00:00 *Musique*
00:02 *Sonnerie de téléphone*
00:03 *Be smart*
00:03 Allez, on part à la découverte d'un robot, un robot éducatif qui va permettre d'apprendre le numérique, d'apprendre à programmer
00:10 de façon ludique et interactive on nous dit. Alors de la primaire jusqu'au lycée, ça fonctionne, c'est simple, c'est réparable, c'est open source.
00:17 En fait ça a tout pour que ce soit dans Smartech parce qu'on aime beaucoup ça. En tout cas ça donne envie d'en savoir plus.
00:22 Bonjour Simon Lebert, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes donc le cofondateur d'iLoRobot, c'est un projet qui est né pendant le confinement.
00:29 A ce moment là vous êtes deux étudiants, rentré de force en France alors que vous étiez en train de terminer un master en Chine.
00:38 Et puis le projet part de l'idée de construire un robot qui viendrait en soutien de la maman de votre camarade qui est institutrice.
00:47 Et donc c'est comme ça que naît iLo, ça vous emmène jusqu'au CES de Las Vegas où vous y étiez...
00:53 Oui, il y a deux semaines là.
00:54 Voilà, il y a deux semaines, j'imagine que c'est un super coup de projecteur. Quels sont selon vous les critères aujourd'hui d'un bon robot éducatif qui a sa place en classe ?
01:03 Je pense que c'est quelque chose qui puisse servir à l'élève tout au long de sa scolarité.
01:07 C'est-à-dire que peu importe son niveau, il peut l'utiliser, il y a un niveau qui correspond et donc c'est le cas du robot iLo.
01:13 Quand on est en primaire ou au collège ou au lycée, il y a une solution software pour le contrôler, donc il y a une solution logicielle pour le contrôler.
01:19 Et aussi le fait que s'il dure longtemps, il faut pouvoir le réparer, parce que le robot est conçu pour durer au niveau programme scolaire plus de 10 ans,
01:25 donc il faut que le robot puisse durer d'un point de vue mécanique plus de 10 ans aussi.
01:28 Donc pour vous, ça c'est les critères qui ont primé quand vous vous êtes dit "je veux construire un robot qui a sa place à l'école",
01:33 vous vous dites "d'abord il faut qu'il puisse être évolutif en fait et réparable".
01:38 Il n'y a pas d'autre critère ? Pour qu'il soit accepté par les enseignants, les élèves ?
01:42 Il faut que ça soit facile, il faut que ça soit facile à prendre en main pour les enseignants.
01:44 Les enseignants aujourd'hui, surtout aux primaires, ont peur en fait d'être coincés par le robot qu'ils utilisent.
01:50 Et ça c'est vraiment le problème.
01:51 Coincés comment, c'est-à-dire ?
01:52 Ils ne réussissent pas à l'utiliser. Les élèves vont peut-être mieux comprendre qu'eux.
01:54 Et donc l'idée, l'application mobile qu'on a développée, on l'a développée avec les enseignants pour qu'ils aient cette facilité d'utilisation,
02:00 facilité de le connecter au démarrage, de pouvoir l'utiliser à la fois avec un ordinateur, avec un téléphone,
02:05 peu importe le téléphone qu'on a, même s'il est un peu ancien.
02:07 Toutes ces choses-là sont des freins que les enseignants veulent éviter.
02:10 Ils veulent aller vite dans la pédagogie. Et parfois c'est très long avec certains autres robots,
02:14 où l'enseignant passe par 10-15 minutes et après la classe se disperse et c'est perdu.
02:18 Et l'idée c'est d'avoir un robot où au bout de 2 minutes, le robot est prêt, on démarre tout de suite la pédagogie.
02:22 Et donc c'est vraiment ça.
02:24 Alors vous dites qu'on peut le monter avec un seul tournevis ?
02:27 Pour le coup, aujourd'hui c'est une clé Allen. Une clé Allen, c'est une clé hexagonale.
02:31 L'idée c'est que justement on puisse le démonter et le remonter facilement.
02:34 Alors ma deuxième question c'est, donc on apprend à programmer avec ce robot.
02:39 Vous nous dites que ce qui est important c'est qu'il puisse suivre l'évolution de l'élève.
02:42 Je disais que c'était un robot qui pouvait nous accompagner de la primaire jusqu'au lycée.
02:46 Comment ça fonctionne ? Grâce à quoi ?
02:49 C'est la partie logicielle qui évolue ? C'est la manière dont on va le programmer qui devient de plus en plus perfectionnée ?
02:56 Oui, c'est la manière de le programmer qui devient de plus en plus précise.
02:58 Au début on fait du contrôle très basique, où on va déplacer le robot.
03:02 Le robot a la particularité de pouvoir aussi bien avancer, il peut aussi se déplacer en crave, c'est-à-dire sur le côté.
03:07 Donc au début c'est des contrôles très simples, sans les capteurs.
03:09 Puis après on intègre les capteurs et après on peut commencer par exemple à amener une vision, c'est-à-dire une supervision.
03:15 Vous avez deux robots ou trois robots qui sont contrôlés par des caméras où on connaît la position.
03:18 Donc ça peut même aller plus loin que le lycée jusqu'à l'université.
03:21 C'est une base hardware, une base mécanique qu'on propose et après on trouve des solutions de contrôle tout autour de cela.
03:26 On le voit par exemple justement dans un labyrinthe, là c'est pour des compétitions de robotique
03:31 où justement le robot utilise ses capteurs, utilise tout simplement tous ses capteurs pour réussir à monter.
03:35 Il y a des pentes parfois, en fonction de la pente le robot va adapter la motricité qu'il va avoir.
03:39 Donc là on voit qu'on peut aller très loin.
03:41 Mais donc il va s'adapter au niveau de la classe, pas au niveau de chaque élève ?
03:46 Il s'adapte au niveau de la classe mais il y a quand même le côté inclusion,
03:49 c'est-à-dire que si un enseignant repère qu'un élève est un petit peu en difficulté, il peut l'amener sur le contrôle plus simple.
03:54 Et du coup il contrôle aussi le robot tout autant que les autres élèves, mais de façon plus classique et après il réintègre le cours.
03:59 Pareil pour un élève qui sera un peu en avance, il peut intégrer le niveau supérieur en le programmant par exemple dans le dernier niveau en Python,
04:05 donc un langage de programmation aujourd'hui qui est utilisé beaucoup en industrie.
04:08 Ça veut dire qu'il faut plusieurs robots en classe ? Plusieurs îlots ?
04:12 En général on recommande d'avoir 4 ou 5 robots pour une classe de 20-25, les 4 en primaire,
04:17 ce qui permet de faire des groupes de 4 ou 5.
04:19 C'est aussi l'idée de communiquer avec les élèves, de travailler ensemble,
04:22 de se dire comment est-ce qu'on va réussir à sortir du labyrinthe ? Et puis ils réfléchissent.
04:25 Ce labyrinthe-là au début il peut être très simple et après il peut être très complexe avec des zones où par exemple il y a une zone qui n'est pas vue,
04:31 donc le robot va être en autonome.
04:32 Donc là il y a toute une pédagogique, aujourd'hui on travaille beaucoup sur ça,
04:35 l'aspect pédagogique pour encadrer, aider les enseignants à déployer leurs cours.
04:39 Alors vous nous dites que c'est un robot qui est durable, le soft il est open source, il est hyper simple à monter, à utiliser.
04:48 Vous le proposez pour les classes, donc c'est plutôt un projet très grand public d'intérêt général.
04:53 C'est quoi le modèle économique de la robotique dans ce cas-là ?
04:57 Ça reste la vente du robot.
04:59 Vous le vendez à l'éducation nationale ?
05:01 On souhaite le vendre à l'éducation nationale en France, on se déploie aussi dans d'autres pays
05:05 qui sont parfois plus faciles d'accès à l'éducation nationale,
05:08 le système éducatif est parfois plus facile d'accès pour les entreprises privées.
05:11 On le vendra aussi aux particuliers parce que c'est un robot qui peut intégrer aussi les familles.
05:16 À partir de quand ?
05:17 On espère à partir de fin avril 2024.
05:20 Donc avant Noël.
05:22 Avant Noël.
05:23 Dans un premier temps, on se concentre sur les systèmes éducatifs et après on part sur le marché des familles.
05:28 Il y a aussi un marché important, c'est les Fab Labs qui sont un marché qui est venu très vite vers nous
05:32 et ça, ça sera aussi sur fin avril.
05:34 Parce que le robot peut aussi être imprimé en impression 3D.
05:37 Oui, parce que vous avez démarré comme ça, après ce projet.
05:39 On a démarré comme ça.
05:40 Un ordi, une imprimante 3D.
05:41 Et on le garde comme ça, c'est-à-dire que les Fab Labs peuvent toujours l'utiliser comme là.
05:45 Les Fab Labs, c'est des tire-le numérique, il y a des imprimantes 3D.
05:48 On le garde, cette possibilité, c'est-à-dire que les pièces qu'aujourd'hui on fabrique en injection plastique
05:52 seront compatibles avec les pièces en impression.
05:54 Super, merci beaucoup Simon Le Berc au fondateur d'ILO Robo.
05:58 Et puis bonne chance pour tous ces lancements.
06:00 Merci.
06:01 Allez, à suivre, on va s'intéresser au monde des cryptos et de la blockchain.
06:03 On va voir quelles sont les perspectives pour l'année 2024.
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