00:00 Je m'en sors bien dans l'agriculture.
00:02 C'est vrai qu'au début ce n'était pas du tout facile,
00:05 mais c'est vraiment positif.
00:07 J'arrive à nourrir ma famille,
00:10 à les mettre à l'aise grâce à l'agriculture.
00:13 Nous avions commencé avec l'élévage
00:21 et c'était pour pouvoir écouler nous-mêmes nos produits
00:24 qui nous amenaient à faire la grillade.
00:26 Parce qu'on constate qu'en même temps les poulets sont arrivés,
00:29 c'est pour écouler le problème.
00:31 Il faut se balader pour chercher des clients
00:32 et même quand ils viennent, l'achat n'est pas très simple.
00:35 Nous faisons du poulet à l'ail, avec ou sans.
00:39 Tout dépend du besoin du client.
00:40 Par rapport à son poulet, le goût est vraiment unique et singulier.
00:44 C'est tendre, c'est doux, surtout l'ail.
00:47 Il met bien l'ail, c'est bien dosé, c'est bien cuit.
00:52 C'est tendre dans la bouche, ça fond dans la bouche.
00:54 C'est ça vraiment qui nous retient ici.
00:56 À la ferme ici, les différentes races que nous élevons,
01:00 c'est le local amélioré, les sassos,
01:04 les poulets de chair, les bleus de laine.
01:07 Et c'est à partir de là que nous faisons l'avantage pour la grillade
01:10 au niveau de Shénéria en ville.
01:13 Je fais cinq ans dans un bureau en tant qu'agent de recouvrement.
01:18 Je suis en deuxième année,
01:20 et j'ai fait un boulot en tant qu'agent de recouvrement.
01:23 C'est en 2019 qu'on s'est lancé dans la vie culture.
01:28 D'abord pour la passion,
01:30 et ensuite on a vu qu'on pouvait faire un but lucratif dedans,
01:35 et on a commencé à transformer.
01:37 Au niveau du bureau, en réalité on n'avait pas de vie sociale.
01:40 Le temps était vraiment coincé là-bas.
01:43 Voilà pourquoi on a préféré abandonner le bureau
01:46 pour vraiment se lancer à fond dans la vie culture.
01:49 L'entrepreneuriat est un chemin
01:51 pour vraiment se réaliser.
01:53 D'autant plus que là où je travaillais, c'était pour quelqu'un,
01:56 donc lui aussi l'entreprise.
01:58 Même si ce n'était pas dans le même domaine,
02:00 je me suis dit que moi aussi en me lançant dans l'entrepreneuriat,
02:03 et surtout dans la vie culture, je pourrais aussi me réaliser comme lui.
02:06 Et aussi être un peu libre, plus libre que je l'étais là-bas.
02:12 La pire expérience c'est qu'en 2021,
02:15 on a pris 1500 têtes,
02:17 il y avait 500 chaires et puis 1000 locaux améliorés.
02:22 Et quand ils avaient à peine un mois,
02:25 ça veut dire qu'ils n'étaient pas arrivés à la maturité,
02:27 on ne pouvait pas les consommer.
02:29 Et en même temps, paf, la grippe est rentrée.
02:32 Là on suit les 1500 têtes,
02:34 et on a fait un petit tour,
02:36 et on a vu que les gens étaient plus en forme,
02:38 et paf, la grippe est rentrée.
02:40 Là on suit les 1500, ce qu'on a pu récupérer là-bas,
02:43 c'était autour de 160.
02:45 Le soutien vraiment physique que je reçois,
02:48 c'est le soutien de mon époux.
02:50 Je suis fière de lui parce qu'il se bat.
02:57 Côté entrepreneuriat, il se donne à fond,
03:01 et quand il y va, il y va.
03:03 Quand il revient aussi à la maison,
03:05 il reste le père, il est le meilleur papa,
03:07 il est au soin de ses enfants.
03:09 Ma vision future, c'est de pouvoir aligner au moins
03:13 deux bâtiments de ce genre.
03:16 Il y a l'espace, c'est le moyen qui prend des faux,
03:19 mais on espère que d'ici là,
03:21 on pourra avoir un financement
03:23 de la part des partenaires financiers,
03:25 pour élargir le champ.
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