00:00 D'abord dire qu'on a pris le temps, comme vous l'avez vu, près de deux heures de rendez-vous pour échanger à la demande du Premier ministre,
00:06 pour échanger avec les responsables agricoles sur, un, le diagnostic composé, j'en dis un mot après, les mesures qu'il fallait prendre,
00:13 et puis deux, trois, le calendrier qu'il fallait avoir dans ce moment particulier d'exaspération qui s'exprime sur le terrain.
00:19 Premier élément sur le diagnostic, au fond, si on devait résumer les choses, il y a deux sujets. Il y a un sujet de confiance,
00:24 et puis deux, il y a un deuxième sujet qui est un sujet de cohérence. Le sujet de confiance, c'est quel est le rapport
00:29 que la société entretient avec les agriculteurs, quel est le rapport que les agriculteurs entretiennent dans la filière agroalimentaire,
00:35 dans les négociations commerciales, je crois que ça a été évoqué par le président de la FNSEA et le président des jeunes agriculteurs,
00:41 c'est aussi la confiance qu'on doit avoir dans les institutions européennes sur le cap qu'on veut avoir. C'est ce que le cap est bien celui,
00:47 dans une transition écologique, de maintenir le cap de la souveraineté. Donc il y a un besoin de réaffirmer une forme de confiance
00:53 qui doivent se traduire ensuite dans les actes. La confiance, c'est aussi la confiance de l'administration. C'est comment on fait en sorte que
01:00 dans nos actes concrets, dans la relation qu'on entretient entre agriculteurs et administrations, il y a de la confiance qui se crée
01:05 avec un sentiment permanent qu'ils ont sur le terrain d'une défiance, d'un contrôle qui n'est pas pour vérifier simplement la bonne adéquation
01:11 des moyens ou les règles, mais un sentiment de défiance qui leur est fait sur un certain nombre de sujets. Puis je pense que
01:16 collectivement, on a un travail à faire pour établir cette confiance et reconnaître aussi, c'est ça que demandent les agriculteurs,
01:21 la capacité qu'ils ont à produire dans des conditions parfois difficiles et le côté exemplaire de bien des mesures qu'ils prennent ou des mesures qu'ils sont
01:27 capables d'assumer. Deuxième sujet, c'est les sujets de cohérence. C'est-à-dire comment on arrive à combiner des besoins réglementaires, mais des besoins
01:34 réglementaires qui ne viennent pas se superposer. On est sur une superposition depuis 5, 10, 15, 20 ou 30 années, qui viennent s'ajouter et qui viennent pas
01:41 se retrancher. D'ailleurs, nos interlocuteurs nous ont dit « S'il doit y avoir simplification, on commence à se poser la question de ce qu'il y a déjà sur la table
01:48 comme complexité pour les retrancher et on vient pas en rajouter ». C'est souvent ce qu'on a vu dans les exercices précédents qu'il y a eu sur ce sujet. Donc la
01:54 question de la cohérence, c'est on veut plus d'élevage, donc il faut qu'on ait une capacité à implanter des bâtiments d'élevage ou à les agrandir dans des
02:01 conditions qui soient des conditions tenables, y compris de délai ou de procédure. C'est un élément qui me paraît très important. C'est cette cohérence-là qu'il faut
02:08 trouver. On a besoin et on veut qu'il y ait plus de haies dans ce pays et en même temps, la réglementation donne plutôt le sentiment et l'envie aux agriculteurs de se
02:15 retirer de ce dispositif-là en disant « ça crée tellement de contraintes et tellement de risques, je préfère ne pas prendre le risque ». On a besoin de cohérence
02:21 quand dans l'alimentation, on dit qu'il faut qu'il y ait des produits de qualité avec des normes qui soient très exigeantes en termes environnementaux ou de
02:27 production et quand ça se retrouve pas dans les prix parce qu'évidemment, à ce moment-là, il y a un sujet qui ne fonctionne pas. On a besoin de cohérence quand l'Union
02:35 européenne dit « je veux asteindre la souveraineté sur un certain nombre de choses » et quand par ailleurs, dans un certain nombre de politiques, je pense à la
02:40 question des jachères, on ne voit pas la cohérence au moment où on a un retrait de la production au niveau européen ou au niveau national. Donc, c'est un sujet qui
Commentaires