00:00 Nicolas, comment va l'économie ? Ça y est, on l'a la réponse de l'INSEE.
00:03 +0,1% au troisième trimestre, c'est beaucoup moins bien qu'au deuxième,
00:07 mais le deuxième était un peu exceptionnel grâce aux exportations.
00:10 Donc l'INSEE s'attend à 0,9% cette année, pratiquement comme le gouvernement.
00:13 On devrait démarrer l'année 2024 avec un acquis de croissance de l'ordre de 0,8%.
00:18 C'est plutôt quand même une bonne nouvelle, parce que Dieu sait,
00:21 si les Cassandres s'attendaient à ce qu'on soit en récession et donc ce n'est pas le cas.
00:24 Mais porté semble-t-il par le rebond de la consommation des ménages en pleine inflation, c'est quand même étonnant.
00:29 Oui, mais l'inflation décélère, Christophe, et les hausses de salaire commencent à arriver.
00:32 Donc effectivement, la consommation résiste, les exportations, c'est évidemment, comme attendu, beaucoup moins bon.
00:37 Bonne nouvelle aussi pour l'investissement des entreprises.
00:40 Autant pour les ménages, avec la hausse des taux et le coût de l'emprunt, effectivement, ce n'est pas extra,
00:42 mais les entreprises, là, c'est plutôt une bonne surprise.
00:45 On s'attendait à quelque chose de médiocre, et en fait, c'est +1,5% au troisième trimestre.
00:50 Consommation, investissement font partie quand même des principaux moteurs de l'activité,
00:54 avec évidemment le commerce extérieur.
00:56 Donc une année plutôt tranquille pour 2023. L'enjeu, en fait, c'est 2024.
01:00 C'est 2024. Le gouvernement a prévu 1,4%.
01:03 Le consensus des économistes est à 0,8%.
01:06 Il y a quand même un grand écart.
01:07 Au niveau intérieur, ce qui va compter, c'est est-ce que les ménages libèrent leur épargne dans la consommation ?
01:11 Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
01:12 Et au niveau extérieur, ce qui va compter, c'est le prix du pétrole.
01:15 Pour l'instant, il n'y a pas eu de défaits avec le conflit au Proche-Orient.
01:17 On est dans les 80 000 $ le baril.
01:19 La Banque mondiale, hier, a livré trois scénarios qui nous amènent tous au-delà de 100 $ le baril.
01:24 Le pire scénario, c'est l'Iran qui est gagné par la guerre.
01:27 Et à ce moment-là, on pourrait dépasser les 150 $ le baril.
01:31 - Ça fait le prix des carburants à combien, un baril à 150 ?
01:34 - Ça dépendra du prix de l'euro par rapport au dollar aussi.
01:37 Ça, ça dépend de la parité monétaire.
01:38 On a eu des barils à 140 $ et des carburants pas si chers parce qu'à l'époque, l'euro valait 1,60 $.
01:43 Donc on peut regarder l'effet à la pompe uniquement au regard du taux de change en même temps que le prix du baril.
01:50 Mais si le pétrole repart, l'inflation repart et la Banque mondiale risque de durcir encore les taux.
01:54 - Réaction à l'instant de Bruno Le Maire qui salue une économie française qui se tient.
01:58 - C'est vrai.
01:58 - C'est beau.
02:00 - Au troisième trimestre.
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