00:00 Ce qui peut être considéré comme un logement d'après-décret,
00:02 c'est un local enterré sans qu'il y ait forcément de lumière directe.
00:07 Sous plafond, ça peut faire 1,80 m minimum,
00:09 alors qu'autrefois c'était 2,20 m et ils peuvent faire également 1,60 m de large.
00:14 Quand on met un lit de 90 m, je vous laisse imaginer la place qui reste sur le côté.
00:17 [Musique]
00:37 Nous, on interroge aujourd'hui le ministre M. Vergriet,
00:41 qui se trouve être le plus grand ministre de son gouvernement puisqu'il fait 2,04 m.
00:46 C'est pour ça qu'on a fait une silhouette de sa personne à sa hauteur, en taille réelle, 2,04 m.
00:53 On l'interroge, monsieur le ministre.
00:54 Devant la loi, aujourd'hui, c'est considéré comme un logement.
00:57 Monsieur le ministre, qu'en pensez-vous ?
01:00 Voilà, pour le trait d'humour.
01:01 Et la seule réponse du gouvernement face à la crise,
01:04 au déséquilibre entre l'offre et la demande de logements bon marché,
01:08 c'est d'abaisser les critères définissant ce qu'est un bon logement.
01:12 Plutôt que de construire, de conserver, de développer des logements sociaux,
01:17 un logement bon marché, pas cher au mètre carré, bien situé, qui permet d'accueillir des familles,
01:21 eh bien, on démolit des logements sociaux pour faire plaisir aux promoteurs.
01:25 Et de l'autre côté, on autorise des petits propriétaires à louer leur cave à des particuliers.
01:30 Voilà l'aberration et vraiment le non-sens dans lequel on se trouve aujourd'hui.
01:35 Bon, Béchut, Boussot, Lever, Darmanin et Dupont-Moretti,
01:41 on n'en veut pas de vos caves au solide.
01:45 Ce décret, c'est juste à légaliser ce qui est en train de se faire actuellement, tout simplement.
01:51 Tous ces marchands de sommeil, ils sont motivés par le système, par l'État.
01:57 Donc, ça fait de nous, en fait, des victimes.
02:02 Voilà, donc on devient les proies faciles pour les marchands de sommeil.
02:08 Pour moi, c'est 18 mètres carrés comme ça.
02:12 On est trois dedans et je dors avec mon enfant et mon mari dans le même lit.
02:18 On a trois enfants qui sont levés, nous, au pays pour nous faire venir.
02:23 Mais si on n'a pas de logement, comment les faire venir ?
02:25 568 euros comme ça pour un petit studio.
02:30 Gardez-les pour vous !
02:33 Et on imagine aussi tous ces petits requins, ces petits vautours qui sont prêts,
02:37 qui vont racheter des caves, qui vont racheter des caves avec une loge,
02:41 une petite loge de concierge au premier étage, de tel sort,
02:44 et qui vont louer ce qu'on appelle des souplexes,
02:46 avec comme pièce de vie, comme pièce principale, une cave aménagée.
02:50 Et ce n'est pas un hasard si ce décret a été signé par Mme Borne, Premier ministre,
02:56 par le ministre des Finances, M. Le Maire,
02:58 par le ministre de l'Intérieur, M. Darmanin,
03:00 par le ministre de la Justice, M. Dupond-Moretti,
03:03 par le ministre de la Santé, M. Rousseau,
03:07 qui remet en cause l'un des fondamentaux de la santé dans le logement,
03:11 et également par M. Béchu, qui est ministre de l'écologie et du logement.
03:16 Voilà où nous en sommes aujourd'hui, c'est inadmissible.
03:19 On veut des logements sociaux, massivement.
03:22 On veut l'arrêt des expulsions.
03:23 On veut la réquisition des logements vacants appartenant à des riches propriétaires.
03:27 On veut le respect et l'application de la loi Dallau.
03:31 On veut le respect du droit à l'hébergement jusqu'au relogement,
03:33 comme c'est prévu également dans la loi.
03:36 Les marchands de santé, les profiteurs et les respecteurs !
03:42 Le juge est beau face !
03:44 Les marchands de santé, les profiteurs !
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