00:00124 féminicides au début de l'année 2024,
00:031114 féminicides depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir,
00:07des viols, des tentatives de viols tous les deux minutes trente.
00:10À l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes,
00:14une véritable marée humaine et violette a manifesté ce samedi 23 novembre
00:19entre la gare du Nord et la place de la Bastille.
00:22Le problème des violences faites aux femmes, c'est un problème de santé publique,
00:25c'est un problème qui devrait être pris en charge de manière plus importante par le gouvernement,
00:30et en réalité, ce n'est pas mis en place.
00:32Et la raison pour laquelle ce n'est pas mis en place,
00:33c'est parce que ce n'est pas dans l'agenda politique d'Emmanuel Macron et de ses partenaires,
00:38puisqu'en réalité, on parle de nos droits seulement quand ça vient servir des fins réactionnaires,
00:43des fins islamophobes et des fins racistes, simplement.
00:46Aujourd'hui, on veut montrer que la lutte féministe,
00:49c'est une lutte qui doit être menée par toutes et par tous,
00:51et surtout, c'est une lutte qui est nécessairement à gauche
00:54et qui se veut anti-raciste, anti-coloniale, anti-impérialiste.
01:00La CGT se définit comme un syndicat féministe,
01:03et donc c'est la raison pour laquelle nous sommes dans la rue aujourd'hui,
01:06pour dire que les violences contre les femmes, elles sont toujours aussi importantes.
01:10Par contre, la législation, les moyens ne suivent pas.
01:13Nous sommes extrêmement inquiets par le budget 2025,
01:16dans lequel de nombreuses associations risquent de perdre leurs moyens.
01:20Et puis, nous sommes aussi très en colère parce que les violences sexistes et sexuelles au travail
01:25sont toujours aussi importantes.
01:26C'est 30% des femmes qui sont victimes de harcèlement sexuel au travail.
01:31Pour autant, il n'y a toujours pas de mesures
01:33pour éradiquer ces violences des lieux de travail.
01:37Ça, c'est très grave.
01:43Pourquoi ce panneau ?
01:44Parce qu'en tant que femmes grosses, donc en minorité,
01:47je trouvais important de faire un peu de visibilité,
01:51même si je pense bien sûr à toutes les femmes,
01:53et encore plus aux femmes afghanes en ce moment,
01:55qui ne peuvent même pas s'exprimer.
01:57Et un mot sur la grossophobie, vous le mettez au centre de votre revendication aujourd'hui.
02:01Est-ce que vous la subissez, vous, dans votre vie personnelle ?
02:03Non, j'ai beaucoup de chance, je ne la subis pas.
02:05Mais je l'ai subie, deux, trois fois, on va dire.
02:08Après, on la subit de manière subtile.
02:11Les gens vont penser « Ah, bah t'es grosse, bah t'es malade ».
02:13Bah non, en fait, je suis grosse et je ne suis pas malade,
02:15je suis bien dans ma peau, je fais du sport et ça va.
02:18Donc oui, on la subit, mais c'est de manière mignonne, si on peut dire ça.
02:22Et en fait, au bout d'un moment, on en a marre.
02:26On est là pour dénoncer pas seulement les violences sexistes et sexuelles,
02:30mais pour dénoncer les violences administratives,
02:34la maltraitance administrative et la violence répressive
02:38qui est faite aujourd'hui contre les femmes immigrées,
02:41et y compris contre toutes les femmes étrangères.
02:44C'est ne pas avoir de rendez-vous dans les préfectures
02:47ou avoir des refus pour des dossiers qui demandent une régularisation
02:52ou un renouvellement du titre de séjour.
02:56Est-ce qu'il y aura une bonne participation aujourd'hui ?
02:58Dans toute la France, je l'espère, oui.
03:00Regardez autour de vous, il y a des âges différents, des hommes sont là.
03:05Précisons-le, ce ne sont pas que des femmes qui sont présentes
03:07et qui revendiquent nos droits.
03:09Donc oui, bien sûr que j'ai espoir.
03:11Et puis c'est pas en faisant rien qu'on changera.
03:13Venez !
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