00:00 Non, c'est la conséquence, il a raison, c'est la conséquence du ralentissement de l'économie en Europe, de l'économie mondiale.
00:05 Je rappelle que nous, nous faisons 1% de croissance, là où beaucoup de nos voisins européens sont en récession.
00:10 Mais je veux aussi, je ne veux pas me cacher derrière mon petit doigt, je veux aussi être très clair,
00:14 si nous voulons tenir la feuille de route qui nous a été fixée par le président de la République.
00:18 5% de taux de chômage en 2027, et passer de 7 à 5, ce qui n'est pas arrivé, ce n'est un mabrouk, depuis un demi-siècle.
00:26 Nous n'y arriverons pas à modèle social constant. Je veux que chacun comprenne bien, parce que c'est ça la politique,
00:32 c'est défendre des convictions et le faire avec vérité, que notre modèle social tel qu'il existe aujourd'hui
00:37 ne nous permettra pas d'arriver à 5% de taux de chômage. Il y a au moins trois choses qu'il faut changer.
00:42 La première, c'est la mobilité des salariés, leur permettre de se loger plus facilement dans les endroits où il y a beaucoup d'emplois.
00:48 Ça demande une politique sur le logement très offensive, nous y réfléchissons évidemment avec Christophe Béchut.
00:54 Deux, ça demande d'accélérer encore plus la formation, la qualification, en particulier des seniors qui partent beaucoup trop tôt du marché du travail.
01:02 Je regrette d'ailleurs que dans l'accord qu'ont conclu les partenaires sociaux, la question des seniors soit à nouveau repoussée.
01:09 Et trois, ça demande qu'on réfléchisse aux dispositifs d'indemnisation, d'indemnisation du chômage, de soutien à ceux qui ne travaillent pas,
01:16 pour s'assurer qu'on garde une vraie différence entre les revenus du travail et les revenus de la redistribution.
01:21 [Musique]
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