00:00 Ah ! Vous êtes les maillons faibles. Au revoir.
00:03 Bon, je vais vous dire la vérité.
00:05 Il est avec moi.
00:08 Pourquoi t'es venu avec un serveur ?
00:10 Non, il travaille dans le cabinet.
00:11 Regardez.
00:12 J'en ai marre de tous ces connards avec leurs thunes de merde.
00:16 C'est moi qui m'occupe de l'affaire.
00:17 Hein ?
00:18 C'est pas moi personnellement, mais c'est le cabinet.
00:21 Ah, dommage.
00:22 La meilleure maman au cinéma, Isabelle Nanty ou Catherine Deneuve ?
00:27 Il faudrait rajouter ou Nathalie Baye ou Nicole Garcia ou Dominique Valadier.
00:32 C'est vrai que je suis un fils gâté au cinéma.
00:34 Ses premiers moments sont précieux pour le chercheur.
00:36 Sans le savoir...
00:38 Oh, mais elles sont mignonnes les deux.
00:39 ... ils nouent des liens.
00:40 Alors, votre fils a disparu.
00:43 Et vous dites qu'il est chez les...
00:45 - Autopies. - Les Autopies.
00:47 Mon goût du cinéma...
00:48 S'il n'y avait pas les actrices, ça me ferait chier de faire du cinéma.
00:52 Et d'en voir, en fait.
00:53 J'ai toujours trouvé ça plus épatant d'être actrice qu'acteur.
00:55 Mais je répondrai évidemment pas à cette question.
00:57 Car je ne veux pas de polémiques.
00:59 Mais par contre, c'est les deux plus belles blondes du cinéma.
01:02 On a le droit de le dire.
01:03 On parle toujours des yeux bleus polaires d'Isabelle Adjani.
01:06 Mais les plus beaux yeux du cinéma européen, c'est Isabelle Nanty.
01:09 Je suis allé chez le médecin.
01:10 Il m'a diagnostiqué un cancer.
01:12 Je te trouve très courageux, Louis.
01:14 C'est bien ça. Tout va bien.
01:17 - Comment ça ? - Je suis désolé de vous avoir inquiété.
01:19 C'est dommage, c'est grâce à ça que t'as eu une promotion.
01:22 Tes parents s'aiment parce que t'as un cancer.
01:25 Et t'as pécho une meuf parce que t'as un cancer.
01:27 Louis, lâche ou héros ?
01:30 Il n'y a que le cinéma, globalement, pour nous faire croire
01:33 qu'on est quelque chose ou quelque chose d'autre.
01:36 En fait, dans la vie, on fait toujours, tous les jours, l'expérience
01:39 qu'on est tout et son contraire.
01:40 On est toujours ambiguë, on est toujours paradoxaux.
01:42 Et c'est ce qui m'a plu dans le scénario.
01:44 C'est que je retrouvais dans le scénario
01:45 des choses qui existent, que je trouve, que je sens exister dans la vie.
01:50 Je ne sais pas si tu comprends ce mot "malade" en vrai.
01:51 Alors oui, je pense qu'il comprend parce qu'il vient juste de débuter une gémiothérapie.
01:55 N'est-ce pas ?
01:56 Petit à petit, il s'enferme dans ce mensonge
02:01 parce que le mensonge le submerge et qu'en fait, il a tout intérêt à mentir.
02:05 Parce que lui, au fin fond de ce mensonge, il y a sa vérité à lui,
02:08 même intrinsèque, fondamentale, qui naît.
02:12 Il s'affirme et enfin, il naît au monde et il choisit la personne
02:16 qui veut être ce qu'il n'avait jamais choisi jusqu'alors.
02:21 Muriel Robin !
02:23 Ah ouais, ça...
02:25 C'est de l'amour absolu, inconditionnel et définitif.
02:28 Elle a tout déclenché dans ma vie.
02:30 Si il n'y avait pas eu Muriel Robin, je n'aurais pas découvert ce que c'est que le spectacle.
02:32 Je n'aurais pas découvert l'humour.
02:33 Je n'aurais pas découvert le théâtre.
02:35 Je n'aurais pas découvert...
02:36 Vous voyez, en domino, je n'aurais pas découvert la littérature.
02:39 Non, mais tout ça, c'est grâce à Muriel Robin.
02:41 Il y a quelque chose de l'ordre du désir, de sexuel, consciemment ou inconsciemment.
02:45 Donc, ça veut dire que si on est homosexuel, on n'est pas désirable.
02:49 On n'est pas pénétrable.
02:50 Et quand on n'est pas pénétrable dans cette société, et dans le cinéma,
02:54 on ne vaut rien.
02:56 Moi, j'ai deux choses à dire.
02:57 C'est que d'abord, dans ce qu'a dit Muriel, moi, j'entends beaucoup qu'elle parle des femmes.
03:01 Je ne peux pas dire que je suis
03:04 victime d'homophobie au cinéma, pas du tout.
03:06 Mais je suis un garçon et je ne suis pas une fille.
03:09 Comme d'habitude, ce n'est pas la même chose pour une femme que pour un homme.
03:11 C'est plus difficile pour une actrice homosexuelle que pour un acteur homosexuel
03:14 parce qu'elle a parlé du phénomène de désir.
03:18 Regardez, est-ce que vous pouvez me citer une jeune actrice aujourd'hui
03:21 qui débute, qui démarre et qui ne soit pas sexy ?
03:24 Ce n'est pas vrai.
03:25 C'est quand même, on est encore dans cette fantasmagorie là.
03:28 Sur 12 films que j'ai dû faire, j'ai fait un rôle d'homosexuel.
03:31 Oui, le personnage de Louis, il est trimbalé entre Géraldine Nakache
03:35 et Clémence Poésie, qui ne sont pas les plus vilaines des actrices françaises.
03:40 Ah, vous êtes le maillon faible.
03:43 Au revoir.
03:44 You are the weakest link. Goodbye.
03:46 Je sais le dire dans toutes les langues, mais je ne le présenterai pas.
03:49 C'est faux.
03:51 Comme j'adore ce programme et que c'est les 25 ans que je suis un peu fan de ce truc,
03:54 je me suis dit tiens, je pourrais faire deux émissions exceptionnelles du Maillon Faible
03:57 comme ça, pour rigoler, comme c'est à moitié,
03:59 ça réunit deux de mes passions qui sont et le spectacle et le jeu.
04:02 Et en fait, on était en train de discuter du fait de le faire.
04:05 Et un journaliste a fait fuiter ça dans Var Matin ou je ne sais pas quoi,
04:08 sur les réseaux sociaux.
04:10 Tout le monde s'en est emparé.
04:11 Tout le monde a dit, il fait une nouvelle carrière d'animateur de jeu.
04:15 Ce n'était pas du tout le propos.
04:16 Moi, je voulais en faire deux.
04:18 Du coup, je n'ai plus eu envie de le faire.
04:20 Du coup, c'est mort dans l'oeuf à cause d'une fuite sur les réseaux sociaux.
04:23 Les planches, un plateau ciné ou un plateau télé ?
04:26 Non, les planches.
04:27 Les planches, le cinéma, je n'en ai jamais rêvé.
04:30 Il n'y a pas une seconde où on s'ennuie au théâtre
04:32 parce qu'on est toujours en train de progresser.
04:34 On est toujours en train de s'améliorer.
04:35 On est toujours en train de chercher à être meilleur.
04:37 On a affaire à des...
04:38 On a forcément davantage qu'au cinéma affaire à des gens qui
04:41 qui pratiquent un sport collectif.
04:44 Or, au cinéma, on rencontre des gens plus individuels.
04:47 Après, quand on reçoit un bon scénario et quand on joue des bons dialogues,
04:51 là, franchement, c'est vraiment...
04:52 Là, ce n'est pas parce que c'est de la promo, mais c'est vraiment le cas.
04:54 Et là, en plus, avec des bons partenaires,
04:56 c'est un parc d'attraction, un tournage comme ça.
04:59 Diriger ou être dirigé ?
05:01 Je cherche... Vous ne lui dites pas, elle n'est pas là, mais je cherche...
05:04 Géraldine Nakache, elle se fait toute une montagne du théâtre.
05:09 Elle serait extraordinaire,
05:10 parce que pour moi, c'est une des plus grandes actrices qu'on ait en France.
05:13 Et je voudrais absolument lui trouver quelque chose et la mettre en scène au théâtre.
05:16 Mais il faut que je trouve quoi ?
05:18 Et ça, ça me plairait beaucoup, parce que j'ai adoré le faire pour Camille Chamoux,
05:21 par exemple. Mais être dirigé, c'est le bonheur absolu.
05:23 Enfin, ça dépend, en fait.
05:24 Ça peut être tout et son contraire, être dirigé.
05:27 Quand on a affaire à un branc
05:30 ou à quelqu'un qui...
05:33 Ou à une flemmasse, ou à une flemmarde, c'est l'enfer.
05:37 Et puis, quand on est brillamment dirigé, comme là,
05:40 je l'ai été par Alain Françon, par exemple.
05:43 C'est fou comme ça fait progresser.
05:45 Là, le chapeau de paille d'Isalie que je suis en train de jouer en ce moment,
05:48 j'aurais pu ne jamais le jouer, le spectacle.
05:49 Si on m'avait dit on ne fait que le répéter, c'est un cours.
05:52 J'aurais pu faire des répétitions pendant un an et ne jamais jouer,
05:57 parce que c'était un plaisir et une leçon tous les jours.
06:00 !
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