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00:02 RTL midi. Agnès Bonfillon, Éric Brunet.
00:07 Oui, je m'attends à un procès.
00:09 Oui, je veux un procès pour pouvoir sortir de là définitivement blanchi.
00:15 J'ai toujours demandé ça à mes avocats depuis le départ.
00:18 Qu'il y ait quelque chose qui montre par A+B qu'il n'y a pas d'empoisonnement.
00:22 Je ne suis pas la personne qui est décrite dans cette instruction.
00:26 Frédéric Péchier, il était l'invité d'Amandine Bégaud ce matin sur RTL.
00:30 Interview radio exclusive de cet ex-anesthésiste réanimateur de Besançon.
00:35 Accusé, on le rappelle, d'avoir empoisonné 30 patients dont 12 sont morts.
00:40 Après 7 ans d'enquête, l'instruction est close.
00:43 Et il appartient désormais au juge de renvoyer ou non Frédéric Péchier devant une cour d'assises.
00:47 Bonjour, Planara Denović.
00:49 Bonjour.
00:50 Un procès, c'est en tout cas ce que l'homme de 52 ans, on vient de l'entendre,
00:53 réclame pour pouvoir livrer sa version des faits.
00:55 Car il continue à clamer son innocence.
00:57 Oui, et l'anesthésiste le dit depuis 7 ans.
00:59 Il veut un procès pour pouvoir clamer son innocence avec ses propres arguments et se faire entendre.
01:04 Depuis le premier jour de sa garde à vue en mars 2017, Frédéric Péchier l'assure,
01:08 il n'a pas pollué les poches de perfusion des patients de deux cliniques de Besançon.
01:13 D'après lui, ça peut être des accidents médicaux.
01:15 Et dans le dossier que RTL a pu consulter, il n'y a pas de preuves formelles.
01:19 Alors cet ancien anesthésiste réanimateur met en avant un élément important à ses yeux.
01:24 Pas assez exploité durant l'instruction. Il s'agit d'une lettre anonyme.
01:28 Oui, et cette lettre écrite fin janvier 2020, versée au dossier d'instruction plus tard,
01:33 alimente la thèse du complot.
01:35 C'est une lettre, effectivement, qui est anonyme d'une dame,
01:38 qui explique qu'elle était en train de faire du rangement
01:41 et que deux personnes sont entrées, un homme et une femme.
01:44 Et ils disent que tout avait bien fonctionné,
01:47 que Péchier aurait du mal à se défendre
01:51 et qu'il serait bientôt débarrassé de ce salopard.
01:55 Ça veut dire qu'il y a des gens qui voulaient vous faire tomber ?
01:57 Manifestement, c'est ce que le courrier veut dire.
02:00 Une lettre évidemment brandie par la défense plana,
02:03 car elle jette le trouble sur une enquête menée à charge uniquement contre Frédéric Péchier.
02:07 Enfin, ça c'est ce que dit l'un de ses avocats, Lee Taquet-Demy.
02:11 C'est un problème d'appareil judiciaire qui s'est engagé là-dedans à corps perdu
02:15 et qui ne veut pas faire demi-tour.
02:16 Tous les éléments qui ont été ajoutés et surajoutés les uns aux autres sont aussi fragiles.
02:20 D'isolément, il n'y en a pas un, pas un seul, qui puisse justifier ni une mise en examen,
02:23 ni encore moins un procès.
02:25 Mais ils disent qu'en les montant les uns sur les autres comme une sorte de mille-feuille,
02:29 ça ferait une espèce de pâtisserie relativement digeste.
02:31 Moi, je vous dis que cette pâtisserie est indigeste et n'est pas du tout au goût de la défense.
02:35 Autre son de cloche de la part du parquet, qui estime au contraire qu'il y a un faisceau d'indices suffisant
02:40 pour renvoyer Frédéric Péchier devant une cour d'assises.
02:43 Effectivement, et le procureur de Besançon en est tellement convaincu
02:46 qu'il a accepté de répondre à RTL avant de rendre son réquisitoire définitif fin mai.
02:50 C'est le document dans lequel il va demander le renvoi de Frédéric Péchier devant la cour d'assises.
02:55 Il y a des éléments nombreux, de diverses origines, sur un plan toxicologique,
03:00 sur une analyse sérielle des faits, sur des témoignages,
03:04 sur des interventions en cours d'arrêt cardiaque du Dr Péchier,
03:09 toute une série d'éléments qui viennent donner des éléments à charge.
03:14 En tout cas, c'est la vision du ministère public à cette heure
03:16 qui justifie son renvoi devant une cour d'assises.
03:18 Plana, on parle des victimes, des familles de victimes,
03:22 est-ce qu'elles s'expriment aussi sur l'éventuelle tenue d'un procès ?
03:25 Oui, ces parties civiles, elles veulent aussi un procès pour connaître la vérité.
03:29 C'est le cas de Jacqui Baugé, c'est le mari de Sylviane.
03:32 En 2015, elle a été anesthésiée, elle ne s'est jamais réveillée.
03:36 Il est au micro RTL de Samuel Goldschmidt.
03:38 Je vous dirais qu'on dit un petit peu ouf en disant que ça bouge un peu,
03:43 on arrive en phase finale, je dirais.
03:46 On attend le procès 2024-2025.
03:50 Moi, je veux savoir si c'est lui, d'une part,
03:53 parce que je suis très, très sûr qu'il n'avouera jamais,
03:56 quels qu'en soient les circonstances.
03:58 Mais voilà, je voudrais un procès pour savoir, aller beaucoup plus loin dans tout ça,
04:03 parce que ça fait quand même un moment que ça traîne.
04:05 L'affaire est sortie il y a sept ans, on se dit qu'il serait peut-être temps
04:09 qu'on en sache un peu plus.
04:10 Son avocat Frédéric Bernat, lui aussi, il donne rendez-vous à Frédéric Péchier
04:14 devant la cour d'assises.
04:15 Nous n'avons que très peu de doutes sur le fait que le docteur Péchier
04:19 devra aller s'expliquer devant la cour d'assises.
04:21 Il a assuré une grande confiance et il a dit qu'il était capable de tout expliquer.
04:25 Eh bien, j'attends ce moment avec impatience.
04:28 Sept ans d'enquête, 29 tomes et des dizaines de milliers de procès verbaux,
04:32 des expertises qui se contredisent.
04:34 L'épilogue de cette affaire tentaculaire, le procès, s'il a bien lieu,
04:37 ça sera en 2025.
04:38 Merci beaucoup Plana Radenovic.
04:41 Je vous rappelle que l'interview de Frédéric Péchier est à réécouter
04:44 sur le site et l'application RTL.
04:47 Après de nombreux témoignages accusant Gérard Miller,
04:50 en quoi consiste vraiment l'hypnose ? On en parle dans un instant.
04:53 Éric Brunet et Agnès Bonfillon.
04:55 ♪ ♪ ♪
04:57 RTL.
04:57 [SILENCE]
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