00:00 C'est un duo qui fonctionne parce qu'il est sincère.
00:06 Il est sincère parce que nous croyons, nous avons un partage, la République,
00:11 nous avons un partage, l'amour de nos institutions et l'amour des Français.
00:15 Nous savons que les Français, dans des moments troublés, dans des moments où il y a de l'instabilité,
00:21 ils ont besoin d'avoir des institutions solides.
00:24 Et nous avons tous les deux décidé qu'ils pourraient compter sur ces institutions.
00:29 Il y avait aussi de l'émotion ce soir.
00:31 Il y avait aussi de l'émotion dans ce que vous avez évoqué pour la remise de ce prix ?
00:34 Oui, parce qu'il me semblait important que quelque part nous ayons une République
00:40 qui soit, j'allais dire, en harmonie, en symphonie avec ses valeurs.
00:45 Et parmi ces valeurs, il y a ce rejet absolu de l'antisémitisme.
00:52 Et pour nous, à un moment particulièrement tendu, nous n'oublions aucune des souffrances.
00:57 C'était inacceptable par rapport à notre pays.
01:00 Et nous l'avons vécu ensemble.
01:02 Et peut-être en plus, j'avais envie de soutenir Yael Brand-Pivet à un moment difficile pour elle.
01:08 J'avais envie d'être à ses côtés et de lui dire que je partageais tout cela
01:12 et que c'était aussi notre responsabilité.
01:14 Voilà pourquoi j'ai cité ce mot de Robert Bannater dans son dernier discours au Sénat.
01:19 Au fond, le Parlement est un phare qui doit éclairer l'avenir.
01:23 Et sans corresponsabilité, nous avons voulu éclairer l'avenir
01:28 plus que d'être le miroir de pulsions, de passions d'un moment.
01:32 Qu'est-ce que vous avez pensé de ce palmarès 2023 ?
01:34 On a vu des personnalités comme Aurélien Pradié, Sachaoui remporter des récompenses.
01:39 Qu'est-ce que vous en avez pensé de ce palmarès ?
01:41 Pour moi, c'est le palmarès de l'audace qui récompense la force de la conviction en politique.
01:47 Vous savez, quand on fait de la politique, parfois on peut oublier pourquoi on la fait.
01:54 Ce sont des parlementaires qui n'ont pas oublié pourquoi ils faisaient de la politique,
01:58 qui ont des convictions, qui les affirment, qui parfois sont à contre-courant.
02:02 Mais faire de la politique, c'est souvent être à contre-courant ou être précurseur.
02:07 Il faut savoir porter ces convictions.
02:10 Être à contre-courant, mais aussi parfois porter le courant.
02:14 Je dois dire qu'en entendant Hervé Marseille nous parler du territoire et du Sénat,
02:21 je me suis parfaitement retrouvé.
02:23 Mais aussi deux maires, je pense au maire de Rouen et à la maire de Roment-sur-Isère,
02:28 avec des sensibilités différentes, qui ont tout simplement exprimé ce qu'ils ressentaient profondément dans leur cité,
02:35 mais aussi des valeurs de la République qui pour eux étaient incontournables.
02:38 Cette cérémonie, c'est un moment de concord dans une actualité politique qui peut être parfois un peu dense, mouvementée ?
02:44 Oui et non, parce que même quand l'actualité est dense et mouvementée,
02:50 les relations entre le Sénat et l'Assemblée nationale sont excellentes.
02:54 Nous avons une continuité de dialogue entre le Président et moi-même,
02:59 quelles que soient les circonstances, et j'ai envie de vous dire, même quand ça agite un peu,
03:04 au contraire, c'est le moment où nous devons dialoguer.
03:07 C'est le moment aussi de rappeler que la Vème République est une démocratie parlementaire.
03:12 Ce que parfois on oublie, et de réaffirmer le rôle et la place du Parlement,
03:17 c'est aussi ce que nous avons fait ensemble et ce que nous faisons semaine après semaine.
03:21 Tout à fait. Merci à vous.
03:23 [Musique]
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