00:00 Mais d'abord Stéphane Bern nous allons faire donc un petit tour dans votre carrière.
00:04 D'abord est-ce que ce générique vous dit quelque chose ?
00:07 *Musique*
00:12 Ah j'adore !
00:13 J'adore quand les invités t'ont eu quoi !
00:15 Une émission produite par De Chavannes.
00:17 Ah oui !
00:19 "Famille je vous aime"
00:20 Exactement !
00:21 Avec Isabelle Cunin que j'ai adoré.
00:23 Et ce sont vos premières télés ?
00:25 Mes premières télés absolument.
00:26 Vous y teniez une chronique sur le Gotha ?
00:28 Exactement.
00:29 Les familles c'était sur la famille.
00:31 Donc "Famille je vous aime" et donc les familles dans l'œil du cyclone c'était les familles royales.
00:36 Et c'est vrai que je faisais des petites interviews à Edric de Danemark pour rester dans le...
00:41 J'avais fait la surprise à Sylvie Vartan de faire un reportage sur le roi Siméon II de Bulgarie
00:48 qui était redevenu Premier Ministre.
00:50 Non mais c'était chaque fois très amusant et c'est vrai que De Chavannes m'a cornaké
00:55 de façon intelligente, c'est mes premières télés.
00:57 Dans le même temps il y a eu "Echo de star" ou "Avant célébrité"
01:01 où là c'était produit par Dominique Cancien je crois et c'était sur TF1 aussi.
01:08 Et donc vous commencez à vous faire une petite réputation dans le milieu
01:11 et puis une nuit on vous réveille en pleine nuit pour vous annoncer que Diana a eu un accident de voiture.
01:15 Vous répondez "La reine n'a rien" au moins.
01:18 C'est la légende, c'est mon producteur qui répond cette légende.
01:21 C'est Jean-Louis Remillieu qui dit ça ?
01:23 Oui Jean-Louis Remillieu, c'est vrai que j'étais assez choqué tout de même.
01:25 On vous transporte en hélico sur Pape-Au-Seul ?
01:28 Oui parce que là j'étais à Saint-Médard chez Jean-Louis Remillieu, je passais le week-end
01:32 et le téléphone, c'était un vieux téléphone portable, il était en train de fumer tellement il y avait d'appels.
01:39 Et en fait il a fallu gérer ça, je me souviens qu'il y avait une petite camionnette d'Europe 1
01:43 qui me transportait dans Paris et je continuais à commenter toute la journée.
01:49 J'ai essayé de garder la raison à ce moment-là parce que vous savez,
01:52 c'était les paparazzis, je vous rappelle l'ambiance, les photographes avaient tué Diana.
01:57 En fait c'était ça.
01:59 Et donc même, je me souviens Claire Chazal m'invite dans le journal de 20h,
02:03 c'est ce qui m'a propulsé aussi parce que là il y a cette connerie entre personne.
02:07 Ça fait connaître du très grand public.
02:08 Oui exactement, et donc là tout d'un coup vous êtes en train de dire
02:11 "attendez, on ne va pas accuser les uns les autres, la vitesse excessive de la voiture
02:16 et d'abord, premier responsable, personne à sa ceinture, vous commencez à donner les premiers détails".
02:21 Oui, mais là j'ai compris ce qu'était...
02:24 J'avais rencontré la princesse de Galles quelques semaines auparavant,
02:27 j'avais rencontré Diana tout au long de sa vie
02:30 et je me rendais compte, peut-être pas assez, à quel point elle pouvait susciter d'émotions populaires.
02:36 Ça c'est une véritable icône, là vous vous rendez compte.
02:38 Parce qu'après j'ai tourné des émissions sur les lieux, les gens me disaient
02:42 "c'était comme ma soeur, c'était comme ma mère",
02:44 les gens avaient un lien affectif, je disais "mais appelez déjà votre soeur et votre mère
02:48 parce qu'au fond les liens, on les tisse nous-mêmes".
02:53 C'est-à-dire qu'on a peut-être besoin d'icônes parfois pour se souvenir
02:57 qu'on a des gens autour de nous qu'on aime et qu'on peut perdre.
03:00 Et c'est vrai que ce grand moment finalement vous a fait connaître, vous le disiez, du très grand public.
03:05 Ça vous a permis de commencer à présenter des émissions seules, comme celle-ci par exemple.
03:09 C'est le suppositeur géant de saga.
03:13 Vous rentriez dans une sorte de suppositeur géant.
03:16 C'était le début de la 3D, de trucs...
03:20 Sur un grand bateau...
03:22 Oui, oui, réalité augmentée et tout.
03:24 Et ça vous a marqué un peu au fer rouge, cette émission.
03:26 Ça m'a marqué au fer rouge parce qu'il y a eu, je ne dis pas un dévoiement,
03:29 mais les gens pensaient que j'étais comme les gens dont je parlais.
03:32 Et comme c'était... donc les gens pensaient que j'étais devenu le chroniqueur des gens riches,
03:36 moi ce n'est pas ce que je voulais faire dans la série.
03:38 Moi je voulais montrer que des gens ont du talent, qu'il y a des destins extraordinaires.
03:43 Et puis c'était l'époque, quand on faisait des émissions dites "people",
03:46 on allait vraiment voir les gens, sinon on ne les faisait pas.
03:49 Maintenant on va voir celui qui a vu l'ours, qui a vu l'ours, vous voyez ce que je veux dire.
03:53 Et donc c'était la bonne période, on faisait 50% de porte de marché, ça nous fascinait, je me souviens.
03:58 Mais vous avez décidé d'arrêter quand même.
04:00 J'ai décidé d'arrêter en plein vol, en me disant...
04:02 J'avais lu une critique dans Le Parisien, Stéphane Bern, le chroniqueur des riches.
04:07 J'ai dit "non, ce n'est pas ce que je voulais faire dans la vie, j'arrête tout de suite".
04:10 Et puis il y a eu cette opportunité de partir sur Canal, et je me suis dit "ben là, voilà".
04:15 - Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de Vendredi Pétante !
04:20 Nous sommes très heureux de vous retrouver comme chaque semaine sur le plateau de Vendredi Pétante.
04:26 - Vous parliez fort à l'époque. - Oui je parlais fort parce qu'il y avait beaucoup de bruit.
04:29 J'avais de la voix.
04:31 Il y a eu 20 heures d'Ice Pétante pendant deux ans, puis vendredi et samedi Pétante.
04:35 Non c'était une belle expérience.
04:37 - Et là d'un coup vous devenez branché, c'est un peu la magie de Canal.
04:40 - Oui, j'ai laissé pousser les cheveux, les gens ont dit "tiens il n'est plus rien".
04:43 J'avais quitté Europe 1 à ce moment-là, sur une radio du service public,
04:48 qui avait aussi une bonne réputation, pour quand on veut se refaire une image.
04:54 - C'est ça. - Je plaisante un peu.
04:57 Mais l'autre chose, si d'un coup parce que vous avez les cheveux qui poussent,
05:00 alors vous devenez jeune, branché.
05:03 Et puis c'est vrai qu'on a lancé Florence Forestier, excusez du peu,
05:08 a fait ses débuts avec nous. - Au Marcy.
05:10 - Au Marcy avec le service après-vente.
05:13 Il y avait Julie Ferrier, Stéphane Guillon,
05:17 il y avait François-Xavier Demaison,
05:20 - Ariel Wiesmann. - Ariel Wiesmann qui était mon complice.
05:23 Pardon mais Éric Zemmour faisait aussi partie de la bande,
05:28 pour décrypter les personnalités politiques.
05:31 Non mais c'était, il y a eu un vivier de gens incroyables,
05:35 François Christophe, Sébastien Thierry,
05:39 il faisait une chronique tout le temps aujourd'hui, il cartonne au théâtre.
05:42 Vous voyez, ça a été un vivier de talents.
05:45 - Une belle réussite. - On leur a donné leur place.
05:48 - Et alors si on se tourne un peu vers l'avenir, pour terminer,
05:50 mon petit doigt me dit que vous alliez présenter bientôt une grande soirée
05:53 en faveur de la cause animale sur France 2.
05:55 - Oui absolument, c'est avec Christophe Cozarec qui est à la production,
05:59 on va présenter une grande soirée justement pour défendre toutes les...
06:04 Vous savez que j'ai des animaux, je fais partie du collectif,
06:07 je soutiens SPA, Fondation Brigitte Bardot,
06:11 enfin j'ai un côté vraiment ami des bêtes,
06:14 et donc on va faire une soirée au profit justement...
06:17 - Avec des appels à l'adoption. - Des appels à l'adoption,
06:19 et puis parce que avec la crise, avec l'inflation,
06:25 les gens n'ont pas forcément les moyens,
06:31 ce ne sont pas des jouets les animaux,
06:33 ce sont des êtres dotés de sensibilité, des êtres vivants,
06:36 et donc il faut s'en occuper.
06:38 - Et donc ce sera un prime dans les mois à venir.
06:40 - Exactement, on va tourner ça à la fin de l'été,
06:44 ça sera pour la rentrée prochaine en septembre.
06:46 Mais il y a d'autres projets,
06:48 je vais recommencer les tournages des Secrets de l'Histoire,
06:50 et puis la fiction, parce que Bellefond me colle à la peau,
06:54 je vais tourner deux autres épisodes,
06:56 il y en a deux qui doivent être diffusés,
06:58 et puis je vais en tourner deux autres.
07:00 L'un, j'ai tourné avec Bruno Solo,
07:04 donc c'est bien parce qu'on a fait du crossover,
07:07 j'ai tourné dans La Guerre des Trônes,
07:09 et lui a tourné dans Bellefond.
07:11 - Et ça aussi c'est une nouvelle carrière, un nouveau virage dans votre carrière.
07:14 - Exactement, j'ai très envie de poursuivre dans la fiction.
07:17 - Merci Stéphane d'être venu ce matin.
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