00:00 Depuis le début de l'année, 114 féminicides ont été recensés.
00:03 A l'occasion de la semaine de lutte contre les violences faites aux femmes, des bancs
00:06 rouges ont été installés dans 5 parcs marseillais.
00:08 La conseillère municipale déléguée aux droits des femmes, Nathalie Tessier, en explique
00:12 la symbolique.
00:13 Les bancs rouges, comme l'ont expliqué les femmes de Femmes Solidaires, ce sont des bancs
00:17 qui représentent les femmes victimes de féminicides pour qu'on ne les oublie pas, pour qu'elles
00:23 ne disparaissent pas complètement.
00:24 Et c'est aussi un symbole de lutte contre les violences conjugales qui ne devraient
00:28 pas être fatales et qui devraient disparaître.
00:30 Ce n'est pas seulement un symbole, mais c'est l'idée que quand on s'assoit sur ce banc,
00:41 dans ce parc, avec cette plaque, peut-être qu'on va se laisser envahir par la mémoire
00:46 des femmes disparues, des femmes tuées et de toutes celles victimes aussi de violences.
00:50 L'idée c'est de vraiment accorder ce pouvoir-là et dire stop, dire non, par vraiment un acte
00:56 concret.
00:57 Il y a aussi la main comme ça sur le visage, il y a aussi le silence, l'invisibilisation.
01:04 Et on avait aussi envie d'une performance où au silence, répondre la parole.
01:11 Il y a une volonté totale d'interpeller les politiques parce que les politiques communiquent
01:21 beaucoup sur la question.
01:22 Il y a des lois qui pourraient être appliquées mais qui sont très mal appliquées.
01:26 Et puis il faut continuer.
01:28 En Espagne, ils ont une situation bien meilleure parce qu'ils ont eu une législation qui
01:33 est bien plus protectrice des femmes.
01:37 Donc nous, on aurait besoin de ça.
01:39 Quand une femme porte une plainte, qu'elle soit protégée pendant tout le processus,
01:43 c'est quand même la moindre des choses.
01:46 Or, ce n'est pas le cas.
01:47 Elles sont renvoyées chez elles et là, elles peuvent rencontrer l'ex-mari qui passe à
01:53 l'acte.
01:54 C'est ça.
01:55 Merci.
01:56 Merci.
01:57 Merci.
01:58 Merci.
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