur à passer.
01:10Comme beaucoup d'agriculteurs du sud-ouest,
01:11Arnaud Dalies est prêt à retourner sur les barrages
01:14et à bloquer le pays pour se faire entendre.
01:16Il va y avoir le feu dans les campagnes.
01:17Parce que rien n'a été obtenu, tout est en suspens.
01:20Si l'État ne fait rien, cet hiver, il va y avoir le feu dans les campagnes.
01:24Dans les plaines du Lot-et-Garonne,
01:25on sait déjà que la récolte sera mauvaise.
01:28Les syndicats évoquent une mobilisation paysanne dès la rentrée
01:31afin d'obtenir rapidement des allégements de taxes
01:33et des aides urgentes pour les céréaliers.
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