00:00 - Oui, c'est des panneaux retournés, Olivier.
00:02 Et je suis avec Thierry Deforge et son équipe, parce que vous êtes allé chercher les panneaux Paris.
00:06 - Oui, puisqu'on ne peut pas rentrer dans Paris. On ne peut pas aller à Paris.
00:09 On a été chercher Paris. Et Paris est arrivé ici, sur notre barrage.
00:13 Et en fait, on veut montrer quand même qu'on ne sait pas comment on est méprisé par Paris,
00:18 par ce qui se passe en haut. Nous, on est en bas. On est les producteurs. On est en bas.
00:22 On n'est pas très considéré. On n'est pas considéré par le gouvernement.
00:25 On n'est pas considéré par les Parisiens. Est-ce que les Parisiens ne veulent pas de nous ?
00:28 En fait, c'est ce qu'on demande. Donc, ils ne nous laissent pas accéder à Paris.
00:31 Donc, on a été chercher Paris. - Donc, c'est Paris qui vient à vous, en fait.
00:34 Mais si on vous dit que c'est du vol ? - Si on nous dit que c'est du vol,
00:37 on ira remettre les panneaux où ils sont. En fait, ce n'est pas du vol. C'est de l'emprunt.
00:40 - C'est de l'emprunt. Mais ce que vous voudriez, en fait, c'est avec toutes vos équipes d'agriculteurs,
00:44 c'est rentrer dans la capitale, aller au contact des Parisiens, aller rencontrer la population.
00:48 C'est ce que vous voulez faire ? - Oui. Les Parisiens veulent nous voir.
00:50 Les Parisiens aiment les agriculteurs. En fait, ils veulent aussi... Ils soutiennent le mouvement.
00:54 Ils sont 90 % à soutenir le mouvement. Ils veulent voir les tracteurs entrer dans la capitale.
00:59 Nous aussi, on veut voir nos tracteurs entrer dans la capitale. Pourquoi est-ce qu'on serait méprisés
01:02 à ce point-là ? En fait, on a le droit, comme les autres, d'aller à Paris. Les gens vont au théâtre à Paris,
01:06 vont au cinéma à Paris. Nous, on a envie d'aller à Paris aussi pour aller manifester.
01:09 - Donc, Paris est venu à vous avec ses panneaux retournés qui veulent dire qu'on marche sur la tête.
01:13 Mais il y a certains collègues à vous qui disaient « Ouais, nous, on veut affamer les Parisiens,
01:16 on veut rentrer dans Rungis ». C'est pas ça. Vous leur voulez pas de mal aux habitants de la capitale ?
01:20 - Non, c'est pas le mot d'ordre. On veut pas affamer les Parisiens. Il va y avoir certes des tensions
01:25 sur les chaînes alimentaires pendant quelques jours. Mais ça va pas affamer les Parisiens, qu'on soit clair.
01:30 - Mais vous voulez quand même rester là autour de Paris, pas faire un blocus. On est d'accord là-dessus ?
01:35 - On veut pas tout bloquer. On veut montrer... En fait, c'est symbolique. La présence sur les autoroutes,
01:39 sur les principaux accès de Paris, c'est symbolique. On a toujours dit qu'on voulait assiéger la capitale.
01:44 Mais ce qu'on attend, c'est qu'on nous laisse rentrer dans Paris.
01:46 - Rentrer dans Paris, comment vous l'imaginez, l'entrée dans Paris avec les tracteurs ?
01:51 Comment vous vous positionneriez ? Qu'est-ce que vous feriez concrètement ?
01:54 Alors que là, ce sont les transporteurs internationaux qui vous klaxonnent et klaxonnent de soutien.
01:59 Qu'est-ce que vous feriez si vous pouviez entrer dans Paris ?
02:01 - Comme à chaque fois qu'on va dans Paris, on fait la fête. C'est une fête pour nous de rentrer dans Paris.
02:05 On a certes des revendications. Mais en fait, c'est toujours positif, sur bienveillant,
02:08 dans le respect des biens des personnes. C'est toujours vraiment une fête. On y va, on va chanter, danser.
02:13 Mais voilà, c'est ça le but, c'est d'entendre les Parisiens nous applaudir,
02:16 d'aller communier avec les Parisiens qui sont non consommateurs, qui consomment nos produits.
02:20 - Merci Thierry Deforge de la FNSA qui est allé chercher les panneaux de la capitale.
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