00:00 Bien sûr c'est trop difficile.
00:01 J'arrive pas à l'expliquer mais c'est pas le choix.
00:04 Moi je vais aller où ?
00:05 Si je reste encore un mois, deux mois dans la rue,
00:08 je vais mourir là.
00:09 J'ai resté ici trois, quatre jours.
00:17 Depuis vendredi, j'ai resté jusqu'à 22h.
00:19 Pleurs, froid, j'arrive pas.
00:22 Moi j'ai 73 ans, je reste dans la rue, j'arrive pas.
00:25 J'ai passé un an et demi dans la voiture
00:26 à cause de celui qui est tombé malade.
00:28 Maintenant je cours à droite et à gauche.
00:30 J'ai atteint l'allô, j'ai atteint la mairie,
00:31 j'ai atteint l'assistance sociale, c'est à reprendre.
00:33 Bien sûr c'est trop difficile.
00:35 J'arrive pas à l'expliquer mais c'est pas le choix.
00:37 Moi je vais aller où ?
00:38 Si je reste encore un mois, deux mois dans la rue,
00:41 je vais mourir là.
00:42 On tire la sonnette d'alarme.
00:49 On dit d'une part,
00:51 il y a de plus en plus de sans-abri dans notre pays.
00:53 D'autre part, il y a de plus en plus de logements vacants.
00:56 On est dans une situation terrible.
00:58 En France, on n'a jamais connu
01:00 une telle situation depuis la Deuxième Guerre mondiale.
01:02 La Fondation Abbé Pierre nous dit qu'il y a
01:09 330 000 personnes privées de logement en France.
01:13 Bon voilà, c'est-à-dire qu'il en manque plus de 120 000.
01:16 Alors vous imaginez bien, avec ces 120 millions d'euros
01:19 et ces 10 000 places nouvelles mobilisées,
01:22 on va continuer à avoir plein de gens dans la rue.
01:24 Là tout de suite, il nous faut des couvertures,
01:26 des sacs de couchage, des lits de camp.
01:28 Et les personnes qui ont de la main,
01:30 elles sont les bienvenues.
01:31 Si on peut, on leur offrira un café ou un thé.
01:33 Les catégories avec les loyers les plus bas,
01:41 les PLAI, il n'y en a pour ainsi dire plus de construits aujourd'hui.
01:46 Or ce sont ceux que 80%
01:50 des demandeurs de logements sociaux demandent.
01:53 Il y a deux phénomènes qui se conjuguent,
01:56 à la fois un manque de logements sociaux
01:58 et un prix des loyers dans le privé qui est beaucoup trop élevé.
02:02 Je dors ici, le matin je vais au travail,
02:11 je reviens, je dors tous les jours ici.
02:13 On paye en fait les loyers,
02:15 presque moins que le passé, je paye 520 euros.
02:18 Pas de toilettes, pas de cuisine, il n'y a rien dedans.
02:21 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
02:24 *musique*
02:27 [SILENCE]
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