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  • il y a 2 ans
Avec Sylvain Maillard, député de Paris et président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale

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##L_INVITE_POLITIQUE-2023-12-14##

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Transcription
00:00 Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin.
00:06 - 8h34, bonjour à toutes et à tous, l'interview politique 8h30/9h, les Français veulent savoir, parlons vrai avec Sylvain Maillard,
00:15 député de Paris et président du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale. Sylvain Maillard, bonjour.
00:20 - Bonjour Jean-Jacques Bourdin.
00:21 - Merci d'être avec nous. D'abord on va couper court à tout débat parce que les journalistes se sont emparés de ce débat.
00:27 Il n'y aura pas d'issolution, Sylvain Maillard. Y aura-t-il d'issolution de l'Assemblée Nationale ?
00:33 - De toute façon, ce n'est pas moi de vous le dire, c'est le prérogatif du président de la République.
00:37 - Vous savez.
00:38 - Non, il n'y aura évidemment pas d'issolution.
00:40 - Donc pas d'issolution. Bien. Projet de loi immigration. Le président de la République, le premier, a envie que ça aille vite. Il en a assez.
00:48 Une crise politique, mini-crise politique, mais crise politique tout de même. Les Français aussi en ont peut-être assez qu'on parle sans cesse de ce projet de loi d'immigration sans que rien n'aboutisse.
01:00 Alors, faisons le point. La CMP, la Commission Mixte Paritaire, se réunira lundi à 17h. 7 députés, 7 sénateurs.
01:13 Le gouvernement cherche un compromis avec LR. Elisabeth Borne recevra une nouvelle fois les parlementaires et dirigeants LR aujourd'hui. Vous leur faites la cour !
01:28 - Nous discutons avec les LR du Sénat et de l'Assemblée Nationale pour trouver un texte pour les Français.
01:34 Les Français, ce qu'ils nous demandent quoi, Jean-Jacques Bourdin ? Ils nous demandent plus de fermeté et de faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation à être en France, s'en aillent.
01:42 C'est le texte que nous avons proposé, mais les oppositions, dans leur irresponsabilité, lundi, ont voté pour des choses totalement différentes.
01:50 On votait contre le fait que nous en discutions. Pas voter pour ou contre le texte, le simple fait qu'on en discute à l'Assemblée Nationale.
01:57 - Bien, Sylvain Maillard. Donc, discussion avec LR, on est bien d'accord. Discussion au sein même de la majorité d'Emmanuel Macron, au sein même du groupe Renaissance.
02:09 C'était hier soir, vous avez réuni les députés du groupe Renaissance et vous avez pris plusieurs décisions.
02:15 On est bien d'accord. Décisions qui vont être portées par les députés sénateurs Renaissance qui sont membres de la CNP, c'est bien cela. Je ne dis pas de bêtises.
02:25 Alors, regardons quelles sont les décisions qui ont été prises hier soir sur les régularisations des travailleurs étrangers dans les métiers en tension.
02:34 Vous reprenez la proposition du Sénat, c'est bien cela ?
02:37 - Écoutez, oui, j'ai réuni, d'abord j'ai réuni mon groupe hier. Normalement, ça n'a pas vocation à être dans la presse, mais je constate que vous savez tout quelques minutes après.
02:46 - Oui, on sait tout, tant mieux d'ailleurs.
02:47 - Nous, ce que nous avons souhaité, ce que j'ai souhaité, c'est d'expliquer et d'avoir un échange très concret avec le groupe Renaissance, avec mon groupe,
02:55 pour que nous puissions prendre une position ferme pour les négociations qui débutent avec LR du Sénat et de l'Assemblée Nationale.
03:03 Tout simplement parce que nous n'avons plus de texte, puisque le texte a été rejeté en lecture à l'Assemblée Nationale.
03:09 Donc, nous partons du texte du Sénat et nous avons nos lignes rouges, les points sur lesquels, pour nous, il est indispensable d'avoir un accord avec les LR sans lesquels nous ne voterons pas un texte final.
03:21 - Alors, Sylvain Maillard, je vais être très clair. Je reviens sur ma question.
03:24 Les régularisations des travailleurs étrangers dans les métiers en tension, vous reprenez la proposition du Sénat.
03:31 C'est-à-dire que le travailleur demandera et le préfet décidera.
03:34 - Nous voulons un principe de régularisation. D'abord, 70% des Français le souhaitent et ils auront.
03:40 On a besoin des étrangers qui travaillent, qui bossent et qu'on les reçoive mieux, qu'on les accepte mieux, qu'on fasse en sorte qu'ils aient des papiers quand ils bossent,
03:51 quand ils travaillent dans les métiers en tension. Dans toutes les entreprises, il n'y a pas une entreprise en France où ce n'est pas le cas,
03:56 il n'y a pas un hôpital en France où ce n'est pas le cas. Nous avons besoin de les accueillir. Pour nous, c'est une ligne rouge.
04:00 - Bien. Donc, pardon, je vous repose la question parce que vous ne me répondez pas.
04:04 - Non, non, si, si. - Vous reprenez le texte du Sénat.
04:07 - Le Sénat a voté une régularisation qui n'est pas la même que celle que nous avions proposée.
04:13 Nous allons discuter avec eux pour trouver une régularisation.
04:17 - Mais vous êtes prêts à adopter le texte Sénat sur ce point ?
04:20 - Nous voulons que la régularisation soit possible pour un étranger sans passer obligatoirement par l'employeur.
04:29 - Mais c'est le préfet qui décidera.
04:31 - Le dispositif que nous proposons, c'est d'abord mettre les droits dans la loi, mais aussi que le préfet puisse à disposition dire,
04:42 ce sont pouvoirs discrétionnaires, dire "j'accepte" ou "je refuse".
04:45 C'est ce que nous avons porté. Non, Jean-Jacques Bourdin, c'est ce que nous avons porté.
04:48 Sauf que le Sénat a demandé que ce ne soit que le préfet qui décide.
04:51 Nous ce que nous voulons c'est qu'il soit écrit les obligations dans la loi pour que ce soit les mêmes partout en France.
04:59 Parce qu'est-ce qui se passe à l'heure actuelle ?
05:01 - Parce que le préfet décidera.
05:02 - Il y a des préfets avec la circulaire valse, régularisent de façon très différenciée en fonction des départements.
05:07 Nous ce que nous voulons c'est qu'il y ait une sorte d'unité.
05:09 - Bien, vous voulez encore interdiction de placer en centre de rétention des mineurs étrangers de moins de 16 ans,
05:15 même lorsqu'ils accompagnent un adulte, on est bien d'accord ?
05:17 - Exactement. Nous pensons que c'est une vraie avancée dans les centres de rétention, c'est comme ça que ça doit se passer.
05:22 Les mineurs ne doivent pas y être.
05:23 - Pas de conditions pour toucher allocation familiale, allocation adulte, handicapé, APL et droit au logement opposable ?
05:29 - Oui, pour nous c'est un point important.
05:31 Imaginez qu'on enlève parce que vous êtes étranger handicapé, vous ne touchez pas d'aide.
05:38 Je pense que n'importe lequel de vos auditeurs s'offusquerait du fait que ce soit dans la loi.
05:43 Et donc nous souhaitons que ce ne soit pas dans la loi.
05:45 - Vous êtes un transigeant sur ce point.
05:46 - C'est un point important pour nous.
05:47 - Oui, oui. Pas de restriction du droit du sol, c'est un point important aussi.
05:51 - C'est un point essentiel.
05:52 - C'est un point essentiel.
05:53 - Nous ne voulons pas du code de la nationalité.
05:55 - Ce sont les lignes rouges.
05:56 Et en ce qui concerne l'AME, retrait du texte.
05:59 - L'AME, d'ailleurs je suis venu vous en parler il y a quelques semaines,
06:04 pour nous l'aide médicale d'État doit être continuelle, doit être réformée.
06:09 On a eu un rapport Stéphanie Nyevin qui nous montre des améliorations possibles
06:14 et pourquoi pas la première ministre d'ailleurs s'est engagée dessus,
06:17 mais c'est un autre texte.
06:18 Dans ce texte-là, il est hors de question de supprimer l'aide médicale d'État
06:22 de raison très simple.
06:23 - Mais ça sera dans un autre texte.
06:24 - C'est un point de vue qu'on soigne en France les gens.
06:26 Et deux, c'est de notre intérêt à chacun d'entre nous
06:28 que ceux qui viennent sur notre sol soient soignés pour des questions tout simplement de santé publique.
06:33 - On voit qu'il y a encore un peu de chemin à faire pour trouver un accord avec LR.
06:36 - Je vous confirme que nous discutons, que les discussions sont parfois difficiles.
06:40 J'ai un appel à la responsabilité de chacun.
06:42 Vous savez, dès la semaine prochaine, il faudra aller devant les électeurs des uns et des autres
06:47 et expliquer pourquoi nous n'avons pas voté l'expulsion par exemple des étrangers délinquants
06:53 qui sont là sur notre sol.
06:55 Moi, juste là-dessus, je voulais juste vous donner quelques exemples quand même.
07:00 Qu'est-ce que nous permet la loi que nous proposions et ce qu'ont empêché les oppositions ?
07:05 Monsieur X, 50 ans, résident en France depuis 10 ans,
07:09 condamné à 8 ans de prison ferme pour viol en Réunion,
07:12 enlèvement, séquestration et violence aggravée,
07:15 la loi à l'heure actuelle nous empêche, empêche Gérald Darmanin de l'expulser.
07:19 C'est ça la réalité.
07:20 Monsieur X, 23 ans, arrivé en France avant l'âge de 13 ans,
07:23 connu des services de police pour trafic de stupéfiants,
07:26 violence sur mineurs et violence aggravée, la loi nous empêche de l'expulser.
07:30 J'en ai encore un autre.
07:32 Monsieur X, 40 ans, arrivé en France avant l'âge de 13 ans,
07:35 condamné à 15 reprises, cumulant 12 ans et 2 mois de prison pour trafic de stupéfiants,
07:40 violence sur conjoints et vol avec violence,
07:44 nous ne pouvons pas l'expulser à cause de la loi.
07:46 Nous voulons changer la loi, on doit trouver un accord avec LR pour changer la loi.
07:50 Bon, alors 6 accords en CMP, vote définitif du texte,
07:54 mardi prochain et on passera à autre chose, c'est bien ça ?
07:57 Mardi prochain, c'est la fin du texte, chacun sera mis face à ses responsabilités.
08:01 Bon, alors s'il n'y a pas d'accord CMP, on retire le texte, il n'y a plus de texte.
08:06 - Bien sûr, c'est très clair.
08:08 - Bon, pas de 49.3 à aucun moment ?
08:11 - Ce n'est pas ma prérogative, c'est la prérogative de la Première Ministre,
08:16 mais le Président a été très clair avec nous, il n'y aura pas de 49.3.
08:20 Et moi je m'en réjouis, je ne souhaite pas un 49.3 sur un texte de ce type.
08:24 - Bruno Le Maire est sorti de son silence sur le texte,
08:29 il s'est exprimé dans le Figaro, que dit-il ?
08:32 Il considère que la majorité doit reconnaître qu'elle a subi une défaite.
08:35 Est-ce que vous reconnaissez cette défaite ?
08:37 - Bien sûr, c'est un échec pour nous, c'est un échec encore pire pour les Français,
08:40 regardez les trois exemples que je vous ai donnés, ils sont sur notre sol, et on ne peut pas les expresser.
08:44 - Bruno Le Maire espère que la droite aura un peu de mensuétude pour trouver un accord.
08:50 Là vous êtes d'accord avec lui, j'imagine, un accord parlementaire doit être trouvé, dit-il.
08:54 Que dit-il encore ? Le seul moyen aujourd'hui pour que la loi passe, c'est de reprendre la version du Sénat.
09:02 - Bruno Le Maire, il est comme l'ensemble des parlementaires, il veut qu'il y ait un texte.
09:07 Notre discussion, parce que c'est un texte parlementaire, c'est aux parlementaires de décider ce qu'il y aura dans ce texte,
09:12 notre discussion est très claire dans les termes dont nous venons de parler, nous avons des lignes rouges,
09:18 vous les avez mentionnées parfaitement, et elles doivent se retrouver dans ce texte.
09:22 - Il dit aussi, quand même, c'est à remarquer, il dit aussi, notre pays manque d'autorité de fermeté, c'est clair, c'est une critique.
09:31 - C'est ce que nous demandent les français, ils ne demandent plus d'autorité.
09:33 - Pas d'autorité, si le pays manque d'autorité de fermeté, c'est bien parce que le président de la République manque d'autorité de fermeté,
09:39 que le gouvernement manque d'autorité de fermeté, c'est ce qu'il dit.
09:42 - Jean-Jacques Bourdin, depuis que nous sommes arrivés, il y a plus de 10 000 policiers supplémentaires,
09:47 c'est nous qui avons mis 10 000 policiers, 200 brigades, mais c'est un...
09:51 - Donc il a tort de dire ça ?
09:53 - Mais il a raison, mais regardez ce que nous faisons, et il a tonnerre.
09:57 Qu'est-ce qu'on a voté ? La loi de programmation du ministère de l'Intérieur ? Plus de policiers, nous aurons plus de policiers.
10:03 À Paris, 2 800 policiers supplémentaires, entre septembre de cette année jusqu'aux Jeux Olympiques, 2 800 policiers supplémentaires.
10:12 Plus de greffiers, plus de magistrats, c'est ça qu'on a voté.
10:15 On double le budget de la justice pour qu'il y ait plus de greffiers, plus de magistrats.
10:19 C'est très clairement, il faut plus d'autorité, et nous voulons porter cette autorité.
10:23 Nous, on n'est pas dans l'incantation, Jean-Jacques Bourdin, on est aux responsabilités.
10:26 - Il est dans l'incantation, lui ?
10:27 - Non, il rappelle le cap dans lequel nous sommes. Nous voulons plus d'autorité, et nous l'incarnons avec plus de monde, plus d'autorité.
10:34 Quand Gabriel Attal fait ses annonces, et les différentes mesures qu'il a portées dans l'éducation nationale,
10:42 c'est plus d'autorité, ça s'incarne, c'est concret, on doit changer les choses.
10:47 - Est-ce que Bruno Le Maire, puis je vais passer à autre chose, se pose en successeur d'Elisabeth Borne, à vous penser ?
10:52 - Mais c'est pas à moi de commenter, moi je suis dans le travail parlementaire.
10:56 - Il pense peut-être à 2027, nous verrons bien.
11:01 J'ai un mot quand même à propos de ce qui se passe à l'Assemblée Nationale.
11:06 Jean-René Cazeneuve, rapporteur général du budget, député Renaissance, a-t-il déclaré à l'encontre de la présidente du groupe écologiste,
11:13 je cite, "tu seras tondu à la libération pour avoir voté avec le Rassemblement National". C'est vrai ou faux ?
11:20 - Moi j'ai évidemment, Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe écologique, qui dit avoir reçu ce témoignage contre elle.
11:31 - Cette insulte ?
11:32 - Cette insulte. Jean-René Cazeneuve, que j'ai eue bien sûr, qui est membre de mon groupe,
11:37 me dit exactement l'inverse et dément les propos qu'elle a tenus. Le bureau de l'Assemblée sera probablement saisi et décidera de la suivre.
11:45 - Et une enquête sera ouverte et chacun sera entendu.
11:48 - Au compte rendu de l'Assemblée Nationale, il n'y a absolument rien.
11:51 - Bien, bien.
11:52 - C'est le compte rendu de la séance. Où il y a nos propos qui sont portés, il n'y a rien.
11:56 - Sylvain Maillard, je voudrais vous parler, vous êtes député de Paris, je vais venir sur les sujets parisiens,
12:03 mais avant de passer au Proche-Orient, je voulais vous parler des Airbnbs, parce que c'est un sujet parisien, mais pas que parisien.
12:10 Pourquoi Airbnb ? Eh bien parce qu'on se demande pourquoi la fiscalité de ces meubles touristiques ne bouge toujours pas.
12:17 Où en est-on ?
12:18 - Elle bouge, Jean-Jacques Bourdin.
12:19 - Elle doit bouger ?
12:20 - Airbnb, je n'ai jamais été contre le principe d'Airbnb à l'origine, c'est-à-dire quand vous partez en vacances,
12:27 vous louez votre appartement, vous louez une chambre de temps en temps. Moi je ne suis pas contre le principe, je trouve ça plutôt bien.
12:35 Par contre des Airbnb qui deviennent des hôtels entiers, des appartements qui sont toute l'année loués sur du meublé touristique de courte durée,
12:44 je suis résolument contre. Je les portais toujours en tant qu'élus parisiens et je continuerai.
12:49 Mais je vais aller plus loin. Nous portons, à l'heure actuelle, j'ai fait inscrire une proposition de loi qui est portée par ma collègue Anaïs Glomer,
12:56 ce qui dit 1) on aligne la fiscalité des logements, de location, sur la même fiscalité entre le logement nu, donc le logement classique,
13:06 - Même fiscalité pour tous les logements.
13:07 - Que pour le logement Airbnb. Parce que peut-être que vos auditeurs ne le savent pas, il y a un avantage fiscal extrêmement important
13:13 pour ceux qui font du logement courte durée type Airbnb. Et donc ça, ça va s'arrêter.
13:18 Même chose pour les DPE dont tous vos auditeurs connaissent.
13:22 - Oui, les DPE, il faut expliquer.
13:23 - Les DPE, c'est le certificat écologique énergétique.
13:27 - Oui, pour l'énergie, dépenses énergétiques.
13:29 - Eh bien écoutez, ils en sont à l'heure actuelle exonérés. C'est-à-dire que le logement court durée est exonéré des normes qu'on impose à un autre logement.
13:37 Eh bien on va changer ça.
13:38 - Il n'y aura plus d'exonération.
13:40 - Exactement. Concrètement, chaque logement, qu'il soit court durée ou longue durée, aura les mêmes normes.
13:46 Et puis, ce qui nous semble important, c'est que ce soit à la main des maires. C'est-à-dire que dans certaines communes, des maires souhaitent qu'il y ait plus d'Airbnb
13:54 parce que c'est beaucoup ce qu'on appelle des lits froids dans des communes très touristiques.
13:59 Peut-être, c'est à Omer qui gérera et qui dira "oui, je veux plus de location court durée ou non".
14:05 Ça, c'est aussi la loi que nous portons. Elle a déjà commencé à être discutée. Je la réinscrirai au mois de janvier pour la terminer.
14:12 - Eh bien, c'est intéressant ce que vous venez de dire, Sylvain Maillard. Vous êtes député de Paris, je le disais.
14:17 Dites-moi ce débat sur les 50 km/h sur le périphérique. Qui aura le dernier mot ?
14:22 Parce que chacun dit "à la mairie de Paris, on dit, Anne Hidalgo dit, c'est nous qui décidons et nous aurons le dernier mot
14:28 et le gouvernement, par l'intermédiaire du ministère des Transports, dit "c'est nous".
14:32 Alors, qui aura le dernier mot ?
14:33 - Il faut un double accord.
14:34 - Il faut un double accord.
14:35 - Il faut un double accord et il n'y a pas de double accord.
14:37 - S'il n'y a pas d'accord, il n'y aura pas de 50 km/h.
14:38 - Exactement.
14:39 - Et il n'y a pas d'accord du gouvernement.
14:42 - Encore une fois, ce n'est pas à moi de porter la voix du gouvernement, moi je porte la voix du groupe majoritaire.
14:49 Mais j'ai entendu les propos de Clément Beaune qui sont très clairs, il n'y a pas d'accord.
14:53 Moi, encore une fois, je suis parisien. 80% des parisiens n'ont plus de voiture.
14:57 Et donc, au fond, le périphérique, pour eux, ce n'est pas un axe vital comme c'est pour les franciliens.
15:04 Mais le périphérique est sous la responsabilité de la maire de Paris.
15:09 Donc, je crois qu'il faut avoir discuté, surtout avec la région, trouver un accord avec la région.
15:14 On va déjà transformer le périphérique avec les Jeux Olympiques, puisqu'une voie va être réservée.
15:18 Regardons comment ça se passe.
15:20 Et puis, en fonction de ça, dans les années qui viennent, peut-être modifier.
15:24 Moi, je ne suis pas un ayatollah du 70 km/h.
15:27 C'est juste que, regardons déjà, les modifications vont être profondes au moment des Jeux Olympiques.
15:32 Après les Jeux Olympiques, puisqu'une des voies va être réservée au covoiturage,
15:36 on va regarder ce qui se passe et puis on analysera aussi.
15:39 Mais moi, je pense aussi aux franciliens.
15:41 Je sais que c'est difficile, la circulation, et que l'axe du périphérique n'est pas un axe forcément pour rentrer dans Paris.
15:50 - Donnez le nom de Serge Gainsbourg à une station de métro. Ça vous choque ?
15:53 - Ben non. Je trouve que c'est plutôt une bonne idée.
15:56 - C'est du wokisme, encore ?
15:58 - Moi, je suis très contre le wokisme. Je ne fais pas partie du tout de...
16:02 Je ne suis pas du tout pénétré par cette philosophie.
16:06 - Contre le wokisme, c'est-à-dire ?
16:08 - Ben, tout simplement, l'essentialisation des gens en fonction de leur couleur, c'est pas du tout mon truc.
16:16 - Bien. Parlons du Proche-Orient.
16:19 En refusant une solution à deux États, est-ce que Benjamin Netanyahou commet une énorme erreur ?
16:27 - D'abord, rappeler l'effroyable attaque qu'a subie Israël, mais qu'on a subie nous aussi,
16:34 puisque bon nombre de nos ressortissants sont décédés, sont peut-être encore actuellement otages.
16:40 J'ai d'abord une pensée pour eux.
16:42 - Toujours pas d'ailleurs de cérémonie d'hommage ?
16:47 - Nous n'avons même pas encore le décompte exact des gens otages.
16:52 Il y aura évidemment une cérémonie, mais nous sommes encore en pleine...
16:56 - Mais je reviens à ma question. Est-ce qu'il commet une erreur en refusant une solution à deux États ?
17:01 - La position de la France a toujours été la même, en disant, depuis 40 ans d'ailleurs,
17:05 il faut une solution à deux États, c'est la solution qui est la meilleure, évidemment.
17:11 Parce qu'il faut cohabiter et habiter en paix.
17:14 Moi, ce que j'ai toujours dit, c'est que quand j'y suis allé plusieurs fois,
17:18 j'ai rencontré l'ensemble des députés, je suis allé aussi à Ramallah,
17:23 voir les autorités, sur le terrain, quand j'ai fait ces différents voyages,
17:28 personne ne veut une solution, en tout cas, personne n'en veut sur les mêmes termes.
17:32 Donc oui, la France, l'honneur du Président de la République,
17:35 c'est d'essayer de construire la possibilité d'abord d'avoir des interlocuteurs fiables
17:39 pour pouvoir construire cette solution à deux États.
17:42 Mais Benjamin Netanyahou, encore une fois, je ne veux pas rentrer dans la politique,
17:45 mais il n'a jamais voulu cette solution-là.
17:48 - Non, jamais ! Est-ce qu'il commet une erreur en la refusant ?
17:50 - Mais je pense que Benjamin Netanyahou ne fera pas partie de la vie politique
17:54 ou de la direction du gouvernement israélien, probablement dans les mois qui viennent.
17:59 Je pense que Benjamin Netanyahou, c'est quelque part le présent,
18:03 parce qu'il y a évidemment une union sacrée en Israël,
18:06 du fait des effroyables attentats du 7 octobre.
18:10 Mais Benjamin Netanyahou ne peut pas faire partie, de mon point de vue,
18:14 de la solution à moyen et à long terme, parce qu'il faudra construire deux États.
18:18 Mais vous savez, je pense que les autorités palestiniennes devront aussi changer.
18:23 Probablement, il faudra de nouveaux interlocuteurs,
18:25 des interlocuteurs qui veulent construire la paix là-bas,
18:28 forcés de constater qu'il n'y aura pas de possibilité de vivre en paix l'un à côté de l'autre,
18:33 s'il n'y a pas deux États.
18:34 - Est-ce que vous constatez, comme l'a fait Joe Biden,
18:37 une érosion du soutien international à Israël ?
18:42 - J'espère pas. En tout cas, moi, je suis aux côtés des Israéliens, non pas...
18:47 - Vous êtes aux côtés du peuple israélien ou du gouvernement israélien ?
18:50 - Non, du peuple israélien. Je crois que je vous ai dit ce que je pensais de Benjamin Netanyahou.
18:54 Bien sûr, du peuple israélien qui a subi une effroyable attaque,
18:58 dont on mesure jour après jour l'atrocité,
19:01 avec des otages toujours retenus dans des conditions effroyables.
19:05 Les otages qui ont été libérés sont en train de livrer des témoignages,
19:09 nous en aurons encore dans les jours qui viennent,
19:11 mais d'une effroyable vérité qui va glacer le sang de ceux qui vont les écouter.
19:18 Et donc c'est ça, le Hamas, c'est ça un mouvement terroriste,
19:21 c'est ça qui veut qu'une seule chose, la destruction des Juifs,
19:25 la destruction d'Israël.
19:26 Nous faisons face à une destruction, une volonté de destruction,
19:30 non pas de cohabitation, de construction de quelque chose,
19:34 de destruction des Juifs, et donc nous nous battons aux côtés des Israéliens.
19:39 - Effroyable aussi, effroyable aussi, effroyable pour la population civile de Gaza,
19:45 les bombardements israéliens, de l'armée israélienne.
19:49 - Et donc c'est pour ça que les Français sont très attentifs,
19:51 nous sommes en pointe d'ailleurs, on ne le dit jamais,
19:54 mais les camions qui rentrent tous les jours à Gaza,
19:57 c'est aussi la diplomatie française qui s'en occupe en grande partie,
20:01 je veux vraiment les saluer, parce que c'est dur, c'est du combat jour après jour.
20:04 - Il y a les camions qui entrent et il y a les bombes qui tombent.
20:08 Sylvain Maillard, il y a des camions qui entrent et des bombes qui tombent.
20:13 Est-ce qu'il faut une trêve humanitaire ?
20:15 Génocide, attendez, je finis, génocide en cours de la population palestinienne,
20:20 c'est pas moi qui le dis, c'est la Fédération internationale des droits de l'homme,
20:23 alors je lui laisse la responsabilité de ses propos,
20:26 mais élimination planifiée, écrit-elle.
20:30 Vous pensez qu'il y a une élimination planifiée actuellement ?
20:34 - La guerre, c'est quelque chose de terrible.
20:38 Il faut que les Israéliens toujours fassent attention
20:42 et une précaution absolue dans le fait, c'est le droit de la guerre,
20:47 d'éviter au maximum tous les dommages collatéraux,
20:51 toutes les attaques contre des civils.
20:54 Mais c'est dur la guerre, oui c'est ça la guerre en fait.
20:56 On réapprend à ce qu'est la guerre,
20:58 et ce que demande la diplomatie française en permanence,
21:01 c'est qu'Israël réponde de façon proportionnée,
21:05 c'est-à-dire n'attaque pas,
21:09 je vous imagine la difficulté dans laquelle sont placés les généraux israéliens,
21:14 mais évidemment de faire toujours avec attention
21:18 les opérations de maintien de l'ordre, d'ailleurs, ou bien de guerre,
21:23 parce qu'il y a aussi des vraies difficultés du côté de Ramallah, des colons.
21:29 - Je note que... - Je note que...
21:31 - Je note que... - Je note que...
21:33 - Enfin des colons étaient emprisonnés,
21:36 et j'y vois là une reprise d'autorité qui je crois était nécessaire.
21:42 - Merci Sylvain Maillard d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio.
21:46 0826-300-300, après les informations,
21:51 vous pourrez réagir sur tout ce que vous avez entendu et sur l'actualité évidemment,
21:54 puisque vous aurez la parole. A tout de suite.
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